Cette page a pour objet de présenter un arbre phylogénétique des Primates, c'est-à-dire un cladogramme mettant en lumière les relations de parenté existant entre les différents groupes (ou taxa) d'organismes vivants. Du fait de ses méthodes nouvelles basées notamment sur la biologie moléculaire, la phylogénie, science récente à l'origine de la classification phylogénétique du vivant, est en plein essor et propose parfois des résultats en contradiction avec l'ancienne classification uniquement basée sur des critères morphologiques et physiologiques. Aussi certains points particuliers font-ils encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique. L'objectif, s'il y a lieu, est également de présenter ces derniers ici.
Ce cladogramme mentionne aussi bien les groupes encore représentés dans la nature actuelle que ceux qui sont éteints (il inclut donc les groupes fossiles).
À la suite d'un taxon, sa période d'apparition, quand elle est connue, peut être indiquée suivant la légende suivante : (Plé) : Pléistocène ; (Pli) : Pliocène ; (Mio) : Miocène ; (Oli) : Oligocène ; (Éoc) : Éocène ; (Pal) : Paléocène ; (Cré) : Crétacé ; (Jur) : Jurassique ; (Tri) : Trias ; (Per) : Permien ; (Car) : Carbonifère ; (Dév) : Dévonien ; (Sil) : Silurien ; (Ord) : Ordovicien ; (Camb) : Cambrien. De plus, pour plus de précisions si possible, (-) : inférieur ; (~) : moyen ; (+) : supérieur.
Le symbole ▲ renvoie à la partie immédiatement supérieure de l'arbre phylogénétique du vivant. Le signe ► renvoie à la classification phylogénétique du groupe considéré.
La phylogénie des Primates a été longtemps perturbée par l'appartenance de l'espèce humaine à ce clade. Aujourd'hui, il est admis par la communauté scientifique, non pas que « l'homme descend du singe » (ce qui n'a pas de sens en cladistique), mais que « l'homme » est un « grand singe », ceci sans remettre en cause ses particularités !
Les Tarsiers, autrefois classés parmi les Prosimiens, sont reconnus comme plus proches des Singes que des Lémuriens.