Canadair CL-415

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Introduction

Canadair CL-415
RôleBombardier d'eau
ConstructeurCanada Bombardier (Canadair)
Équipage2
Premier voldécembre 1993
Mise en servicenovembre 1994
Dimensions
Longueur19,82 m
Envergure28,60 m
Hauteur8,98 m
Aire alaire100,33 m²
Masse et capacité d'emport
Max. à vide12,83 t
Max. au décollage19,85 en terrestre t
Max. à l’atterrissage16,78 t
Fret6 140 L
Motorisation
Moteurs2 turbopropulseurs Pratt & Whitney Canada PW123AF
Puissance unitaire1 780 kW

(2 420 ch)
Performances
Vitesse maximale377 km/h
Autonomie2 445 km
Plafond4 500 m
Vitesse ascensionnelle6,8 m/s

Le Canadair CL-415 est un avion bombardier d'eau amphibie fabriqué par Bombardier Aéronautique (anciennement Canadair) au Canada. Il est spécialisé dans la lutte contre les incendies. En 2009, il est proposé par son constructeur sous le nom de Bombardier 415. C'est le principal avion utilisé dans la lutte contre les feux de forêts en France et un peu partout dans le monde.

Description

Le CL-415 est le successeur du CL-215, le plus célèbre des Canadair. Initialement appelé CL-215T par Canadair, il fut par la suite renommé CL-415, puis Bombardier 415 lors de l'acquisition de Canadair par Bombardier. Par rapport au CL-215, il est équipé de turbopropulseurs Pratt & Whitney PW123AF (au lieu de moteurs à pistons en étoile), ce qui lui permet une capacité plus importante (6 140 litres). Autre innovation, on peut mélanger des produits retardants à l'eau embarquée en vol. Comme son ainé, il fait le plein d'eau directement en vol en passant à rase-motte au-dessus d'un lac, d'une rivière, ou même de la mer, en déployant des écopes sous le fuselage. L'opération d'écopage est délicate et nécessite une formation spéciale de la part des pilotes de ces avions. Les écopes sont de petites bouches de 10 X 12 cm placées sous le fuselage. Il faut de 9 à 12 secondes d'écopage pour remplir les deux réservoirs de 3 000 litres.

En tant qu'avion spécialisé, le CL-415 est actuellement unique sur le marché. Son vol inaugural date de décembre 1993 et les premières livraisons de novembre 1994. Il est robuste et particulièrement fiable, car il est utilisé dans un environnement très difficile où il doit résister : à la corrosion saline, aux manœuvres à basse altitude et à des conditions atmosphériques changeantes.

Il existe des variantes militaires pour la recherche et sauvetage, le transport et la surveillance des côtes appelés CL-415MP (pour multi purpose, multi-utilisations en anglais). Ils peuvent être équipés de radars de surveillance, de détecteurs infra-rouge frontaux, de radars à antenne latérale, de systèmes de navigation avancés et de puissants équipements de communication. Ils sont adaptés pour les missions amphibies longue portée, avec la possibilité d'amerrir pour un sauvetage, d'arrestation de contrevenants ou de repérage de nappes d'huile. Les Canadairs CL 415 sont aussi surnommés "Pélican"

Utilisateurs

En 2007 :

  • Canada - 17 (Québec - 8 CL-415 et Ontario - 9 CL-415) ;
  • Croatie - 3 (CL-415) ;
  • France - 14 (CL-415) ;
  • Grèce - 9 (CL-415 - 8 et CL-415MP - 1) ;
  • Italie - 13 (CL-415) ;
  • Espagne - 2 (CL-415).
  • Malaisie - 1 (CL-415).

Accidents rapportés

Des 60 avions construits, sept ont été rendus inutilisables à la suite d'accidents de travail:

Pélicans 36, 37 et 44 le 31-07-2005 dans le golfe de la Revellata (Calvi)

  • 11 novembre 1997 - F-ZBFQ/43 - Sécurité Civile de France ;
  • 16 août 2003 - I-DPCN/ 9 - SOREM Italie ;
  • 8 mars 2004 - F-ZBEZ - Pélican 41 - Sécurité Civile de France ;
  • 18 mars 2005 - I-DPCK/22 - SOREM Italie ;
  • 1 août 2005 - F-ZBEO - Pélican 36 - Sécurité Civile de France, disloqué en vol. Etait en opération sur Calvi avec les Pélicans 37 et 44.
  • 23 juillet 2007 - 2055 - Forces aériennes grecques
  • 23 juillet 2007 - I-DPCX - SOREM Italie

Légende urbaine

Une légende urbaine persistante veut qu'un plongeur ait été retrouvé sur les lieux d'un incendie éteint par un Canadair. Les écopes utilisées par les Canadair sont de la taille d'un verre d'eau, afin de ne pas freiner l'avion en phase d'écopage. De plus, les écopes présentent des grilles dont les espaces font à peine la taille d'un doigt. Un tel événement est donc impossible mais cette légende urbaine est quand même reprise dans le film La turbulence des fluides de Manon Briand.