Le VPH, facteur de risque de cancer buccal

Publié par Isabelle le 15/11/2014 à 00:00
Source: Université McGill

VPH. Illustration: McGill
Une étude de McGill contribue à identifier les groupes les plus exposés aux infections buccales causées par le virus du papillome humain (VPH).

Les infections buccales causées par le virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise...) du papillome humain (VPH) sont plus répandues chez les hommes qui ont pour partenaires des femmes atteintes d'une infection buccale et/ou génitale causées par le VPH ce qui suggère que la transmission du virus se produit par contact bouche (La bouche (encore dénommée cavité buccale ou cavité orale) est l'ouverture par...) à bouche et buccogénital. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, une revue spécialisée de l'Association américaine de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) sur le cancer.

"L'infection par le VPH est la maladie transmissible (Une maladie transmissible est le passage d'une maladie d'une personne infectée à une...) sexuellement la plus répandue dans le monde (Le mot monde peut désigner :) et constitue un facteur de risque (En gestion des risques, un facteur de risque est une source de risque qui est classée en...) de plusieurs types de cancer, y compris le cancer du col de l'utérus (L'utérus est un organe participant aux fonctions reproductrices chez les mammifères dont...), du vagin, de la vulve, de l'oropharynx (gorge/amygdales), de l'anus (L'anus est l'orifice par lequel le rectum, la partie terminale du gros intestin (le côlon),...), et du pénis", affirme le professeur Eduardo L. Franco, directeur de la Division (La division est une loi de composition qui à deux nombres associe le produit du premier par...) d'épidémiologie du cancer à l'Université McGill (L’Université McGill, située à Montréal au Québec, est une des...).

"Il est important de comprendre le mode de transmission du VPH afin d'identifier les groupes les plus exposés à l'infection par ce virus, de même que la façon dont nous pouvons contribuer à les protéger ainsi que leurs partenaires", ajoute le professeur Franco, qui dirige également le Département d'oncologie de la Faculté de médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la...). "Notre travail nous a permis de recueillir des données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) probantes additionnelles selon lesquelles le VPH est transmis sexuellement à la région buccale par contact bouche à bouche et buccogénital."

Taux d'infection plus élevé chez les fumeurs

Une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Franco a étudié l'infection par le VPH chez 222 hommes et leurs partenaires de sexe (Le mot sexe désigne souvent l'appareil reproducteur, ou l’acte sexuel et la...) féminin, et a découvert que la prévalence des infections buccales par le VPH était de 7,2 pour cent chez ces hommes. Ces résultats étaient plus élevés chez les fumeurs (12,2 pour cent), chez ceux qui avaient plus d'une partenaire (17,9 pour cent), et chez ceux dont la partenaire présentait une infection buccale par le VPH (28,6 pour cent) et/ou une infection génitale par le VPH (11,5 pour cent).

Parmi les 222 hommes inclus dans l'analyse, 130 avaient une partenaire atteinte d'une infection génitale par le VPH.

La prévalence du VPH 16, l'un des types les plus répandus de VPH oncogène, se chiffrait à 2,3 pour cent chez l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection...) des participants à l'étude, et à 6,1 pour cent chez les 33 hommes dont les partenaires présentaient une infection génitale par le VPH 16.

Pour chaque augmentation unitaire de la fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un...) des relations sexuelles buccogénitales touchant la partenaire de sexe féminin (jamais/rarement, parfois, presque toujours/toujours), la prévalence du type de VPH présent sur les organes génitaux de la partenaire était au-delà de deux fois plus élevée chez les hommes.

Première étude de grande envergure sur l'infection par le VPH chez les couples ayant des rapports sexuels depuis peu

Les sujets participaient à l'étude Infection à VPH et transmission du VPH par l'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) hétérosexuelle chez les couples réalisée à l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) McGill et dirigée par le professeur Franco. De jeunes étudiantes âgées de 18 à 24 ans, ainsi que leurs partenaires de sexe masculin, ont été recrutées entre 2005 et 2011 aux fins de cette étude. Les participants ont répondu à un questionnaire (Les questionnaires sont un des outils de recherche pour les sciences humaines et sociales, en...) sur leurs antécédents sexuels et ont fourni (Les Foúrnoi Korséon (Grec: Φούρνοι...) des échantillons buccaux et vaginaux ou prélevés sur le pénis et le scrotum. Les chercheurs ont ensuite analysé ces échantillons afin d'y déceler la présence de 36 types de VPH muqueux.

Parmi les 52 hommes qui n'avaient jamais fumé, qui n'avaient qu'une seule partenaire et dont la partenaire ne présentait pas d'infection buccale ou génitale par le VPH, aucun n'était infecté par le VPH.

Cette étude a été financée par les Instituts de recherche en santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste...) du Canada, les Instituts nationaux de la santé des États-Unis, et Merck. Le professeur Franco n'a fait état d'aucun conflit d'intérêts, mais a précisé qu'il agissait occasionnellement à titre de conseiller auprès d'entreprises dont les activités portent sur le diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de...) des infections par le VPH et la vaccination (La vaccination est un procédé consistant à introduire un agent extérieur (le...) contre ce virus.

Pour en savoir plus sur l'Association américaine de recherche sur le cancer, visitez le site http://www.AACR.org.
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