L'ESA et la NASA vont renforcer leur coopération dans le transport spatial

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L’Agence Spatiale Européenne (ESA) et la NASA ont signé un protocole d’accord qui concerne le transport spatial. Cet accord vise à consolider la coopération existante et favoriser le partage de données et des connaissances dans des domaines qui jusque là n’avaient pas fait l’objet de programme en commun.

Lancement d’une fusée Ariane 5

Il est important de souligner que ce protocole d’accord ne comporte aucune contrainte pour les deux parties. Libre à elles de choisir le type d’informations et de données qu’elles souhaitent partager.

La coopération entre la NASA et l’Agence Spatiale Européenne a toujours existé. Elle excelle dans les programmes scientifiques d’observation de la Terre ou de l’Univers mais elle est moins réussie dans les grands programmes dits de ‘vols habités’. Cette coopération a souvent entrainé l’Europe dans des projets soient pharaoniques (Spacelab, ISS), soient avortés (CTV et autres) qui ont contribué à assécher les budgets de l’ESA et l’ont empêché en quelque sorte de développer son propre accès à l’espace pour ses astronautes.

Aujourd’hui, il semble que les Etats-Unis aient pris conscience qu’une coopération internationale plus ouverte soit la seule alternative capable de permettre à l’homme de débuter les voyages interplanétaires dans des délais raisonnables. C’est également une des recommandations des membres du Comité Augustine, mis en place par l’administration américaine pour réfléchir sur l’avenir du programme Constellation de la NASA qui viennent de remettre leur rapport au président Obama.

Alors, est ce que ce protocole va jeter les bases d’une nouvelle manière de coopérer entre l’ESA et la NASA, seul l’avenir nous le dira. Le directeur général de l’ESA, Jean-Jacques Dordain, se veut confiant « cet accord est une nouvelle étape dans la coopération entre les deux Agences spatiales. » et d’ajouter « l’échange des données et des informations sera pour nous bénéfique et facilitera le travail dans la définition des systèmes de transports spatiaux du futur et les grands programmes d’exploration que nous souhaitons mener ensemble ».

La NASA attend de cet accord des informations sur la technologie du lanceur Ariane 5. Les Etats-Unis qui ne possèdent pas de lanceur similaire souhaitent des échanges d’informations sur la technologie des matériaux composites, sur les coiffes et la gestion des ergols dans la propulsion des engins spatiaux pour le transit en orbite lunaire.

Quant à l’Agence Spatiale Européenne, on peut penser qu’elle attend de la NASA une aide dans le développement de la capsule de rentrée atmosphérique (ARV) qui pourrait évoluer vers une capsule de retour d'équipage.

Enfin, si l’Europe veut participer aux programmes d’exploration du Système Solaire de la NASA, il est indispensable de se mettre d'accord sur les procédures de qualification au vol habité mais aussi avoir des approches cohérentes et même communes sur la définition des véhicules de transport des charges utiles en termes de spécifications de besoins et de procédures d'intégration et de vérification. Il faut aussi se mettre d'accord sur les scénarios et l'architecture des missions, les procédures de mise en orbite et d'atterrissage sur la Lune et sur Mars ainsi que les infrastructures à déployer à la surface de ces objets.

HI
himmelgien

Mieux vaut tard que jamais .... alors que l' ESA a poussé la vassalité jusqu'à faire de l'ATV "Jules Verne" un camion-benne !... Alors qu'équipé en vaisseau habitable, sa capacité minimale est de croiser sur l'orbite lunaire, comme Appolo 8 !... Associé à une fusée comme Proton ou Energia , son alunissage est envisageable .... et pour des séjours équivalents au jour lunaire ( 14 jours terrestres ), comme l'expédition du professeur Tournesol !...
Un épisode de plus de la longue lâcheté de l'Europe face à des US qui ont sclérosé l'espoir de toute une génération ( la mienne ) de voir l'Astronautique s'épanouir !... Le capitaine Nemo reconverti en éboueur, même Michel Strogoff, le courrier du tsar, doit en écumer de rage !...

VI
Victor

Malheureusement ça va durer... Non pas pour des raisons technologiques nous sommes nous européens capables de faire des projets technologique comme la navette en plus petit, un projet abandonné dans les années 1995-2000 mais qui était bien avancé mais c'est un domaine hautement stratégique donc hautement politique avec les connotations militaires qui vont avec

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JNem19

Il faut se méfier comme de la peste de toute volonté de "coopération" demandé par les USA.
Ils ont de gros moyens financiers, ce qui explique leurs réalisations, mais une stratégie spatiale "de chiotte".
Il aurait été difficile de faire pire. Abandon du lanceur lunaire, abandon des fusées classiques pour la navette tout
en perdant la capacité de vols habités dans l'intervalle, pour le retrouver avec un lanceur dangereux et coûteux incapable
de répondre aux demandes placées sur lui (coût, fréquence de vol, etc) et n'ayant nulle part où aller.
On a construit ce "monstre" qu'est l'ISS pour lui donner une finalité et une destination et voilà qu'une fois la destination
opérationnelle, ils suppriment le lanceur et se retrouvent incapable de vols habités par leurs propres moyens (dès 2011
en principe).
Ares-1 est un mauvais lanceur avant même son premier décollage mais les USA ont l'Atlas-5, le Delta-4, de quoi lancer leurs
satellites.
Avec de petits moyens (vu notre richesse) et une bonne stratégie, l'europe a fait beaucoup de choses, même si le Spacelab
a peu volé et acquis pas mal de compétences. Ariane-4 et Ariane-5 furent des lanceurs fort bien conçus.
Lanceurs commerciaux, satellites et sondes scientifiques, nous avons comblé notre retard essentiellement en ne suivant pas
les USA dans leurs errances, mais en réfléchissant et réalisant nous-mêmes.
L'europe doit faire évoluer Ariane-5 vers un futur lanceur plus lourd visant l'orbite géostationnaire en lancement double,
les sondes vers les planètes lointaines (le manque de puissance au décollage ralentit à l'extrême ces missions et surtout la
maîtrise de la robotique lourde sur la Lune et Mars est la clef principale pour paver la route de vols humains) et les vols habités
(y compris vers la Lune en lancement double).Qu'on qualifie aussi Ariane-5 pour le vol humain si on peut jouer sur les deux tableaux, pourquoi pas ?
Si on accepte ces missions possibles alors on vise un hybride entre Ariane-5 et Ariane-4, à savoir un lanceur à plusieurs configurations possibles, soit en changeant l'étage supérieur, soit en accolant plus ou moins de booster au décollage et éventuellement une configuration avec un étage de base à trois moteurs cryotechnique dans la gamme 150/200t de poussée au décollage.
En tout cas le moteur à H2 de 150/200t de poussée est un impératif. On l'a, on peut viser la Lune/Mars en direct quand on veut. On ne l'a pas on peut rêver. Ariane-6 c'est pour 2020/2025 avec une espérance de vie de 20 ans.
Si l'europe rate cette marche pour suivre les USA dans leurs délires, il sera trop tard en 2040 pour rectifier le tir.
L'europe a dix ans pour faire "joujou" en orbite basse grâce à l'ISS. Mais si on veut faire de la science sur Mars avec des robots
d'une tonne et plus (songer à un retour d'échantillon en version simple) il faudra bien plus qu'un jouet pour les lancer.
Les USA ont trop l'habitude de claquer l'argent dans des projets déments pour nous guider.
Espérons seulement qu'il y a encore un pilote dans l'avion spatial européen...

ZO
Zoharion

Dans mon projet de fin d'étude, j'avais étudié la possibilité d'utiliser le premier étage du lanceur Véga en lieu et place des EAP. On gagne en masse (je vous laisse faire le cacul sachant qu'un EAP pèse au décoloage dans les 190 Tonnes et le P80 93,5tonnes), pas de grand changement structurel pour attacher cet étage et lui donner une coiffe, réutilisation des mêmes sites de lancement que ceux d'ariane V, pas de coût de développement puisque technologies déjà testées.

Vous l'avez votre lanceur. On peut même imaginer un P80 plus grand pour lancer plus de masse...