Les pyrocumulus humilis et mediocris ont peu d’effets autres que de couper le rayonnement solaire. Ceci peut atténuer le réchauffement local et aider à combattre un feu de forêt mais en créant une zone nuageuse à côté d’une autre ensoleillée, il pourront créer un régime de brise qui augmentera les vents à cet endroit et aura l'effet inverse.
Les pyrocumulus congestus peuvent donner de la pluie et les pyrocumulonimbus peuvent atteindre la tropopause et donner en plus de la pluie, de la grêle noircie par la suie, de la foudre, des rafales descendantes et même parfois des tornades. Cependant, ils vont donner en général beaucoup moins de précipitations que les congestus et cumulonimbus réguliers malgré leur forte extension verticale. En effet, l'étude par données de satellites et radars météorologiques a démontré que les gouttes formées dans ces nuages sont très petites, même jusqu’au sommet. Ceci est dû au fait que le nombre de noyaux de condensation fournis par la fumée est très grand et mène une forte compétition pour la vapeur d'eau disponible. Leur pluie n'est donc souvent pas suffisante pour éteindre le brasier qui l'a formé et dans le cas du pyrocumulonimbus, la foudre qu'il génère, à partir de son enclume, peut en allumer d'autres.
Les pyrocumulonimbus peuvent être également la source d'une injection de particules de fumée dans la stratosphère, créant à petite échelle un effet similaire à l’hiver nucléaire en plus d'affecter la formation de l’ozone stratosphérique.
Finalement, les pyrocumulus associés avec les éruptions volcaniques peuvent produire de la foudre. La cause de ce phénomène est reliée aux mouvements verticaux importants et à la nature électrique des particules de cendre. En effet, ces cendres peuvent être chargées électriquement et leur déplacement vers le sommet du nuage crée une différence de potentiel. C'est une effet similaire au transport des charges par les cristaux de glace dans un cumulonimbus.