Gaz à effet de serre: retour à l'avant-Covid

Publié par Adrien le 08/03/2021 à 09:00
Source: ASP
Le confinement presque mondial avait provoqué, au printemps 2020, une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre. Plusieurs se doutaient que ça ne durerait pas indéfiniment, et il s'avère que c'est déjà fini: les émissions de décembre 2020 ont légèrement dépassé celles de décembre 2019.


Selon les dernières données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) publiées le 2 mars par l'Agence internationale de l'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la...), le "rebond" était en fait déjà visible cet automne (L'automne est l'une des quatre saisons des zones tempérées. Elle se place entre l'été et...): l'écart par rapport aux données de l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié...) précédente, qui avait atteint un sommet de 14,5% en avril, était retombé à 4% en août, et s'amenuisait depuis.

Autrement dit, les émissions de gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et...) à effet de serre (L'effet de serre est un processus naturel qui, pour une absorption donnée d'énergie...) mondiales étaient, en avril 2020, 14,5% inférieures à ce qu'elles avaient été en avril 2019. Elles étaient inférieures d'environ 6% au cours de l'été, puis de 4% en août, et de seulement 2% en novembre. En décembre 2020, elles ont finalement dépassé décembre 2019 de 2%.

Le bilan général de 2020 affichera néanmoins une baisse des GES, comme cela avait été prévu le printemps (Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps, cette saison marquant autrefois le...) dernier. Selon le Global Carbon Project, cette baisse sera de 4,9% (un chiffre (Un chiffre est un symbole utilisé pour représenter les nombres.) qui pourrait encore être révisé). Les regards se portent à présent sur 2021, avec plusieurs pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue...) dont l'économie roule encore au ralenti.

On doit une partie du rattrapage de l'été dernier à la Chine: c'est la seule grande puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) chez qui les émissions de GES de 2020 ont augmenté -plus précisément, de 0,8% par rapport à 2020, ou 75 millions de tonnes de dioxyde de carbone (Le dioxyde de carbone, communément appelé gaz carbonique ou anhydride carbonique, est un...). Mais les autres grandes puissances ne sont pas en reste: certaines, comme le Brésil, ont affiché pendant les derniers mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps...) de l'année des niveaux d'émissions supérieurs aux mêmes mois de 2019.

Tous ces chiffres rappellent combien la marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un...) est haute pour surmonter la crise climatique: selon une recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) sur les émissions de CO2 "dans l'ère post-COVID" parue le 3 mars, il faudrait l'équivalent de la baisse réalisée grâce au confinement, tous les deux ans pendant la prochaine décennie (Une décennie est égale à dix ans. Le terme dérive des mots latins de decem « dix »...), pour nous garder sous la limite des deux degrés d'augmentation de la température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et...) planétaire (Un planétaire désigne un ensemble mécanique mobile, figurant le système solaire...).

La bonne nouvelle, notent ces chercheurs de cinq pays dirigés par Corinne Le Quéré, de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) East Anglia (Angleterre), c'est qu'avant la COVID, plusieurs pays riches avaient commencé à réduire leurs émissions, ou bien le taux d'augmentation de leurs émissions.

Mais loin du niveau qu'il serait nécessaire d'atteindre. Les investissements qui seront nécessaires pour une reprise économique pourraient être une opportunité pour créer des infrastructures plus vertes. Mais une évaluation sommaire des plans gouvernementaux déjà connus le mois dernier concluait qu'à ce moment, seulement 12% des dépenses allaient à "des projets à faible teneur en carbone (Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole C,...)".
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