Le MV Derbyshire sombra le 9 septembre 1980 durant le typhon Orchid, au sud du Japon, par 25°30' N et 130°30' E. Les 42 membres d'équipage périrent, ainsi que deux femmes qui avaient embarqué.
À l'origine, la négligence de l'équipage fut considérée comme la principale cause du naufrage, mais l’International Transport Workers' Federation (ITF) lança sa propre en enquête pour trouver l'épave. Bien que cette entreprise ait été considérée comme sans espoir, le syndicat persévéra, même s'il ne pouvait payer que huit jours de recherches. L'épave fut finalement retrouvée en juin 1994, quasiment à la fin de cette période de huit jours, grâce au sous-marin télécommandé Magellan qui prit de nombreuses photos pour confirmer qu'il s'agissait bien du Derbyshire. L'orientation étrange de l'épave fut signalée dans un rapport le 12 mars 1998, ce qui incita le gouvernement britannique à réouvrir l'enquête sur les causes du naufrage.
Cette enquête commença le 2 avril 2000, et conclut finalement que le navire avait sombré à cause de problèmes structurels tout en innocentant l'équipage. Douze dégagements d'air (bouches de ventilation) ont laissé rentrer de l'eau dans la cale Nr 1 (à l'avant), ce qui a alourdi l'avant du navire, lui permettant d'embarquer encore plus d'eau et de sombrer très rapidement par l'avant. S'y ajoutaient de hautes vagues submergeant l'avant et des pressions dans les cales pour lesquelles le navire n'était pas conçu.