On appelle "aiguilles" ou "aiguillage" la partie de l'appareil de voie qui détermine la direction que prend le train. Cette partie est généralement composée de deux demi-aiguillages : un demi-aiguillage de droite et un demi-aiguillage de gauche, la position étant donnée lorsque l'on regarde l'appareil de la pointe vers le talon (voir aiguillage).
Chaque demi-aiguillage est composé d'une aiguille et d'un contre-aiguille. Les deux aiguilles sont reliées entre-elles au moyen d'une tringle d'écartement qui permet de connecter les deux aiguilles : lorsque l’une est ouverte, l’autre est plaquée. Les tringles de manœuvre assure la transmission du mouvement du moteur ou de la boite de manœuvre au aiguilles.
Elles permettent entre autres d'assurer les bifurcations et les croisements d'itinéraires. En effet, le conducteur d'un train n'ayant aucune maîtrise de la direction prise par le convoi, ce sont les appareils de voie qui sont chargés de le guider et de l'orienter de façon mécanique et passive. Les appareils de voie sont souvent appelé aiguillages dans le langage courant.
Il existe trois catégories d'aiguilles :
- le branchement simple
- le croisement, ou traversée simple,(dénommée aiguille fictive)
- la traversée jonction (qui peut être simple ou double), combinaison des deux précédentes.
En général, les appareils de voie sont construits en atelier avant d'être installés à leur emplacement définitif. Trois éléments constitutifs permettent de construire tous ces appareils :
- l'aiguillage (qui comprend essentiellement les aiguilles mobiles),
- le croisement proprement dit (qui comprend essentiellement le cœur de croisement),
- la traversée proprement dite (qui comprend essentiellement le cœur de traversée).