Certains chercheurs dont en France Franck Courchamp estiment que cet effet peut être exacerbé ou provoqué suite aux pressions anthropiques. On parle alors aussi d'effet « rareté ».
En effet, comme le sous-entend le proverbe "ce qui est rare est cher", une valeur arbitraire élevée peut être attribuée par l'Homme à des espèces vivantes rares ou à des éléments de leur environnement.
Ceci existait dans les rituels de sociétés traditionnelles (Ex : à Bali, chez les populations de religions inspirées par l'hidouisme, lors de la cérémonie de crémation du cadavre d'un dignitaire, sa famille devait sacrifier un rhinocéros).
Un effet Allee particulier se manifeste aussi dans les sociétés modernes au travers de certaines activités telles que :
- la collection d'animaux, de plantes rares (cactées, orchidées...) ou de curiosité naturelle (insectes, coquillages, œufs, plumes, orchidées, fossiles, météorites, etc…),
- le phénomène « NAC » (Nouveaux Animaux de Compagnie ; animaux exotiques recherchés par certains particuliers),
- écotourisme
- médecine traditionnelle
- chasse d'animaux rares et recherche de trophées
- bois précieux
- ivoires
- orpaillage
- marchés du luxe (ex : caviar) et de l'exotisme, etc.
Cet effet pose des problèmes particuliers en conservation de la nature, laissant penser que le fait de déclarer une espèces "rare" pourrait la mettre en danger.
Cet effet particulier fait l'objet de recherche interdisciplinaire (écologie, mais aussi économie et sciences sociales dont socio-psychologie et anthropologie), dont en France avec l'ANR et un projet de thèse.