Ces caractéristiques atypiques des pulsars concernent :
- leur période de rotation, très longue pour un pulsar (6 à 12 secondes)
- leur ralentissement très rapide, signe probablement d'un objet très jeune (l'âge caractéristique de ces objet est de l'ordre de quelques milliers d'années)
- leur champ magnétique, dont l'intensité est déduite de leur ralentissement, dont la valeur typique est de 10 teslas. Cela en fait les objets possédant les champs magnétiques les plus élevés de l'univers.
Du fait de l'extrême valeur du champ magnétique des pulsars X anormaux, ceux-ci sont considérés comme les représentants les plus extrêmes d'une classe plus vaste de pulsars à fort champ magnétique, les magnétars.
La faiblesse des âges caractéristiques estimés, associée à la présence fréquence de rémanents de supernovae plaide pour des objets jeunes, malgré leur période très élevée pour des pulsars. Il est supposé que c'est le champ magnétique extrême de ces objets qui est à l'origine d'un ralentissement très important de pulsars qui, à l'origine, avaient une période de rotation plus caractéristique de pulsar jeunes (quelques dizaines de millisecondes).
Le principal mystère entourant ces objet vient de l'origine de leur émission X : pour certains, aucun compagnon ou aucune nébuleuse n'est détecté dans le voisinage de certains, qui pourraient fournir la masse nécessaire au rayonnement qui serait produit par un phénomène d'accrétion.
On note, pour plusieurs pulsars, que le champ magnétique dépasse le champ magnétique critique de 4,4×10 teslas, pour lequel l'écart d'énergie entre les niveau de Landau (définie par la fréquence cyclotron d'un électron plongé dans un champ magnétique) dépasse l'énergie de masse d'un électron. Il n'existe cependant aucune limitation fondamentale à ce que cette valeur critique soit dépassée, aussi l'estimation du champ magnétique donnant des valeurs supérieures à cette limite n'est-elle pas remise en cause.