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Posté par Adrien le Mercredi 16/08/2017 à 00:00
Une nouvelle étude pourrait mener à la mise au point d'antidépresseurs à action plus rapide
Pour ceux qui souffrent de dépression, une journée sans traitement peut sembler une éternité. Une nouvelle étude permet maintenant de comprendre pourquoi il faut parfois six semaines avant que les antidépresseurs les plus prescrits exercent leurs effets. Cette découverte pourrait un jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil...) mener à la mise au point (Graphie) de médicaments plus efficaces et qui agissent plus rapidement.

La dépression serait liée, notamment, à un déficit d'un neurotransmetteur (Les neurotransmetteurs, ou neuromédiateurs, sont des composés chimiques libérées par les neurones (et parfois par les cellules gliales)...) appelé « sérotonine ». Les antidépresseurs les plus utilisés, dont le Prozac et le Zoloft, appartiennent à la classe des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), qui bloquent l'absorption ( En optique, l'absorption se réfère au processus par lequel l'énergie d'un photon est prise par une autre entité, par exemple, un atome...) de sérotonine, entraînant ainsi une hausse des concentrations actives de cette dernière dans le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du...).

Si les ISRS sont utilisés depuis des décennies dans le traitement de la dépression, leur mode d'action n'a pas encore été parfaitement élucidé. On ignore également pourquoi les effets de ces médicaments sur le comportement n'apparaissent qu'au bout de quelques semaines ou mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) en dépit de leur effet pharmacologique immédiat.

Afin de mieux comprendre les ISRS et leurs effets sur le cerveau, les scientifiques oeuvrant au laboratoire de Paul Greengard à l'Université Rockefeller, à New York, ont travaillé en collaboration avec Adrien Peyrache, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont diversifiés et...) à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for...) et hôpital neurologiques de Montréal de l'Université McGill. Il y a quelques années, les membres de l'équipe de Paul Greengard avaient déterminé qu'une protéine appelée « p11 » joue (La joue est la partie du visage qui recouvre la cavité buccale, fermée par les mâchoires. On appelle aussi joue le muscle qui sert principalement à ouvrir et fermer...) un rôle clé dans les comportements de type dépressif. Cette protéine est fortement exprimée dans un sous-groupe de neurones de l'hippocampe, les cellules à cholécystokinine (CCK). Ces petits neurones jouent un rôle déterminant dans l'équilibre excitation-inhibition du réseau et comptent beaucoup plus de récepteurs de la sérotonine que les autres neurones de l'hippocampe. Fort de cette observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens...), Lucian Medrihan, auteur principal de l'étude, a conclu que l'étude des cellules à CCK pourrait aider les chercheurs à mieux comprendre le mode d'action des ISRS.

Les chercheurs ont ainsi découvert que la sérotonine inhibe normalement les cellules à CCK, contribuant ainsi à l'équilibre de l'activité dans l'hippocampe. L'inhibition artificielle des cellules à CCK se traduit par les mêmes effets antidépressifs que ceux des ISRS, ce qui donne à penser que celles-ci pourraient constituer une cible prometteuse pour la mise au point d'antidépresseurs à action rapide.

Les auteurs ont en outre démontré que les effets exercés par les ISRS sont extrêmement différents selon que le traitement est de courte ou de longue durée. En effet, la sérotonine active différents récepteurs selon la durée du traitement, et le traitement prolongé entraîne une réorganisation de l'activité neuronale, contrairement au traitement de courte durée.

Ces constatations pourraient expliquer pourquoi les effets psychologiques des ISRS tardent à se manifester, contrairement à certains effets physiologiques.

La dépression représente un lourd fardeau dans le monde (Le mot monde peut désigner :). En 2012, 4,7 pour cent des répondants à l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes ont affirmé souffrir de symptômes de dépression majeure. En outre, une étude réalisée en 2014 a révélé que le trouble dépressif majeur touche sept pour cent de la population mondiale (La population mondiale désigne le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. Elle est estimée à 6,793 milliards au 1er janvier 2010, alors qu'elle était estimée à 6,1...) et 16 pour cent de la population des États-Unis.

En ouvrant un jour la voie à la mise au point de traitements plus efficaces à action rapide, une meilleure compréhension du mode d'action des ISRS pourrait améliorer la vie (La vie est le nom donné :) de millions de personnes.

« Nous avons découvert un aspect important du mode d'action des antidépresseurs, mais il reste encore beaucoup à faire », souligne Adrien Peyrache. « En comprenant mieux certains des processus au coeur du mode d'action de ces médicaments, nous espérons ouvrir la voie à de nouveaux traitements qui cibleront davantage la zone du cerveau et le type de cellules incriminés plutôt que d'agir de façon globale sur tous les neurones. En outre, les effets indésirables associés aux médicaments plus ciblés sont souvent moins nombreux et moins graves. »

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la version imprimée du numéro du 2 août 2017 de la revue Neuron. Ces travaux de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique...) ont été financés par des subventions de la United States (Le United States est un paquebot construit en 1952 ; il est le plus grand jamais construit aux États-Unis, et toujours le plus rapide à ce jour.) Army Medical Research Acquisition (En général l'acquisition est l'action qui consiste à obtenir une information ou à acquérir un bien.) Activity.

L'Institut et hôpital neurologiques de Montréal

L'Institut et hôpital neurologiques de Montréal - le Neuro - est un établissement de calibre mondial voué à la recherche sur le cerveau et aux soins neurologiques de pointe. Depuis sa création, en 1934, par le célèbre neurochirurgien Wilder Penfield, le Neuro est devenu le plus grand établissement de recherche et de soins cliniques spécialisé en neurosciences (Les neurosciences correspondent à l'ensemble de toutes les disciplines biologiques et médicales qui étudient tous les aspects, tant normaux...) au Canada, et l'un des plus importants sur la scène internationale. L'intégration harmonieuse de la recherche, des soins aux patients et de la formation par les plus grands spécialistes du monde contribue à positionner le Neuro comme un centre d'excellence unique pour l'avancement des connaissances sur les troubles du système nerveux et leur traitement. En 2016, le Neuro est devenu le premier institut au monde à adopter sans réserve le concept de la science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large. L'ensemble de...) ouverte en créant l'Institut de science ouverte Tanenbaum. Institut de recherche et d'enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances d'un élève par le...) de l'Université McGill, l'Institut neurologique de Montréal s'inscrit dans la mission en neurosciences du Centre universitaire de santé McGill. Pour tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) renseignement sur le Neuro, visitez le http://www.mcgill.ca/neuro/fr.

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Source: Université McGill