Les gènes d'un cerveau plus gros

Publié par Adrien le 11/09/2021 à 09:00
Source: ASP
Des chercheurs ont resserré leur analyse sur des séquences de gènes qui nous distinguent des mammifères et qui pourraient être des éléments-clefs de ce qu'est devenu l'être humain.


Décrites pour la première fois en 2006, les "régions accélérées" du génome (Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une...) humain (Human accelerated regions, ou HAR) consistent en des segments qui ont été conservés tels quels à travers les vertébrés (Les vertébrés forment un sous-embranchement du règne animal. Ce taxon, qui dans sa...), mais sont différents chez les humains. Il existe des classifications suivant le "degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines...)" de différence et les estimations du nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) exact de ces régions diffèrent, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) dépendant du niveau de différence que l'on juge (Le juge peut être un professionnel du droit, désigné ou élu pour exercer son office. Il peut...) important.

Dans une recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) publiée le 2 septembre dans la revue Neuron, des chercheurs d'une quinzaine d'institutions américaines expliquent avoir comparé certaines de ces "HAR" avec leurs équivalents chez les chimpanzés: chacune a été insérée dans des cellules neuronales de souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant...) ou d'humains, afin de voir combien de gènes seraient exprimés dans chaque cas. L'objectif était d'essayer de déterminer si un HAR rehaussait davantage l'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) des gènes que son équivalent provenant du chimpanzé (Le terme chimpanzé désigne aujourd'hui deux espèces de grands singes qui forment la...). En tout, ils ont identifié 210 séquences qui procurent une telle "amélioration" et en concluent qu'elles ont joué un rôle déterminant dans l'évolution du cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite...) humain.

Combien y en aurait-il en tout, sachant que les estimations les plus optimistes ont identifié dans le passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble...) un peu plus de 3000 HAR possibles ? Probablement pas plus de quelques centaines, spécule le généticien Christopher Walsh dans le New Scientist.

Arrivera toutefois un moment où se posera la question de l'oeuf et de la poule (Poule est un nom vernaculaire ambigu en français. Une « poule » est une...). Certaines séquences génétiques peuvent effectivement avoir servi à accélérer l'évolution du cerveau, mais à un moment donné, un cerveau plus gros signifiait davantage de cellules, donc davantage de mutations...
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