La joaillerie est étymologiquement l'art de fabriquer des joyaux, et plus largement des objets de parure mettant en valeur principalement les pierres précieuses, les pierres fines, les pierres ornementales et les perles, en utilisant pour les montures les métaux précieux suivants : l'or, le platine et parfois le palladium. Depuis quelques années, certaines des pièces de joaillerie de très haut de gamme sont réalisées en titane.
Ce sont par exemples :
- les solitaires,
- les alliances symbole d'éternité,
- les bagues entourages constitués d'une pierre de centre entourée de diamants,
- les colliers, les rivières de diamants,
- les pendentifs tout de pierres sertis,
- les diadèmes et couronnes,
- les boucles d'oreilles assorties pour ainsi faire des parures complètes,
- et tout autre objet mettant en scène d'importante quantité de pierres (trônes, statues, automates, œufs de Fabergé, etc.)
La joaillerie est donc essentiellement, la mise en scène des pierres avec un support en métal précieux.
Les acides sont utilisés pour enlever le Borax (produit liquide pour souder qui se cristallise).
Le mélange pour enlever le borax se nomme le déroché, 1 partie d'acide sulfurique, 9 parties d'eau.
Ce déroché permet aussi de désoxyder les bijoux après coulée par le procédé de fonte à cire perdue.
La fabrication de la joaillerie repose sur le moulage, la déformation, le pliage, le limage, le sciage, et la soudure de pièces de métaux précieux.
Moulage
Cette technique consiste à fabriquer un modèle en métal qui servira à réaliser un moule. Ce moule sera ensuite utilisé pour produire une ou plusieurs pièces. Les pièces moulées son,t ensuite polies soit par un procédé mécanique soit par un procédé chimique.
Le sertissage
Le sertissage consiste à fixer une pierre précieuse ou fine sur une monture métallique, en déplaçant une partie de ce métal. Les techniques couramment utilisées pour le sertissage sont :
- Serti griffes : Les griffes sont des tiges en métal sortant de la monture, tiges que le sertisseur vient replier en ergots sur la pierre pour la fixer. C'est la technique qu'on utilise couramment sur les solitaires.
- Serti grains : C'est un petit copeau de métal qui est poussé par une échoppe coupante qui le sort de la masse de métal (sans l'en désolidariser) du bijoux, pour le rabattre sur le bord de la pierre. Ces grains maintiennent fermement la pierre, se comportant comme de minuscules griffes.
- Serti clos : une mince plaque de métal précieux entoure le logement de la pierre. On replie la feuille sur tout le périmètre de la pierre, la solidarisant ainsi à la monture.
- Serti rails : Les pierres sont glissées entre deux rails, cette technique est surtout utilisée pour les alliances.
- Serti mystérieux ou invisible : Inventé par Van Cleef et Arpels, cette technique rends le métal totalement invisible.
- Serti "LS" : Nouvelle procédure de sertissage brevetée et déposée par la société Lyon Serti. Ce serti consiste à entourer la pierre d'un fin rebord de métal à l'aide d'un outil spécial. La trace laissée par cet outil dévoile un motif d'un brillant incomparable.
Les pierres utilisées en joaillerie, ou gemmes sont les pierres précieuses, les pierres fines, et les pierres dures ou ornementales.
Les pierres précieuses sont le diamant, l' émeraude, le rubis et le saphir. Les pierres fines est un vaste ensemble de pierres qui ne sont pas considérées comme précieuses, mais ont une belle couleur et une belle transparence, les rendant aptes à l'usage en joaillerie. On les appelle également pierres semi-précieuses. Leur usage chez les plus grands joailliers se sont élargis depuis les années 1980, après de larges usages novateurs par Cartier dans les années 1940. Ce sont entre autres le topaze, le cristal de roche, l'améthyste, l'aigue marine, le péridot et la citrine.
Les pierres dures , également nommées pierres ornementales, les plus courantes sont le lapis-lazuli, la malachite et le quartz. Les pierres dures sont surtout utilisées dans des objets de joaillerie, en combinaison avec des pierres précieuses et/ou fines.
Le titane
Les pièces en titane utilisent les spécificités de ce matériau que sont la rigidité et la légèreté pour atteindre des dimensions jamais vues, telles que celle de fleurs de 18 cm de diamètre ou de grands papillons, etc. Ces pièces en titane sont réalisée par coulage à la cire perdue, puis polies.
Les échanges entre lapidaires, diamantaires, joailliers, bijoutiers, etc. sont basés sur ce principe : par exemple, un diamantaire va confier dans de petits sachets aux plis toujours identiques, des sommes considérables de diamants, appelés plus souvent brillants, à celui qui va concevoir le bijou, le joaillier. De même, le lapidaire avec ses pierres de couleur.
Les reçus, signatures, engagements, cautions, etc. ? Aucun. L'engagement est total, le dérapage absolument déconseillé. Fable ou réalité, une bande dessinée, Les Immortels, évoque cette relation de confiance et d'engagement absolu jusque sur la prestigieuse place d'Anvers.
L'évocation de cette pratique dans ces métiers ne peut pas être faite sans en indiquer les garde-fous. En effet une solide et constante jurisprudence de la Cour de cassation, en France, fait de la non restitution, à première demande, d'un confié, un abus de confiance, c’est-à-dire un délit passible du Droit pénal.
La joaillerie, à proprement parler — l'art de monter les pierres précieuses pour en faire des bijoux — naîtra ainsi réellement sous le règne de Louis XIII. Le Cardinal Mazarin en développera le goût, en acquérant les plus beaux diamants de son temps, en les faisant monter en bijoux, et en les léguant à la Couronne de France. Sous le roi Louis XIV, Mme de Montespan avait dit-on, une parure de bijoux assortie à la couleur de chacune de ses robes.
À cette époque le nom des grands orfèvres-joailliers du Roi, sont bien connus: Claude Ballin (1615-1678), Claude Ballin (le Jeune) (1660-1754), Nicolas Delaunay (1646-1727), Philippe van Dievoet dit Vandive (1654-1738), Jean de Lens (1616-1684), François-Thomas Germain etc...
Les joailliers ou les orfèvres du Roi, étaient des personnages d'ailleurs prestigieux et souvent anoblis.
En France
préparant au Certificat d'aptitude professionnelle d'ouvrier joaillier
- Le CFA de Saumur de la CCI du maine et loire, propose une formation complète en bijouterie, joaillerie et sertissage.
- la "BJO", ou École de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie (école privée soutenue par le syndicat professionnel),
- Lycée professionnel Jean Guéhenno, à Saint-Amand-Montrond
- Lycée professionnel Nicolas Flamel, affilié à l'école Boulle ;
- Lycée professionnel de la SEPR, Lyon
- l'Association pour la Formation Et le Développement des Arts Plastiques (école privée), AFEDAP,
- Lycée professionnel Amblard,
- Lycée professionnel Edgar Faure,
- Lycee professionnel Charles peguy 33000 BORDEAUX
Préparant à la création en joaillerie
- Le Lycée Jean Guéhenno, DMA (Diplôme des Métiers d'Arts) Art du Bijou et du Joyau
- l'école Boulle, DMA (Diplôme des Métiers d'Arts) art du bijou et du joyau
- Le Lycée Nicolas Flamel rue Montmorency à Paris 75003 pour le BMA ( Brevet des métier d'art)
- La SEPR, DMA art du bijou et du joyau
Préparant au Certificat d'aptitude professionnelle d'artisan bijoutier et orfèvre
- Ecole TANE de bijouterie et d'orfèvrerie. Ploërmel (56) - CAP art et technique de la bijouterie
Autres formations
Il existe plusieurs formations adaptées à ce métier. Elles préparent aux diplômes suivants: -CAP bijoutier option polissage -CAP arts du bijou et du joyau -CAP métaux précieux option bijouterie -CAP sertissage en haute joaillerie -CAP lapidaire option diamant et option pierres précieuses
- Le lycée Amblard Valence (France), B.M.A et C.A.P Art du bijou et du joyau et sertissage en haute joaillerie.
- Mention complémentaire de joaillerie, cfa "BJO" 58 rue du louvre, Paris
En Allemagne
- Zeichenakademie Hanau, Berufs-, Berufsfach- und Fachschule für edelmetallgestaltende Berufe
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- Liste des métiers d'art en France
- Joyau
- Contrôle des principales marques du secteur:Joaillerie
Bibliographie
Ouvrages anciens
- Placide Boué, Traité d'orfèvrerie, bijouterie et joaillerie : contenant la description détaillée des caractères physiques et chimiques des métaux et des pierres précieuses qui constituent les matières premières de cette belle branche de l'industrie française, Chez Delaunay, Paris, 1832
- Payl Lacroix et Ferdinand Séré, Le livre d'or des métiers : Histoire de l'orfèvrerie-joaillerie et des anciennes communautés et confréries d'orfèvres-joailliers de la France et de la Belgique, Séré, Paris, 1850, 216 p.



