La phobie sociale (DSM-IV 300.23) consiste en une peur persistante et intense d'une ou de plusieurs situations sociales ou de performance qui peuvent exposer la personne à l'observation attentive d'autrui. Celle-ci craint que ses actions la mettent dans une situation embarrassante ou humiliante. Par ailleurs, les enfants qui ont ce trouble ont des relations normales surtout avec leur proches, et leurs amis. Mais ceci n'est pas systématique, il faut en fait que le sujet soit certain d'être aimé pour pouvoir s'impliquer dans des relations. Il faut un autre critère pour poser ce diagnostic, soit que la situation sociale redoutée provoque chaque fois la même anxiété, qui peut prendre la forme d'une crise de panique. Les situations sociales ou de performance provoquent une détresse intense et sont évitées, mais cet évitement perturbe profondément les activités de l'individu, notamment les activités scolaires de l'enfant. Enfin, pour poser ce diagnostic chez une personne de moins de 18 ans, il faut que les symptômes durent depuis au moins six mois.
Les phobies sociales peuvent être très variées (on estime que 3% à 13% de la population en est atteinte), cela peut aller d'une gène limitée à une situation (éreutophobie : peur de rougir en public) à un blocage social complet, empêchant la personne de sortir de chez elle.
Attention de ne pas confondre la phobie sociale et la timidité ou le trac. Ce sont des réactions normales, et qui arrivent à se combattre par la volonté. La phobie sociale va bien au-delà, la souffrance est réelle et demande souvent un traitement psychologique pour apprivoiser ces réactions.