Le Web 3.0: l'alliance du P2P et du Web 2.0 ?
Publié par Adrien le 22/02/2007 à 00:00
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Alors que l'on commence tout juste à comprendre ce qu'est le Web 2.0, des experts évoquent déjà un Web 3.0 encore davantage centré sur l'utilisateur. A la manière des réseaux P2P, celui-ci serait invité à héberger lui-même ses propres créations.

Avec le Web 1.0, les contenus étaient produits et hébergés par les entreprises et organisations de façon centralisée et statique (Le mot statique peut désigner ou qualifier ce qui est relatif à l'absence de mouvement. Il peut être employé comme :). Le Web 2.0 (Wikipedia, MySpace (MySpace est un site Web de réseautage social fondé aux États-Unis, qui met gratuitement à disposition de ses membres enregistrés un espace...), Flickr (Flickr est un site Web de partage de photos et de vidéos gratuit, avec certaines fonctionnalités payantes. En plus d'être un site Web populaire auprès des utilisateurs pour partager leurs photos personnelles, il est aussi...)...) passa la charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un...) de production de ces contenus aux internautes, tandis que l'hébergement restait toujours à la charge de sociétés à but lucratif. Plusieurs spécialistes évoquent désormais l'avènement prochain du Web 3.0 (si tant est qu'il n'y en ait qu'un). Cette fois-ci, ce seront les internautes les producteurs et hébergeurs de leurs contenus. C'est du moins ce que prétendent Anh-Tuan Gai, docteur en informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information par des machines...) et co-fondateur du logiciel (En informatique, un logiciel est un ensemble d'informations relatives à des traitements effectués automatiquement par un appareil informatique. Y sont inclus...) Peerple avec Fabrice Le Fessant et Laurent Viennot, ou Nova (En astronomie, une nova est une étoile qui devient très brutalement extrêmement brillante, avec une grande augmentation de son éclat, qui peut être de l'ordre de 10 magnitudes. Cette vive...) Spivack, fondateur de Radar (Le radar est un système qui utilise les ondes radio pour détecter et déterminer la distance et/ou la vitesse d'objets tels que les...) Networks.

Plus qu'une simple évolution dans le stockage des données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.), le Web 3.0 aurait de réelles implications sur les pratiques de l'Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web, en utilisant le protocole de communication IP...). Tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) ce qu'a fait l'industrie informatique depuis quelques années tend à transformer l'ordinateur (Un ordinateur est une machine dotée d'une unité de traitement lui permettant d'exécuter des programmes enregistrés. C'est un ensemble de circuits électroniques permettant de...) vers une simple interface (Une interface est une zone, réelle ou virtuelle qui sépare deux éléments. L’interface désigne ainsi ce que chaque élément a besoin de connaître de l’autre pour pouvoir fonctionner...) d'accès à un Internet "tout en un". On héberge nos mails sur Hotmail, nos vidéos (La vidéo regroupe l'ensemble des techniques, technologie, permettant l'enregistrement ainsi que la restitution d'images animées, accompagnées ou non de son, sur un support adapté à...) sur YouTube, et nos photos sur Flickr. Le Web 3.0 irait alors à l'encontre de cette tendance, remettant l'internaute (Un internaute est un utilisateur du réseau Internet.) au centre de l'hébergement de contenus. En hébergeant par exemple lui même ses photos, il ne serait plus contraint par l'espace alloué par Flickr, mais par les capacités de sa propre machine (mémoire, calcul, et réseau) nettement supérieures à celles concédées par le site de photos, surtout avec le développement sans cesse croissant des prouesses de nos machines. Certains projets avaient déjà perçu la puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) considérable que pouvait avoir un réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on...) de machines mises bout à bout: le Genome Project pour la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique,...) génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.), ou Seti pour la recherche de vie extraterrestre (La vie extraterrestre désigne toute forme de vie existant ailleurs que sur la planète Terre. Son existence reste hypothétique. En effet, aucune...). Mais au lieu de consacrer cette puissance au traitement de données (En informatique, le terme traitement de données renvoie à une série de processus qui permettent d'extraire de l'information ou de produire...) scientifiques, elle serait ici dédiée à une multitude de contenus différents.

La démocratisation d'outils libres et open-sources permettrait d'héberger facilement ces fichiers, aussi facilement qu'avec les outils Web 2.0 actuels. Ces différents facteurs viendraient de la sorte "booster (Le nom de booster (ou propulseur d'appoint) est donné au moteur-fusée qui est attaché aux navettes spatiales américaines.[1] Par généralisation, le...)" encore plus qu'elle ne l'est déjà la création de contenus sur Internet. Le Web 3.0 constituerait alors, à l'instar du Peer-to-Peer ( ) (P2P), un réseau Internet fondé avant tout sur les capacités de stockage des internautes. Sauf qu'il ne s'agirait pas ici d'échange de contenus déjà existants, mais de création même de ses propres contenus. Un compromis, en quelque sorte, entre le P2P et le Web 2.0, à l'image de ce que veut proposer Pablo Soto avec avec Omeno. Mais si les hébergeurs Web 2.0, afin d'éviter toute dérive, ont souvent essayé d'avoir un minimum de contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) et de censure sur les contenus proposés par les internautes, qu'en serait-t-il si cette vision du Web 3.0 était amenée à se concrétiser ?

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