L’Amérique est un continent séparé, à l'ouest, de l'Asie et l'Océanie par le détroit de Béring et l'océan Pacifique; et à l'est, de l'Europe et de l'Afrique par l'océan Atlantique. Elle est délimitée au nord par l'océan Arctique et, au sud, par l'océan Austral.
L'Amérique est formée par les cultures de différents pays qui possèdent des influences et un héritage communs. Elle est parfois qualifiée de « Nouveau Monde », par opposition au « Vieux Continent » (l'Europe). À ce titre, elle constitue un espace de civilisation précolombienne forgé par une histoire millénaire qui, dès sa découverte et exploration en 1492, devint un lieu de rencontre entre nations autochtones et européennes des Temps modernes. La colonisation des Amériques inspira à de nombreux aventuriers les sentiments d'indépendance, de liberté et de prospérité qu'offraient alors les vastes étendues de cette terre neuve en Eldorado, Norembergue et Royaume de Saguenay.
Étymologie
En 1507, le cartographe lorrain Martin Waldseemüller produisit une planisphère représentant la région méridionale de l'Amérique. Il y inscrivit alors le prénom fémininisée « America », en l'honneur du navigateur florentin Amerigo Vespucci. Cet explorateur fut en réalité le premier à émettre la thèse d'un nouveau continent lors de son expédition au sud de la Patagonie en 1502. Cette quatrième partie du monde, qui s'ajoutait au supercontinent de l'Afro-Eurasie, venait alors modifier les assertions de Christophe Colomb qui, en 1492, croyant avoir découvert la route des Indes, rencontra plutôt ceux qui, aujourd'hui, sont désignés par métonymie sous l'appellation « Amérindiens » ou « Indiens d'Amérique ».
Géographie
Avec une superficie de 42 189 120 km, l'Amérique est le plus grand continent après l'Asie. Elle compte 897 460 319 habitants. Néanmoins, depuis la construction du canal de Panama, achevée en 1914, l'Amérique ne constitue plus un continent dans sa stricte acceptation géographique, et se divise ainsi en deux parties nord et sud délimité par ce nouveau détroit. D'où l'emploi au pluriel du nom du continent (les Amériques) pour désigner l'ensemble anciennement unifié, ce qui peut également permettre d'éviter la confusion avec les États-Unis d'Amérique.
En géopolitique, on distingue toutefois sur le continent américain trois sous-ensembles :
l'Amérique du Nord, située dans l'hémisphère nord, à majorité anglophone mais également hispanophone (Mexique) et francophone (Canada français);
l'Amérique du Sud, située dans l'hémisphère sud, à majorité hispanophone mais également lusophone (Brésil), guaranophone (Paraguay), francophone (Guyane française) et anglophone (Guyana); elle est brisée d'une ligne équinoxiale non visible, dit l'équateur;
l'Amérique centrale, située sur l'isthme reliant l'Amérique du Nord à l'Amérique du Sud.
On y trouve également un espace maritime, les Caraïbes, compris comme sous-ensemble de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale ou de l'Amérique du Sud.
Archipel Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud
Île Candlemas (Royaume-Uni)
Île Willis (Royaume-Uni)
Île Annenkov (Royaume-Uni)
Île Vindication (Royaume-Uni)
Costa Rica
Île Cocos (Costa Rica)
Du point de vue de la culture, de l'histoire, de la langue et de la sociologie, on distingue sur le continent américain trois sous-ensembles :
l'Amérique anglo-saxonne, qui correspond à Antigua-et-Barbuda, aux Bahamas, à la Barbade, au Belize, au Canada, à la Dominique, aux États-Unis, à la Grenade, au Guyana, à la Jamaïque, à Saint-Christophe-et-Niévès, à Sainte-Lucie, à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, à Trinité-et-Tobago ainsi qu'aux territoires britanniques d'outre-mer;
l'Amérique française, qui correspond au Québec et à Haïti, aux communautés acadiennes, cadiennes et canadiennes-françaises, ainsi qu'aux territoires de la France d'outre-mer, et;
l'Amérique latine qui comprend :
l'Amérique hispanique, qui correspond à l'Argentine, à la Bolivie, au Chili, à la Colombie, au Costa Rica, à Cuba, à l'Équateur, au Guatemala, au Honduras, au Mexique, au Nicaragua, au Panamá, au Paraguay, au Pérou, à Porto Rico, à la République dominicaine, au Salvador, à l'Uruguay et au Venezuela, ainsi que;
Cité de Teotihuacán, site multiethnique des Zapotèques, des Mixtèques et des Mayas.
On utilise le terme « Amérindien » pour désigner les peuples américains autochtones habitant ces terres avant l'arrivée des explorateurs européens. Cela permet ainsi de les distinguer des habitants de l'Inde, tout en conservant l'usage issu de la méprise de Christophe Colomb, qui pensait avoir atteint la façade orientale de l'Inde au moment où il abordait les Caraïbes, en 1492. On remarquera que les Amérindiens revendiquaient des années 1970 jusqu'à la fin du XXème siècle l'appellation de Natifs Américains, pour effacer l'amalgame avec l'Inde (ainsi que toute la connotation péjorative de "peuple primitif" qui est véhiculé à travers ce terme) tout en soulignant l'antériorité de leur présence sur le continent.
Lieux et sites célèbres
Le pont du détroit Golden Gate.
Le Huayna Picchu et la cité perdue du Machu Picchu.
Débarquement de Christophe Colomb à l'île San Salvador en 1492 et prise de possession au nom des rois catholiques.
Le continent était jadis peuplé d'autochtones probablement venus d'Asie par le détroit de Béring ou d'Europe de l'Ouest connus sous le nom de Clovis lors de la dernière période glaciaire. Ensuite, les Vikings ont mis les pieds en Amérique aux alentours de l'an 1000, au Canada actuel. Mais, la date charnière est 1492 qui marque la fin de l'époque précolombienne, avec l'arrivée de Christophe Colomb et la conquête espagnole.
Étymologie du toponyme
Si, pour nous, la découverte de l’Amérique est le fait de Christophe Colomb, lui-même pensait avoir découvert les Indes orientales, la partie la plus à l’est de l’Ancien Monde. L’un des inventeurs du concept de Nouveau Monde est Amerigo Vespucci à qui l’on doit une lettre Mundus Novus, écrite entre fin 1502 et début 1503 et envoyée à Lorenzo de Médicis pour lequel, l’explorateur italien travaillait.
Détail du planisphère de Waldseemüller avec la mention America.
Cette lettre a été rapidement publiée et largement diffusée. En 1504, le Gymnasium de Saint-Dié-des-Vosges, une société savante, avait publié un opuscule contenant une lettre de Vespucci relative à son troisième voyage au Novus orbis : l'Amérique du Sud. Quelques temps après, en 1507, Martin Waldseemüller, un savant cartographe de ce même Gymnase vosgien, publie un atlas, Universalis cosmographia, qui reprend les connaissances du monde antique, principalement tirée de Ptolémée, mise à jour des dernières découvertes et informations disponibles, il intègre les informations fournies par le géographe danois Claudius Clavus (1388-?) concernant le Groenland, le tracé du cap de Bonne-Espérance s’inspire des rapports des navigateurs portugais et aussi une représentation du Nouveau Monde qu’il nomme America, en hommage à celui qu’il considère comme son découvreur, Amerigo Vespucci.
Or, l’ouvrage de Waldseemüller devient vite l’ouvrage de référence en termes de cartographie. Le nom « America » est très vite repris par tous les cartographes européens. Dès 1513, Waldseemüller tente de rectifier l’inexactitude initiale et, dans Tabula Terre Nove mentionne « cette terre et les îles adjacentes ont été découvertes par Colomb le génois mandaté par le roi de Castille ». Mais il ne suggère pas de nouveau mot pour cette terra incognita et le mot « America », déjà largement diffusé, restera.
Selon une autre théorie, le toponyme viendrait d’un armateur gallois, Richard Amerike (ou Ameryk ; ap Meurig (fils de Meurig) en gallois), l’armateur de Jean Cabot. L’explorateur a débarqué au Labrador le 24 juin 1497. Ameryk fut en effet l'armateur de Jean Cabot (Giovanni Caboto qui venait de Gêne via Venise) et explorait le Canada pour le compte du roi d'Angleterre Henry VII, lui même né au Pays-de Galles (et ayant passé 14 ans en exil en Bretagne). Cabot fut le premier Européen à débarquer sur le continent américain, au Labrador en 1497, 4 ans avant Christophe Colomb qui, bien que découvreur des Antilles en 1492, ne débarqua sur le continent qu'en 1501; avant aussi Amerigo Vespucci et 35 ans avant l'exploration du Saint-Laurent par le Malouin Jacques Cartier.
L'almanach de Bristol fut le premier document a utiliser le terme « Ameryk » en honneur de l'armateur. C'est le cartographe Martin Waldseemuller, en France et très loin de Bristol qui fit, en 1507, la confusion entre Aymeric et Amerigo. Ce dernier qui avait cartographié la côte de l'Amérique du Sud, ne prétendit jamais lui donner son nom, encore moins son prénom. Cabot donna à la terre qu'il découvrit le nom d'Ameryk en l'honneur de son armateur et bienfaiteur.
Évolution du nombre d'États américains
Le nombre d’États américains s’élevait à 11 en 1825, à l'issue des guerres d'indépendance : la république fédérale d'Amérique centrale, la république de Bolivar, l'Empire du Brésil, la république du Chili, les États-Unis d'Amérique, la république de Grande-Colombie, la république d'Haïti, les États-Unis du Mexique, la république du Paraguay, la république du Pérou et les Provinces-Unies du Rio de la Plata.
Ce nombre connut ensuite quelques fluctuations avant de se stabiliser à 19 en 1865. Après l’accession à l’indépendance de Cuba (1902) et du Panama (1903), il était passé à 21 en 1914 (compte non tenu des dominions britanniques du Canada et de Terre-Neuve) : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa-Rica, Cuba, Équateur, États-Unis, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Salvador, Uruguay, Venezuela.
En 1931, le statut de Westminster reconnut l'indépendance des dominions, mais Terre-Neuve renonça à ce statut dès 1934, avant de se joindre à la confédération canadienne en 1949. Le nombre d'États américains s'établit alors à 22, avant de passer à 24 en 1962, à 29 en 1975 et à 35 en 1983.
Organisations politiques et économiques de l'Amérique
Siège de l'Organisation des États américains, à Washington D.C.
Carte politique de l'Amérique, selon une projection équivalente.