À peine une trentaine d'exemplaires furent utilisés avant l'armistice par l'Aviation Royale Italienne. Puissant et robuste, il se révéla un adversaire redoutable pour les meilleurs chasseurs alliés.
Le Fiat G.55 était utilisé pour des missions de défense du ciel de la capitale italienne avec la 353ème Escadrille CT. Très peu de Fiat G.55 Centauro furent confisqués par l'aviation allemande car les pilotes de l'Aviation Royale Italienne les avaient sabotés pour empêcher leur récupération. Avec la naissance de la République Sociale Italienne et la constitution d'une nouvelle force aérienne, la production des G.55 fut à nouveau autorisée. Les succès remportés par les pilotes italiens à bord de ces avions montrent la redoutable efficacité de cet appareil.
Les bombardements répétés des usines Fiat le 25 avril 1944 réussirent à en bloquer la production. Les bombardements du 25 avril montrèrent ce que voulait dire la défense aérienne de l'Italie du Nord de cette époque. Les alliés arrivèrent avec plus de 100 bombardiers au-dessus des usines Fiat et déversèrent plus de 200 tonnes de bombes. Quelques chasseurs Macchi et sept Fiat G.55 tentèrent en vain une interception. Les alliés dénombrèrent quand même la perte de sept B-24 Liberator.
Durant la dernière année du conflit, 37 avions Fiat G.55 furent fabriqués livrés, 73 autres fabriqués n'auront pu être livrés intacts.
Une variante Fiat G.56 sera également expérimentée, équipée du même moteur.