Le fleuve vers la mer
Un retour pour un début.
A la source j'attends.
Entendre l'écho
L'écho de ce bruit ancien
Bruit toujours nouveau.
Chut, faire un silence...
De ce bruit vient la musique.
Eclosion dans l'air.
Descendant toute nue l'escalier de scène
Avec tous ses boys et toutes ses plumes
La Diva qui envoie mille baisers à la foule
Opiniâtrement le touriste qui apprivoise
Ces jambes et ses seins bien formés
Avec l'angoisse de ne savoir lui plaire
Ostensiblement seul, le touriste comblé
Avec juste une histoire de champagne
Mais madame qui l'attends à la maison
Victor
Ostensiblement seul,
Le prix est pour voir
Voir dans les bulles de champagne
Le rêve de l'amour.
Galet plat, jeté habilement, ricoche dans l'eau
Puis il rebondit encore, plusieurs fois de suite
Arrivé en bout, il coule sans rémission aucune
Victor
Galet plat, jeté habilement,
il coule
Il faut l'un et l'autre.
Parfois l'un abuse de l'autre.
Du fond, on remonte.
Une vision qui se veut profonde et obscure
N'a rien à faire de ces ouvriers dans la Mine
Un épiphénomène d'une pensée ténébreuse
Une jolie fleur, donnée dans un printemps fleuri
Une gerbe abondante, offerte un été prospère
Et tous les fruits mûrs aux temps d'automne
Chaleur de ta peau
Ton regard dans mon regard.
Tu restes un mystère.
Mystère telle est le nom de l'énigme
De la Babylone moderne contemporaine
Avec toutes ses séductions incroyables
Victor
la Babylone moderne
Cyrus et Darius
Des vainqueurs de Babylone.
Quels nouveaux vainqueurs...
A chacun son corps
Mais chacun qui croise chacun
D'un coup, il y a foule.
Lumière de la lampe,
Lumière tressaillante et faible.
Une pénombre douce.
Papillons de nuit, tournent autours de la lumière
Papillons du jour qui butinent les fleurs colorée
La lumière permet d'apprécier diverses couleurs
Arrivant sur Terre
Depuis l'échange amoureux,
Arbres, rivières, sont là.
Cette pendule qui compte
Qui compte l'allongement des os.
Un temps pour le corps.
Après cet Eté
L'Automne s'installe doucement.
Neige, arrive-t-Elle...
Un calme paysage
Aux échos de cris en paix.
Mais combien de morts...
Nos mains enlacées
Moites de notre jeunesse,
T'en souviens- tu, dit.
Danse avec la mort
Une Grande zig endiablée.
Chouette, le coq chanta.
Dites donc...Monsieur Passant... Vous êtes macabre!
Et vous broyez un noir d'une encre très sombre
Regardez-vous encore vivre les jeunes enfants?
Victor
Vous êtes macabre!
Me concernant non, je ne suis pas macabre.
L'Haïku précédent est une fusion imaginaire d'un poème de Lalla Romano et de la danse macabre de Saint-Saëns, laquelle danse a été commentée et jouée dernièrement sur la 2 je crois.
Un ventre de femme,
Un ventre pour donner la vie,
Une vie qu'il faut vivre.
Sur les routes venteuses,
Habillé de la misère.
Où va se marcheur...
Le froid et l'amour.
Dans le givre et puis la neige,
J'attends ton retour.
Le silence vivant
En concert avec le bruit
Pour une musique.
Haïkus de Brémonde.
De la terre aride
Efforts après des efforts
Les doux fruits paraissent.
Sur une branche d'arbre
Accroché comme un lampion
Un essaim d'abeilles.
Un plongeon dans l'eau,
L'eau autour du corps se ferme.
Mais, où est le trou...
Haïkus et Univers.
Uni-vers, qui, pour...
Peut-être que, chacun pour soi.
Somme toute. Univers.
Un photon pleurniche,
Sa mère Lumière le console.
Mais non, tu es juste.
Quatre triolets
C’est bien effroyablement trop beau et tellement titanesque
Disait l’adjudant chef, parlant devant les nouvelle recrues,
Évoquant ainsi cet amour sans bornes qu’il portait à sa mère
Songea-t-il un jour d'orage très noir et très sombre
Que si la lumière luit partout et brille tous les jours
Certain orages paraissent aussi sombre que l'enfer
Ces jours heureux, j'avais encore un cœur très amoureux
Je vis son absence comme ce vide de libertés non habitées
Longtemps j'ai marché simplement sur cette corde raide
La lumière éteinte revenait alors avec tous mes doutes du jour
Je songeais alors à toutes celles que j'avais entrevues un instant
Et qui d'un sourire malin, m'avait allumé d'un gros désir animal
Eureka mais mort.
Quarante ans, cela fait tôt.
Un reste. Des histoires.
Cette fille, qui posait à moitié nue et qui souriait, là sur la photo
Pensait-elle à ce soir, à son plaisir futur ou encore à son amant ?
Elle a ce sourire, béat et malin, que possèdent toutes les enjôleuses
NB pour la photo... à voir sur mon blog
Bing Bang, un duo.
Yin Yang un autre duo.
Duo qui unit.
Cric-crak aussi duo
Pour qu'il ait la sexualité
Il faut nécessairement deux
Regard innoncent.
Pourquoi les nuages avancent...
Il fait clair, puis sombre...
Cercles de mégalithes.
Un jour très long puis très court.
Situer le soleil.
Deux triolets
Le soleil s'avance dans un ciel bleu très clair
Alors quelques nuages, le ciel qui se couvre
Mais après la pluie, alors le soleil qui revient
A Paris en France il pleut doucement sur les trottoirs
Des manifestants trop sages défilent en rangs serrés
Pour des choses qui préoccupent leurs temps de vie
Les eaux du Nil montent.
Sirius la brillante se lève.
Oui, un rendez-vous.
Une Terre plate ? Mais non ?
Non que dira Pythagore.
La Terre est sphérique.
La Chine et l'Orient,
La Chine et puis l'Occident.
Des yeux vers le ciel.
Le Soleil se cache
Il se cache derrière la Lune.
Moment de stupeur.
Tient, la Terre qui tourne.
N'est-ce pas le Soleil qui tourne...
Une décision à prendre.
Un après le cercle.
Une nouvelle ère elliptique.
Planètes en orbites.
Regarder plus loin,
Une lunette au bout de l'oeil.
Oh ! D'autres étoiles.
De la tour de Pise
Deux boules ensemble sont jetées.
Laquelle est première...
Une pomme tombe à terre.
Tient ! Donc tout devrait tomber.
Mais la Lune alors...
Un kilogramme de plume bien tassée
Est légèrement moins lourd
Qu'un kg de plomb... Merci Archimède