L'impact à l'origine du cratère Zunil s'est produit il y a quelques millions d'années tout au plus, de sorte que ce cratère est encore dans un état assez natif. Il s'agit probablement d'un impact à faible vitesse relative, comme une comète. Le cratère s'est formé dans une structure basaltique datée de 165 à 177 millions d'années. La structure rayonnée visible dans l'infrarouge s'étend jusqu'à 1 600 km autour de l'impact, générée, d'après les simulations, par une dizaine de millions de débris de plus de 10 cm de diamètre représentant environ 30 km d'éjectas ; ce serait ainsi une myriade de cratères secondaires, de taille souvent minuscule et n'excédant pas quelques centaines de mètres, qui aurait grêlé les environs de Zunil, jusqu'à peut-être 3 500 km de distance. Actuellement, la plupart de ces cratères secondaires identifiés se trouvent au-delà de 80 km de Zunil, et environ 75 à 80 % des cratères d'Athabasca Vallis seraient des cratères secondaires de Zunil : une telle proportion de cratères secondaires est susceptible de conduire à une révision des méthodes de datation fondées sur le taux de cratérisation des surfaces martiennes récentes, s'il est effectivement avéré que des impacts tels que celui à l'origine de Zunil sont à même de couvrir d'aussi vastes surfaces martiennes avec autant de cratères secondaires.