Gnathanodon speciosus

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Introduction

Carangue royale

Carangue d’or
Gnathanodon speciosus
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
Super-classeOsteichthyes
ClasseActinopterygii
Sous-classeNeopterygii
Infra-classeTeleostei
Super-ordreAcanthopterygii
OrdrePerciformes
Sous-ordrePercoidei
FamilleCarangidae
GenreGnathanodon
Nom binominal
Gnathanodon speciosus

(Forsskål, 1775)

La carangue royale ou carangue d'or (Gnathanodon speciosus), est un poisson de la famille des Carangidés.

Taxonomie et dénomination

La carangue royale, qui est la seule espèce du genre Gnathanodon, fait partie de la famille des Carangidés, de l'ordre des perciformes et du sous-ordre percoidei.

La première description scientifique d'un individus de cette espèce est réalisée par le naturaliste Peter Forsskål (également connus sous le nom de Pehr Forsskål), en 1775.

Synonymes :

  • Caranx cives (De Vis, 1884)
  • Caranx edentulus (Alleyne & Macleay, 1877)
  • Caranx panamensis (Gill, 1863)
  • Caranx speciosus (Forsskål, 1775)
  • Gnathodon speciosus (Forsskål, 1775)
  • Gnathonodon speciosus (Forsskål, 1775)
  • Scomber speciosus (Forsskål, 1775)

Noms vernaculaires :

  • Belle carangue (Nouvelle-Calédonie)
  • Carangue chasseur (Seychelles)
  • Carangue citron (République de Maurice)
  • Carangue dorée (Polynésie française)
  • Carangue d'or (République de Maurice - Maldives)
  • Carangue jaune (République de Maurice - Nouvelle-Calédonie)
  • Carangue le gueule pourrie (République de Maurice)
  • Carangue pilote (République de Maurice)
  • Carangue royale (France métropolitaine)
  • Carangue royale jaune (France métropolitaine - Djibouti - Île de la Réunion)

Morphologie

Les carangues royales possèdent huit épines dorsales, de 18 à 20 rayons mous dorsaux, 3 épines anales et de 15 à 17 rayons mous anales. Le corps est de couleur argenté mêlée d'un jaune brillant. Le corps est marqué d'une dizaine de barres verticales sombres, qui tendent à s'effacer chez les adultes dont le corps se marque de quelques points noirs. Les nageoires sont jaunes. La nageoire pectorale est en forme de faux et de couleur jaune. La nageoire anale possède deux pointes distinctes.

Elles se distinguent également par leur absence de dentition

Le maximum de taille connu est de 120 cm, mais la plupart des prises dépasse rarement les 60 cm, et le poids maximal répertorié est de 15 kg.

Répartition géographique

Ces poissons tropicaux peuplent des eaux chaudes entre les latitudes 30°N et 30°S. Ils peuplent les eaux des océans Pacifique et Indien, et des nombreuses îles de ces deux océans. En Afrique, ils sont présents de la mer Rouge jusqu'à Madagascar. Ils sont présent dans les eaux des îles au sud de l'Inde et du Sri Lanka. Dans le Pacifique, la limite de peuplement nord se trouve au sud du Japon et à Hawaii. Au sud, ils sont présent sur les côtes Est et Ouest de l'Australie. Sur la côte Ouest des Amériques, ils peuplent les eaux de la Basse-Californie-du-Sud et du golfe de Californie jusqu'à l'Équateur.

Comportement

Ces carangues vivent sur les côtes récifales. Elles sont présentes dans les eaux des lagons profonds et sur les bords extérieurs des récifs barrières, côté océan. Elles se déplacent généralement en petit bancs. Elles se nourrissent en particulier de petits crustacés et invertébré présents dans les fond sablonneux, mais se nourrissent aussi de petits poissons présents dans le zooplancton. Ce régime alimentaire est probablement à mettre en relation avec leur absence de dentition. Les juvéniles accompagnent parfois les grandes méduses pélagiques, trouvant protection dans leur forêt de tentacules. Elles sont aussi connues pour accompagner parfois les grands requins, les grands poissons mais aussi les plongeurs, probablement à la recherche de protection et de nourriture.

Pêche

La carangue royale peut-être capturée à la traîne et à la ligne de fond. Elle est parfois capturée par les pratiquants de la pêche sportive. Son importance commerciale est peu élevée, l'espèce étant généralement une prise secondaire. Elle est généralement commercialisée fraiche mais aussi séchée ou salée. Son prix semble assez élevé sur les marchés locaux. Elle est élevée en aquaculture et fait l'objet d'un commerce destiné aux amateurs.

Sa chair ne semble présenter aucun danger particulier relativement à la ciguatera.