Plus de 5 000 tonnes de poussières extraterrestres tombent chaque année sur Terre

Publié par Adrien le 09/04/2021 à 09:00
Source: CNRS
Chaque année, notre planète rencontre des poussières de comètes et d'astéroïdes. Ces poussières interplanétaires traversant notre atmosphère donnent naissance aux étoiles filantes. Une partie d'entre elles atteignent le sol sous forme de micrométéorites. Un programme international mené depuis près de 20 ans par des scientifiques du CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand...), de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) Paris-Saclay et du Museum national d'histoire naturelle (La démarche d'observation et de description systématique de la nature commence dès...) avec le soutien de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est...) polaire français, a pu déterminer que 5200 tonnes par an de ces micrométéorites atteignent le sol terrestre. L'étude sera disponible dans la revue Earth & Planetary Science Letters à partir du 15 avril.


Micrographie électronique d'une micrométéorite Concordia extraite des neiges antarctiques à Dôme C.
© Cécile ENGRAND/Jean DUPRAT

Des micrométéorites tombent depuis toujours sur notre planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de...). Ces poussières interplanétaires provenant de comètes ou d'astéroïdes sont des particules de quelques dixièmes à centièmes de millimètres qui ont traversé l'atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) et atteint la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a...) de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...).

Pour collecter et analyser ces micrométéorites, six expéditions menées sous la responsabilité de Jean Duprat, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la...) du CNRS, ont eu lieu au cours des deux dernières décennies, à proximité de la station franco-italienne Concordia (Dôme C) à 1100 kilomètres (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système...) des côtes de Terre Adélie, au coeur de l'Antarctique (L'Antarctique (prononcé [ɑ̃.taʁk.tik] Écouter) est le continent le plus...). Dôme C est un lieu idéal (En mathématiques, un idéal est une structure algébrique définie dans un anneau....) de collecte en raison de la faible accumulation de neige (La neige est une forme de précipitation, constituée de glace cristallisée et...) et de la quasi-absence de poussières terrestres.


Collecte de micrométéorites dans les régions centrales antarctiques, à Dôme C en 2002. Prélèvement de neige.
© Jean DUPRAT/ Cécile ENGRAND/ CNRS Photothèque

Ces différentes expéditions ont permis de collecter suffisamment de particules extraterrestres, de tailles comprises entre 30 et 200 micromètres, pour mesurer leur flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments...) annuel, qui correspond à la masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un...) accrétée, par la Terre, par m2 et par année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié...).

En ramenant ces résultats à l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection...) de notre planète, le flux total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un...) annuel de micrométéorites représente 5200 tonnes par an. Il s'agit là du principal apport de matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses...) extraterrestre sur notre planète, loin devant celui des objets de plus grandes tailles comme les météorites, dont le flux est inférieur à une dizaine de tonnes par an.

La comparaison du flux de micrométéorites avec les prévisions théoriques confirme que l'essentiel d'entre elles provient très probablement de comètes (80%) et le reste d'astéroïdes.

Autant d'informations précieuses pour mieux comprendre le rôle joué par ces poussières interplanétaires dans l'apport en eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les...) et en molécules carbonées sur la jeune Terre.

Bibliographie
The micrometeorite flux at Dome C (Antarctica), monitoring the accretion of extraterrestrial dust on Earth.
J.Rojas, J.Duprat, C.Engrand, E.Dartois, L. Delauche, M. Godard, M. Gounelle, J.D. Carrillo-Sánchez, P. Pokorný et J.M.C. Plane (La plane est un outil pour le travail du bois. Elle est composée d'une lame semblable à celle...). Earth & Planetary Science Letters, le 15 avril 2021. https://doi.org/10.1016/j.epsl.2021.116794
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