Le BTA-6 (Большой Телескоп Азимутальный, ou Grand Télescope Altazimutal) fut pendant plusieurs années le plus grand télescope du monde à miroir rigide. Le BTA-6 possède un miroir primaire de 6 m de diamètre et est abrité dans une coupole de 48 m de diamètre à une altitude de 2070 m. Voyant sa première lumière fin 1975, il détint le record depuis sa mise en service jusqu'en 1993, quand il fut surpassé par le télescope Keck 1 à Hawaii. Les télescopes plus récents de taille comparable ou de plus grande taille ont ensuite utilisé des miroirs flexibles ou segmentés, et le BTA-6 demeure le plus grand télescope du monde à miroir rigide. Sa monture azimutale nécessite l'usage d'un dispositif de dérotation de champ pour conserver l'orientation du champ de vision.
Les premiers résultats furent décourageants à cause de l'optique médiocre et même la fissuration du premier miroir en borosilicate, qui fut remplacé en 1978. La grande coupole et le miroir massif de 42 tonnes rendent difficile le maintien du télescope à une température convenable constante lors des sessions d'observation. La turbulence atmosphérique due à l'écoulement de l'air sur les sommets voisins du Caucase peut conduire à un médiocre "seeing" sur le site, et les observations ayant une résolution angulaire meilleure qu'une seconde d'arc sont rares.
Les problèmes initiaux du BTA-6 furent assez importants pour que James Oberg les incluent dans son livre de 1988 Uncovering Soviet Disasters. En dépit de ces difficultés, le BTA-6 demeure un instrument astronomique important et est toujours opérationnel, capable de fournir des images d'objets aussi faibles que la 26 magnitude.
Des observations supplémentaires sont faites avec deux télescopes Carl Zeiss de 1 m et de 0,6 m voisins du BTA-6.