Risques cardiaques après une COVID-19: évitez l'activité physique pendant 7 jours

Publié par Adrien le 07/10/2021 à 09:00
Source: Université Laval
Un comité d'experts recommande aux personnes très actives qui ont eu la COVID-19 de lever le pied pendant quelques jours avant de reprendre l'entraînement. Cette reprise doit être progressive et toute anomalie cardiaque devrait faire l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans...) d'une consultation médicale. Les détails de ces recommandations sont publiés dans le Canadian Journal of Cardiology par un groupe de cardiologues dont fait partie Paul Poirier, professeur à la Faculté de pharmacie (La pharmacie (du grec φάρμακον/pharmakôn...) de l'Université Laval (L’Université Laval est l'une des plus grandes universités au Canada. Elle a comme...) et cardiologue-chercheur à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est...) universitaire de cardiologie (La cardiologie est la spécialité médicale qui étudie le cœur et ses...) et de pneumologie (En médecine, la pneumologie est la branche qui s'occupe de maladies des poumons et du tractus...) de Québec.


Il existe peu de données sur la prévalence des problèmes cardiaques chez les personnes très actives qui ont eu la COVID-19. Pour cette raison, la prudence est de mise.

C'est en raison des risques cardiaques qui accompagnent les infections au SARS-CoV-2 que ces experts recommandent la prudence. "La COVID-19 a été associée à une hausse de la morbidité et de la mortalité d'origine cardiaque. Elle peut notamment causer des myocardites, une condition associée au risque de mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si...) subite chez les athlètes", précise Paul Poirier.

Un comité formé de membres du Community and Athletic Cardiovascular Health Network, de la Société canadienne de cardiologie et de la Société canadienne de rythmologie sur le dépistage (Le dépistage, en médecine, consiste en la recherche d'une ou de plusieurs maladies ou...) cardiovasculaire des athlètes s'est penché sur la question et a formulé des recommandations qui visent non seulement les athlètes, mais aussi les personnes très actives (qui font régulièrement des entraînements à plus de 75% de leur fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un...) cardiaque maximale).

"L'idée de formuler des recommandations nous est venue après avoir pris connaissance de la position des cardiologues des États-Unis et de Grande-Bretagne (La Grande-Bretagne (en anglais Great Britain) est une île bordant la côte nord-ouest de...) qui suggéraient faire passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques...) une série de tests à tous les athlètes qui avaient eu la COVID-19. Nous trouvions que ça n'avait pas de sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) de mobiliser autant de ressources médicales en période de pandémie (Une pandémie (du grec ancien πᾶν / pãn (tous) et...) et nous avons adopté une approche plus pragmatique dans nos recommandations", précise le professeur Poirier.

Le comité canadien a tenté de trouver un juste équilibre entre le retour rapide à l'entraînement souhaité par les athlètes et par les personnes très actives, les risques cardiaques associés à ce retour après une COVID-19 et les ressources médicales qui peuvent être allouées à la détection des anomalies cardiaques dans cette population.

Des études ont montré que 38% de toutes les personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 ont une atteinte du myocarde (Le myocarde est le tissu musculaire (myo-, muscle) du cœur (-carde). C'est un muscle...). Il existe toutefois peu de données sur la prévalence des problèmes cardiaques chez les personnes très actives qui ont eu la COVID-19. "Il y a encore beaucoup d'incertitude entourant le risque réel chez les athlètes, mais la prudence est de mise. C'est pourquoi nous recommandons une pause d'au moins une semaine après la disparition des symptômes suivie d'un retour graduel à des entraînements d'intensité modérée ou élevée", précise le professeur Poirier.

Selon le cardiologue, "il serait trop demandant et peu utile de faire passer des tests médicaux à toutes les personnes actives qui ont eu la COVID-19 avant de leur donner le feu (Le feu est la production d'une flamme par une réaction chimique exothermique d'oxydation...) vert (Le vert est une couleur complémentaire correspondant à la lumière qui a une longueur d'onde...) pour la reprise de l'entraînement. Il faut toutefois demeurer vigilant (Le SNLE Vigilant (S30) de la Royal Navy est le 3eme des 4 sous-marin de la classe Vanguard.), insiste-t-il. S'il y a présence de palpitations cardiaques, de douleurs thoraciques, d'un essoufflement inhabituel, d'une augmentation inexpliquée du rythme cardiaque (Le rythme cardiaque est - au sens médical du terme - le mécanisme...) ou si la forme ne revient pas, il faut consulter un médecin (Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en...)."
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