Introduction

Jaguar XJ6 (1989)
La XJ apparaît au Salon de Paris 1968 mais c’est dès 1962 qu’un investissement colossal est effectué pour cette auto qui a pour ambition de renouveler la gamme Jaguar. Elle allie modernisme, tradition, confort et offre une bonne tenue de route. Sa ligne due à William Lyons concilie pureté et classicisme.
Les moteurs disponibles appartiennent à la famille XK et sont déclinés en deux cylindrées, 2,8 l et 4,2 l, avec un choix de transmissions manuelles avec ou sans overdrive, ou automatique. La XJ se décline sous la marque Daimler dès 1969 : elle se reconnaît à sa calandre nervurée en son sommet et à son intérieur plus luxueux : c’est la « Sovereign ». En juillet 1972, la Jaguar XJ12 (Double six chez Daimler) est présentée équipée du moteur V12 de la TypeE S3. Et à l’automne une carrosserie à empattement long (+10 cm) est proposée pour les XJ 6 et XJ12 (mais celles-ci ne sont pas livrées en France).
À l’automne 1973, un nouvel habillage apparaît, la « Série 1 » laisse sa place à la « Série 2 » reconnaissable entre autre à son pare-chocs avant rehaussé, à son entourage de calandre proéminent et à une nouvelle planche de bord. La motorisation 2,8 l n’est plus au catalogue. Les deux carrosseries (châssis court et long) restent disponibles jusqu’à l’automne 1974, puis les berlines à châssis court disparaissent progressivement. Les berlines « longues » (XJ6L) font leur apparition en France alors qu’au même moment les Daimler six cylindres cessent d'être importées. En fin d’année 1974, les XJ6 et XJ 12 coupé, reprenant le châssis court, sont proposées (un an après leur présentation au Salon automobile de Francfort 1973, du fait d’une mise au point difficile). Elles seront retirées du catalogue dès la fin 1977, ce qui en fait des autos rares, voire très rares sous la marque Daimler. Au printemps 1975, présentation des berlines (châssis long) à moteur 3,4 l qui sont réservées au marché britannique. Cette même année, les carburateurs font place à une injection Lucas Bosch sur le V12.
Au mois de mars 1979 apparaît la XJ « Série 3 » à la carrosserie retouchée ; elle ne reprend, pratiquement aucun embouti de l’ancienne caisse même si l’aspect général reste semblable. La liste des modifications est longue : pavillon plus fuyant, pare-brise plus incliné, déflecteurs aux portes avant supprimés, poignées encastrées, pare-chocs massifs et nouvelle calandre. D’importantes modifications sur le V12 apparaissent pendant l’été 1981, c’est le HE avec culasses à toit en pente Fireball-May. À l’automne 1982, la finition Sovereign, en 6 et 12 cylindres est désormais distribuée sous la marque Jaguar et le label Daimler ne s’applique plus qu’à la très luxueuse Vandes Plas HE. La console centrale est remaniée et les placages bois font leur réapparition sur les contre-portes de tous les modèles.
En octobre 1986, la XJ6 »Série3 » est remplacée par la nouvelle génération de XJ dénommée XJ 40. Quant à la XJ 12, elle continue sa carrière jusqu’en octobre 1992 sous la marque Jaguar et jusqu’en avril 1993 sous la marque Daimler. Cela marque l’extinction définitive du dernier dessin du fondateur.