L'interrogatoire recherche, outre les signes urinaires, des circonstances aggravantes comme la prescriptions de certains médicaments avec effet atropinique. La gêne peut être quantifiée à l'aide d'un questionnaire utilisé essentiellement aux États-Unis.
L'examen clinique recherche un globe vésical, tuméfaction de la partie basse de l'abdomen pouvant correspondre à une vessie distendue du fait de l'obstacle prostatique.
Le toucher rectal (palpation de la prostate à travers le rectum) permet d'en apprécier la taille et de détecter une irrégularité qui peut être le premier signe d'un cancer.
Un taux sanguin élevé de PSA (antigène prostatique spécifique) est corrélé à la taille de la prostate et permet de dépister un cancer de la prostate s'il est très augmenté.
Si besoin, une sonde à ultrasons permet de quantifier le volume vésical résiduel, ce qui permet d'apprécier le retentissement de l'hypertrophie prostatique.
L'exploration urodynamique analyse les pressions et le débit de la miction. Cet examen permet d'évaluer précisément l'effet d'un traitement mais est rarement indispensable en pratique courante.
En fonction de la gêne et du traitement envisagé, l'exploration peut être complétée par une échographie de la prostate par introduction d'une sonde dans le rectum du patient, par une uréthrocystoscopie (introduction d'un endoscope souple dans l'urètre jusqu'à la vessie), permettant de visualiser l'empreinte de la prostate