Cette page a pour objet de présenter un arbre phylogénétique des Psocodea, c'est-à-dire un cladogramme mettant en lumière les relations de parenté existant entre les différents groupes (ou taxa) d'organismes vivants. Du fait de ses méthodes nouvelles basées notamment sur la biologie moléculaire, la phylogénie, science récente à l'origine de la classification phylogénétique du vivant, est en plein essor et propose parfois des résultats en contradiction avec l'ancienne classification uniquement basée sur des critères morphologiques et physiologiques. Aussi certains points particuliers font-ils encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique. L'objectif, s'il y a lieu, est également de présenter ces derniers ici.
Ce cladogramme mentionne aussi bien les groupes encore représentés dans la nature actuelle que ceux qui sont éteints (il inclut donc les groupes fossiles).
À la suite d'un taxon, sa période d'apparition, quand elle est connue, peut être indiquée suivant la légende suivante : (Plé) : Pléistocène ; (Pli) : Pliocène ; (Mio) : Miocène ; (Oli) : Oligocène ; (Éoc) : Éocène ; (Pal) : Paléocène ; (Cré) : Crétacé ; (Jur) : Jurassique ; (Tri) : Trias ; (Per) : Permien ; (Car) : Carbonifère ; (Dév) : Dévonien ; (Sil) : Silurien ; (Ord) : Ordovicien ; (Camb) : Cambrien. De plus, pour plus de précisions si possible, (-) : inférieur ; (~) : moyen ; (+) : supérieur.
Le symbole ▲ renvoie à la partie immédiatement supérieure de l'arbre phylogénétique du vivant. Le signe ► renvoie à la classification phylogénétique du groupe considéré.
Les Psocodea regroupent les anciens Psocoptera et Phthiraptera, les seconds, parasites, semblant être apparus à deux reprises (groupement polyphylétique ?) au sein des premiers (qui forment donc un groupe paraphylétique), parmi les Troctomorpha.
La phylogénie des Ischnocera n'est pas élucidée, l'analyse des données morphologiques et moléculaires produisant des résultats incompatibles entre eux. La classification d'Eichler (1963) semble en tout cas être obsolète, nombre de ses familles et sous-familles étant paraphylétiques.
Johnson, K. P., Yoshizawa, K. et V. S. Smith. 2004. « Multiple origins of parasitism in lice ». Proceedings of the Royal Society of London 271: 1771-1776.