Les abeilles domestiques disparaîtront-elles ?

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Depuis une trentaine d'années, l'acarien Varroa destructor, un parasite de l'abeille Apis mellifera, sème la mort dans les ruches partout sur la planète. Illustration : Benoît Gougeon

Depuis une trentaine d'années, l'acarien Varroa destructor, un parasite de l'abeille Apis mellifera, sème la mort dans les ruches partout sur la planète. La menace que fait peser sur l'agriculture la disparition des abeilles domestiques plane-t-elle toujours ?

«Le parasite est là pour de bon et l'on ne pourra probablement jamais l'éliminer. Il faut tenter d'en diminuer les effets», affirme le Dr Pascal Dubreuil, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Ses travaux de recherche menés en collaboration avec des chercheurs du Centre de recherche en sciences animales de Deschambault ont contribué à l'élaboration d'une stratégie de lutte intégrée aujourd'hui déployée au Québec et au Canada.

Originaire d'Asie, Varroa destructor s'est répandu dans le monde principalement en raison du commerce des reines et de paquets d'abeilles. Au Québec, les premières infestations datent de 1997, raconte le vétérinaire, dont les parents étaient apiculteurs. «L'acarien se reproduit en même temps que les abeilles et vit sur leur dos, explique-t-il. Les abeilles peuvent le tolérer, mais au-delà d'un certain degré d'infestation la ruche est vouée à la mort.»

Au début, les apiculteurs ont circonscrit cette peste à l'aide d'acaricides appelés Apistan. Mais l'utilisation annuelle répétée de ce produit a provoqué une résistance chez le parasite, ce qui aurait entraîné l'élimination au Québec d'environ 50 % des colonies d'abeilles domestiques lors de l'hivernage de 2002-2003. L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a homologué l'utilisation d'urgence et temporaire de pesticides. Plusieurs moyens de lutte ont depuis été mis en place pour contenir l'action dévastatrice de Varroa destructor.

«Actuellement, les apiculteurs surveillent leur cheptel grâce au dépistage et à l'établissement des niveaux d'infestation, dit le Dr Dubreuil. Au-delà d'un certain seuil, ils se doivent de freiner la multiplication du parasite à l'aide de nouveaux acaricides tels que les acides oxalique ou formique ou encore des huiles essentielles comme le thymol, un extrait d'huile de thym.» Ces produits donnent de bons résultats, mais doivent être utilisés avec prudence et à un moment bien précis. «Les traitements sont appliqués à l'automne, une fois que le miel est retiré des ruchers, afin qu'on ne retrouve pas de résidus dans le miel», précise le professeur Dubreuil.

À son avis, nous avons toujours de quoi être préoccupés. Il manque dans plusieurs régions du globe plus de la moitié des abeilles nécessaires au maintien des rendements agricoles. De plus, l'intensification des monocultures amène un autre problème, soit la malnutrition des abeilles. «Si vous mangez des bananes 365 jours par année, vous allez survivre, mais je ne sais pas quel sera alors votre état de santé ! C'est la même chose pour une abeille qui ne peut butiner que des fleurs de bleuets», cite en exemple le Dr Dubreuil.

Conséquence ? Apis mellifera pourrait être plus vulnérable ou sensible à l'infestation du parasite mortel. Cette abeille, qui n'est pas une espèce indigène au Québec, est déjà victime des pesticides (dont les néonicotinoïdes utilisés dans la culture du maïs et du soya), des maladies virales et bactériennes qui se propagent à cause de la grande proximité des ruches et de l'homogénéité génétique de l'insecte. Pour contrer la malnutrition, les apiculteurs donnent des suppléments de pollen à leurs colonies.

Les abeilles sont indispensables à notre survie, rappelle Pascal Dubreuil. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits ni de légumes. «Environ 70 % de ce qu'on mange provient de la pollinisation par les insectes, incluant les abeilles.» Lorsque les abeilles manquent à l'appel, c'est la panique. Une solution commune de nos jours est de louer des ruches itinérantes au moment de la floraison. C'est notamment le cas en Californie, où chaque année sont acheminées par camions près de deux millions de ruches pour la fécondation des amandiers. Au Québec, les apiculteurs sont de plus en plus nombreux à déplacer leurs ruches pour aider à la pollinisation. «Mon frère est apiculteur, mentionne le Dr Dubreuil. Son argent, il le gagne à présent en louant ses ruches plus qu'en vendant son miel.»

BA
balajo220

Je me dois de réagir en tant qu'apiculteur amateur: Il est faux ou incomplet en tous cas de dire que le varroa est responsable de la perte de ruches. Situé dans une zone protégée des grandes cultures a plus de 50 kms, je déplore de grandes pertes hivernales et le varroa ne sévit pas dans mes ruches. Le seul tort est que le vent met environ une ou deux heures pour m'amener les pesticides diffusés sans vergogne sur les colzas et tournesols de la plaine toulousaine.

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cisou9

___ :+1: ____
Je ne suis pas apiculteur mais je les soutiens pour ce qui est se l'utilisation des pesticides !!! ____ :jap:

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Cette étude semble ne tenir compte que d’une seule cause dans la disparition des abeilles en ignorant –très étrangement- toutes les autres ! :non:
Modestement, voici ma réponse (%) sur la répartition des causes de disparition des abeilles :

-40% Pesticides –Les impacts de certains pesticides et insecticides sur la disparition des abeilles domestiques et sauvages ont été confirmés et publiés par la célèbre revue Science en 2012 ! De pesticides présents dans le pollen et nectar des fleurs du maïs et colza, altèrent fortement le système nerveux des abeilles mais aussi d’autres insectes pollinisateurs tels que les papillons et bourdons !!! :grrr:
-30% Ondes électromagnétiques. Des scientifiques, et notamment le prof. Stevers, ont pu mettre en évidence un lien de cause à effet entre certaines fréquences, notamment celles relatives aux GSM (217hz). En clair, elles perturbent leur sens d’orientation naturel et ne retrouvent plus leur ruche.
-15% OGM –Il affaiblissent, même si indirectement, le système immunitaire des abeilles (mais pas seulement !) ce qui les prédisposent aux infections souvent létales.
-8% Infections diverses : virus, bactéries, champignons…
-6% Nouvelles pratiques agricoles
-1% Autres
NB. Selon certaines études récentes, il apparaît qu’une très grande pollinisation, attribuée autrefois aux abeilles domestiques, est actuellement assurée par les abeilles sauvages.
Si les abeilles, ainsi que d’autres insectes pollinisateurs, venaient à disparaître ce serait une des plus grandes catastrophes écologique qu’on devrait affronter (mais comment ?) pour rétablir l’équilibre des espèces végétales et animale, homme inclus !
:gueule:

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cisou9

alessandro pendesini
Bonjour
certaines fréquences, notamment celles relatives aux GSM (217hz). En clair, elles perturbent leur sens d’orientation naturel et ne retrouvent plus leur ruche.
-15% OGM –Il affaiblissent, même si indirectement, le système immunitaire des abeilles (mais pas seulement !) ce qui les prédisposent aux infections souvent létales.

Là je ne suis pas d'accord sur la fréquence 217Hz est une fréquence audio (bas médium).
Les GSM fonctionnent aux environ de 2 GHz......

AL
alessandro pendesini

Cisou -Merci pour votre remarque :
Lire : notamment celles relatives aux GSM (variables selon le Pays)…j’ajoute aussi les lignes de haute tension, etc… L’indication 217Hz est un résidu du commentaire qui m’a échappé, faute d’inattention…. :jap:

KA
kace

alessandro pendesini
Cisou -Merci pour votre remarque :
Lire : notamment celles relatives aux GSM (variables selon le Pays)…j’ajoute aussi les lignes de haute tension, etc… L’indication 217Hz est un résidu du commentaire qui m’a échappé, faute d’inattention…. :jap:

Tu aurais l'étude en question ? Vu de loin, ça me paraît très douteux ...
Les ondes radio existent dans la nature (sources astrophysiques) et sont aussi produites par l'homme depuis fort longtemps (plus d'un siècle), et de très gros émetteurs existent depuis fort longtemps aussi (la tour Eiffel, au hasard) sans que des effets significatifs ne soient prouvés chez l'homme (les habitants du Trocadéro, au pied de la Tour, se portent-ils plus mal que les autres parisiens ??? Pas à ma connaissance ...). Idem sur plein de très gros émetteurs civils et militaires et les habitants des environs.

Du coup, je vois pas pourquoi (ni comment) ça impactera les abeilles et leur sens de l'orientation ...
Ni pourquoi ce serait spécifiquement les fréquences des GSM qui poseraient problème, et pas un ensemble beaucoup plus large de fréquences (lesquelles d'ailleurs ?) : radios, télévision, radars militaires, etc ... Si l'étude est sérieuse, elle a dû étudier quelle gamme de fréquence pose problème, est-ce le cas ?

Bref, très circonspect sur le rôle des ondes radios sur les abeilles, à mon sens elles ne jouent aucun rôle.
Mais bon, si une étude tend à montrer le contraire, je la lirai avec plaisir pour me faire une idée de son sérieux ; -), en vérifiant entre autre la méthodo des tests, les puissances utilisées, la taille de l'échantillon, les fréquences concernées, etc ...

AL
alessandro pendesini

@Kace : mon but n’est pas de convaincre, mais faire réfléchir…..
Les Sources :
DES ABEILLES, DES OISEAUX ET DES HOMMES, La destruction de la nature par l'« électrosmog »,
Les effets de la téléphonie mobile et des techniques de communication sans fil, Ulrich Warnke, 2007.
Mechanisms of generation and perception of electric fields by honey bees, Eskov, E. K. and Sapozhnikov,
A. M., Biophysik 21(1976)6, 1097-1102.
Schäden durch Elektrosmog, Ruzicka, F., Bienenwelt, 10/2003, 34-35.
Verhaltensänderung der Honigbiene Apis mellilfera unter elektromagnetischer Exposition, Stever H,
Kimmel S, Harst W, Kuhn J, Otten C, Wunder B. Landau.
Efectos de las radiaciones electromagnéticas de la telefonía móvil sobre los insectos, A. Balmori, 2006.
Are mobile phones wiping out our bees?, Geoffrey Lean and Harriet Shawcross, The Independant, 15 April 2007.
Case of the disappearing bees creates a buzz, Eric Sylvers, International Herald Tribune, 22 April 2007.
Continued: Why are the bees disappearing ?, Matt McKinney, Star Tribune, 24 April 2007.
USDA buzzing with new plan to fight collapse of bee colonies, Michael Doyle, McClatchy Newspapers, 13 July 2007.Trick soll Bienen vor Mobilfunk-Strahlen schützen, Werner Rost, Frankenpost, 15 März 2004.
Federal Minister Josef Pröll in his reply dated 27.4.2006 to the President of the National Council Dr. Andreas Khol, Parliament, Vienna.
Health concerns over mobile phone masts prompt review, Marie Woolf and Geoffrey Lean,
The Independant,13 mai 2007.
Effets des champs électromagnétiques dans la disparition des abeilles, Josef Zisyadis,
postulat déposé le 02.10.2008.
Mobile phone towers a threat to honey bees: Study, Sahib Pattazhy, 2009.
Mobile phone-induced honeybee worker piping, Daniel Favre, 2011.
:bisou:

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macland

...Il me semble qu'il faut aussi préciser que les technologies utilisant des fréquences au delà du Ghz sont relativement récentes et, de mémoire, apparues après le seconde guerre mondiale... :bon:

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cisou9

Le radar a été inventé un peu avant la guerre 39/45
http://fr.wikipedia.org/wiki/Radar
Pour les fréquences, je n'ai pas de dates. ___ :yxt:

Source Wiki