Les souris aussi grimacent quand elles ont mal

Publié par Adrien le 27/05/2010 à 00:00
Source: BE Canada numéro 368 (19/05/2010) - Ambassade de France au Canada / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/ ... /63387.htm
Illustration: Wikipédia
Publiée dans la version électronique du journal Nature Methods le 9 mai 2010, une étude menée par Jeffrey S. Mogil, Professeur de Psychologie à l'Université McGill, montre que la souris, tout comme l'être humain, exprime la douleur par le biais d'expressions faciales.

Le professeur Mogil et ses collègues du Laboratoire de Génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie...) de la Douleur (La douleur est la sensation ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Habituellement, elle correspond à un signal d'alarme de l'organisme pour signifier une remise en cause de son...) de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux...) McGill ont photographié des souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue...) avant et après les avoir soumises à des stimuli de douleur modérée. Ce type de stimulation (Une stimulation est un événement physique ou chimique qui active une ou plusieurs cellules réceptrices de l'organisme. La cellule traduit la stimulation par un potentiel d'action, qui est transmis par...), comme par exemple l'injection (Le mot injection peut avoir plusieurs significations :) d'une substance inflammatoire diluée, est régulièrement utilisé dans le cadre de recherches destinées à évaluer la sensibilité à la douleur chez les rongeurs.

D'après les chercheurs, le degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) de souffrance étudié était comparable à celui d'un mal de tête qui peut être facilement traité par des analgésiques d'emploi courant. Les images obtenues ont ensuite été envoyées à des experts en codification de la douleur, au laboratoire dirigé par Kenneth Craig à l'Université de la Colombie Britannique. Cinq caractéristiques faciales ont alors été évaluées: la fermeture (Le terme fermeture renvoie à :) de l'oeil, le renflement du nez (Le nez (du latin nasus) est chez l'homme la saillie médiane du visage située au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le surplombant,...) et des joues, le changement de la position des oreilles et des moustaches selon le niveau d'importance du stimulus. Les données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) collectées ont permis de décrire de manière détaillée la mise au point (Graphie) de l'échelle d'expressivité du rongeur. "L'échelle d'expressivité du rongeur est un système de mesure qui permettra d'accélérer le développement d'analgésiques pour l'humain et d'éliminer les souffrances non nécessaires que subit l'animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c’est-à-dire qu’il se nourrit de substances organiques. On réserve aujourd'hui...) lors de recherches biomédicales menées en laboratoire" a souligné le professeur Mogil. "L'échelle est par ailleurs susceptible d'entraîner d'importantes retombées en ce qui a trait à l'amélioration des soins vétérinaires à plus vaste échelle."

C'est la première fois que des scientifiques réussissent à mettre en place une échelle permettant de mesurer, chez l'animal, une réponse spontanée, semblable à celle observée chez les humains en cas de souffrance similaire. Les expériences en laboratoire vont se poursuivre. Elles permettront d'estimer dans quelle mesure l'échelle peut être utilisée dans l'évaluation d'autres espèces, dans la mesure du niveau d'efficacité d'analgésiques prescrits couramment et dans la détermination de la capacité des rongeurs à reconnaître les signaux faciaux révélateurs de douleur chez leurs congénères.
Cet article vous a plus ? Vous souhaitez nous soutenir ? Partagez-le sur les réseaux sociaux avec vos amis et/ou commentez-le, ceci nous encouragera à publier davantage de sujets similaires !
Page générée en 0.826 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique