Mesures vexatoires
Plus souvent utilisé dans le cadre de sanctions disciplinaires, le but est de faire honte à l'élève afin de le dissuader de recommencer. Les agissements répréhensibles de l'élève sont signalés à ses pairs - le jeune élève est "mis au coin" - ou à ses parents. Le port d'un bonnet d'âne, la "mise au piquet" avec un devoir accroché dans le dos faisaient partie de ces sanctions.
Devoirs supplémentaires
Un devoir supplémentaire est donné sur un thème (bavardages...). Cela peut être des lignes à recopier ou bien des exercices à faire. Il peut être éventuellement signé par les parents.
Retenue (ou colle)
Pratique scolaire utilisée pour sanctionner un élève en dehors des heures de classe, la retenue, ou colle est très souvent associée avec une punition écrite donnée par le professeur. En France, la colle est le plus souvent mise en place au collège et au lycée, quasiment jamais dans les autres types d'établissement. Elle est interdite à l'école primaire où le maître qui retient un enfant en dehors des heures de classe engage sa responsabilité.
La colle est également appelée retenue.
Pendant une heure de colle, un enseignant ou un surveillant donne à l'élève un exercice supplémentaire à faire.
N.B. : Ne pas confondre avec le terme Khôlle (aussi noté colle ou encore khôle), qui désigne une interrogation orale en Classes Préparatoires en France, et qui ne constitue pas une punition.
Châtiment corporel
L'usage des châtiments corporels a longtemps fait partie des punitions scolaires. Dans certains pays, il est admis dans les limites du raisonnable, et même autorisé dans les écoles publiques. Dans d'autres, on considère qu'il s'agit d'une forme de maltraitance.
La Convention internationale des droits de l'enfant de 1990 précise que la discipline scolaire doit respecter la dignité de l'enfant.
Toutes formes de châtiments corporels sont interdits dans 18 pays européens en 2008 en 23 à travers le monde.
Aux États-Unis d'Amérique, le "paddle" ("rame" en anglais) est un mot employé pour désigner un instrument traditionnellement utilisé pour donner la fessée et encore utilisé de nos jours dans ce but dans les écoles de certains états. Il s'agit d'une planche de bois munie d'une poignée, et éventuellement trouée.
Les châtiments corporels et leur nocivité sont de plus en plus dénoncés même par des instances officielles dans de nombreux pays et par le conseil de l'europe , ainsi que leur inefficacité à long terme . Olivier Maurel a écrit un livre relativement connu en France sur ce sujet : "La fessée, questions sur la violence éducative" qui reprend des informations issues de recherches scientifiques.
France
De 2000 à 2008, une punition devait, pour être licite, être prévue dans le règlement intérieur de l'établissement. Depuis le 14 mars 2008, cette disposition a été supprimée (ou déplacée ?) Les châtiments corporels sont interdits, de même que l'exclusion d'un élève sans surveillance ou, à l'école primaire, la privation d'une récréation complète. Les punitions collectives, qui avaient été interdites par le Bulletin Officiel du ministère de l'Education Nationale et du ministère de la Recherche du 11 juillet 2000, ont été rétablies par le B.O. du 28 octobre 2004.
Les sanctions graves, qui peuvent aller de l'avertissement à l'exclusion définitive, sont prononcées par le conseil de discipline.
Maroc et Orient
Officiellement, au Maroc, tout châtiment corporel est interdit, toutefois un certain nombre de professeurs pratiquent une forme de châtiment corporel à l'égard des enfants : la falaka, qui consiste à frapper violemment la paume des pieds de l'enfant à l'aide d'une ceinture très fine ; pratique dans laquelle le "puni" est immobilisé par ses propres camarades de classe. La pratique de la falaka, notamment en milieu scolaire, s'étend aussi dans une partie de l'Orient.