Introduction
Les 67 guérisons miraculeuses reconnues par l'Église catholique
De très nombreuses personnes affirment avoir été guéries à Lourdes. En 1884, l'Église catholique a mis en place une structure (le bureau des constatations médicales) pour examiner les déclarations et, parfois, authentifier les miracles. Elle se montre très prudente, un seul cas authentifié à tort et démenti ensuite par la médecine pourrait avoir des conséquences graves dans l'esprit des croyants. Le processus d'authentification passe par trois grandes étapes : examen par le bureau médical de Lourdes, transfert au bureau médical international, investigation par le diocèse d'origine de la personne guérie.
Le diocèse d'origine de la personne guérie statue sur l'état de miracle. Le sens à donner à la guérison est alors le guide principal de l'évêque concerné (il doit s'agir d'un « signe de Dieu » et non d'une simple guérison).
À ce jour, 67 guérisons ont reçu le statut de « guérison miraculeuse » après un processus qui peut s'étaler sur plusieurs années.
Examen scientifique
Seules les deux premières étapes ont un caractère véritablement scientifique (la dernière étape est essentiellement de nature religieuse) et mènent à une éventuelle déclaration du bureau sur le caractère non explicable scientifiquement au moment de la guérison. À cette étape, les médecins invités à s'exprimer (et l'avis ainsi formé) ne se limitent pas aux seuls médecins catholiques. Tout médecin présent peut tenter de proposer une explication naturelle à la guérison.
Les critères de base examinés par le bureau médical sont les suivants :
- La maladie doit avoir été elle-même authentifiée et le diagnostic confirmé préalablement à la supposée guérison.
- Le pronostic doit être totalement clair pour les médecins (y compris quand il s'agit de lésions à caractère permanent ou d'un pronostic de décès).
- La guérison doit être complète, immédiate, sans convalescence, définitive et sans rechute.
- Aucun des traitements ne peut être considéré comme la cause de la guérison, ni y avoir contribué.
Ces critères stricts éliminent rapidement la grande majorité des déclarations avant même leur examen par les autorités religieuses comme en témoignent les dossiers conservés au bureau médical, lesquels sont librement accessibles.