Encephalitozoon cuniculi fut la 1ere infection de mammifère observée chez le lapin en 1922. Il peut infecter les lapins, les souris et les rats de laboratoire. Le parasite provoque des granulomes cérébraux et cause des infections chroniques du lapin. Cette infection pose problème dans les animaleries de laboratoires mais surtout dans les élevages de lapins. La prévalence d’Encephalitozoon cuniculi chez les lapins sauvages est inférieure à 25% alors qu’elle est de 76% pour les lapins de laboratoire.
Chez l’homme, le 1er cas a été décrit en 1959 elle concernait un garçon de 9 ans présentant des maux de tête, de la fièvre et des convulsions. Cependant les cas d’infection étaient assez rares; mais une forte augmentation est observée depuis le milieu des années 70 avec l’augmentation du nombre d’immunodéprimé (greffe, VIH…). Ce parasite peut entraîner des hépatites et des conjonctivites, il est dangereux notamment pour les personnes immunodéprimés.
Récemment une infection du cerveau chez l’homme a été constaté, suite à ces observations, l’institut national des maladies allergiques et infectieuses des Etats-Unis a récemment classé Encephalitozoon cuniculi comme un agent infectieux émergent.
Le diagnostic peut se faire grâce à des techniques sérologiques (test ELISA) ou par examen histologique; une technique de PCR a aussi été développée pour le diagnostic de ce parasite.
Concernant le traitement, il existe différentes molécules plus ou moins efficaces notamment l'albendazole qui est utilisé lors des infections chez les personnes séropositives. Certains corticoïdes peuvent aussi être utilisés.