Les 12000 dernières années révèlent une histoire climatique plus complexe que prévu

Publié par Adrien le 26/11/2022 à 09:00
Source: CNRS INSU
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Une équipe internationale de scientifiques révèle la complexité de l'évolution des températures au cours des 12 000 dernières années.


Iceberg de l'ouest du Groenland provenant du glacier Jakobshavn Isbræ.
© Vincent Jomelli

Comprendre l'histoire du climat de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...) sur une si longue période nous donne une occasion inestimable de tester les modèles climatiques sur des échelles de temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) longues afin de réduire les incertitudes des prévisions climatiques. Les changements de la température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et...) moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de...) à la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a...) de la Terre pendant l'époque interglaciaire actuelle, l'Holocène (L'Holocène est la dernière époque géologique s'étendant sur les...) (environ les 12 000 dernières années), ont fait l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans...) de débats au cours des dernières décennies.

Les reconstructions des températures passées semblent indiquer que la température moyenne mondiale a atteint un maximum il y a environ 6 000 ans et a ensuite baissé jusqu'au début de la crise climatique actuelle. En revanche, les simulations des modèles climatiques suggèrent un réchauffement continu depuis le début de l'Holocène. En 2014, les scientifiques ont nommé ce décalage majeur entre les modèles et les observations climatiques passées "l'énigme de la température de l'Holocène".

Dans cette nouvelle étude, les scientifiques ont utilisé la plus grande base de données disponible de reconstructions, couvrant sur les 12 000 dernières années les températures passées, afin d'étudier le schéma géographique des changements de températures au cours de l'Holocène. Ils ont découvert que, contrairement à ce que l'on pensait, il n'y a pas eu de période chaude synchrone au niveau mondial pendant l'Holocène. Au contraire, les températures les plus chaudes sont observées à différents moments, non seulement dans différentes régions, mais aussi entre l'océan (Un océan est souvent défini, en géographie, comme une vaste étendue d'eau...) et les surfaces continentales. Cela remet en question la pertinence de la comparaison entre la reconstruction des moyennes mondiales et la simulation des modèles au coeur de la dite "énigme de la température de l'Holocène".

Ces nouveaux travaux constituent donc une base importante pour les modèles climatiques, car la capacité de ces derniers à reproduire les variations climatiques au cours de l'Holocène dans l'espace et dans le temps augmentera la confiance dans leurs projections régionales du changement climatique futur.

Pour en savoir plus:
Cartapanis, O., Jonkers, L., Moffa-Sanchez, P. et al.
Complex spatio-temporal structure of the Holocene Thermal Maximum.
Nat Commun 13, 5662 (2022).
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