Les algues pourraient devenir une nouvelle source d'énergie verte
Publié par Redbran le 30/11/2015 à 12:00
Source et illustration: Université Concordia
Des chercheurs de l'Université Concordia mettent au point une technologie pour capter l'énergie électrique des plantes

À l'heure où les dirigeants du monde se réunissent en France pour la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015, le réchauffement de la planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de l'Univers et possédant une masse suffisante pour que sa...) et les moyens à prendre pour le contrer constituent un sujet brûlant.

Selon les experts, il nous faut parvenir à la neutralité carbone (Le principe de "neutralité carbone" a été proposé dans les années 2000 par diverses personnalités et instances comme une des réponses possibles aux dérives observées depuis en matière de gaspillage...) au plus tard d'ici la fin du siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33 ans 4 mois (d'où peut être l'âge...) pour limiter les changements climatiques. En vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) d'atteindre cet objectif, nous devons réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. Mais par quelle source d'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.) les remplacer ? Les chercheurs de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux...) Concordia, à Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales....), pourraient bien détenir la réponse: les algues.

Dans une étude parue dans la revue Technology, une équipe dirigée par Muthukumaran Packirisamy, professeur au Département de génie mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de transmission, pistons, ...), bref, de tout ce qui produit ou transmet un...) et industriel de l'Université Concordia, décrit son invention: une cellule qui capte l'énergie électrique (Un apport d'énergie électrique à un système électrotechnique est nécessaire pour qu'il effectue un travail : déplacer une charge, fournir de la lumière, calculer. Ce travail est proportionnel à la quantité d'électricité.) générée par la photosynthèse (La photosynthèse (grec φῶς phōs, lumière et σύνθεσις sýnthesis, composition) est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et...) et la respiration (Dans le langage courant, la respiration désigne à la fois les échanges gazeux (rejet de dioxyde de carbone, CO2, appelé parfois de façon impropre...) des algues bleu (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm....)?vert (Le vert est une couleur complémentaire correspondant à la lumière qui a une longueur d'onde comprise entre 490 et 570 nm. L'œil humain possède un récepteur, appelé...).

Pourquoi les plantes ? Parce qu'elles contiennent déjà de l'énergie.

"La photosynthèse et la respiration, qui se déroulent dans les cellules végétales, engendrent toutes deux des chaînes respiratoires. En piégeant les électrons libérés pendant la photosynthèse et la respiration par les algues bleu?vert, nous pouvons capter l'énergie électrique naturellement produite par ces organismes", explique le professeur Packirisamy, qui est subventioné partiellement par le Conseil des recherches en sciences naturelles et génie du Canada (CRSNG).

Pourquoi les algues bleu?vert ? Parce qu'elles sont omniprésentes.

Également connues sous le nom de cyanobactéries, les algues bleu?vert sont les microorganismes les plus florissants de la planète, sur le plan de l'évolution. Elles occupent un large éventail d'habitats sous toutes les latitudes. Elles sont présentes depuis toujours: la faune et la flore (La flore est l'ensemble des espèces végétales présentes dans un espace géographique ou un écosystème déterminé (par opposition à la faune). Le terme...) primitives de la planète ont vu le jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par...) grâce aux cyanobactéries, productrices de l'oxygène (L’oxygène est un élément chimique de la famille des chalcogènes, de symbole O et de numéro atomique 8.) qui a permis l'émergence de formes de vies plus évoluées.

"En tirant parti d'un processus continu à l'échelle de la planète, nous avons mis au point (Graphie) une technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) nouvelle et évolutive qui pourrait permettre de générer de l'énergie sans carbone (Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole C, de numéro atomique 6 et de masse atomique 12,0107.) à moindre coût", explique le professeur Packirisamy.

Il souligne toutefois que cette technologie n'en est qu'à ses prémisses: "Nous avons encore beaucoup à faire pour perfectionner notre cellule en vue de sa commercialisation."

Pour l'instant (L'instant désigne le plus petit élément constitutif du temps. L'instant n'est pas intervalle de temps. Il ne peut donc être considéré comme une durée.), cette cellule phosynthétique se résume à une anode (L'anode est l'électrode où a lieu une réaction électrochimique d'oxydation (menant à la production d'électrons) par opposition à la cathode où se produit une réaction électrochimique de réduction (menant à la...), une cathode (La cathode est une électrode siège d'une réduction, que l'on qualifie alors de réduction cathodique. Elle correspond à la borne positive (+) dans une pile électrique qui débite et à la borne...) et une membrane échangeuse de protons.

Les cyanobactéries sont placées dans la chambre anodique, puis, dans le cadre de la photosynthèse, libèrent des électrons à la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, et est souvent...) de l'électrode. Le dispositif est soumis à une charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un...) externe dans le but d'extraire les électrons et de capter l'énergie.

Le professeur Packirisamy continue de mener à bien son projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et...) et de l'étoffer avec son équipe. Il espère que des microcellules photosynthétiques pourront bientôt être exploitées à diverses fins. Un jour, elles alimenteront peut-être le monde (Le mot monde peut désigner :).
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