La propagation du son dans l'atmosphère est étudiée depuis longtemps mais ce n'est que depuis la Seconde Guerre mondiale que des recherches plus poussées ont été entreprises pour développer des applications pratiques. Les chercheurs de l'armée américaine utilisèrent ainsi le son pour repérer les inversions de températures qui affectaient la propagation des communications par micro-ondes. Durant les années 1950, les Soviétiques et Australiens démontrèrent qu'il était possible d'obtenir des échos de rétrodiffusion jusqu'à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol. Durant les années 1970, les chercheurs du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont construit les premiers appareils permettant de mesurer la vitesse et la direction des vents grâce à l'effet Doppler-Fizeau des ondes acoustiques.
À partir de ce moment, plusieurs organisations et compagnies ont mis sur le marché des sodars de plus en plus sophistiqués. En 1975, les chercheurs de l'université du Nevada à Reno ont été les premiers à incorporer un traitement numérique des données grâce à un micro-ordinateur. Durant les années 1980, la compagnie française Remtech a été la première à utiliser une antenne réseau à commande de phase, au lieu d'une antenne parabolique, et l'une des premières à utiliser des taux de répétitions multiples des impulsions.
Les sodars les plus récents incorporent toutes les technologies les plus récentes afin d'éliminer le plus possible les bruits ambiants, mieux focaliser les sons et étendre la portée utile.