Introduction
| Algèbre |
| Logique |
| Arithmétique |
| Probabilités |
| Statistiques |
Les résultats d'une enquête statistique peuvent donner lieu à de nombreuses représentations graphiques.
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Les résultats d'une enquête statistique peuvent donner lieu à de nombreuses représentations graphiques.
Une règle générale distingue les représentations sans épaisseur (diagramme en bâtons) et les représentations avec épaisseur : dans une représentation sans épaisseur, l'effectif (ou la fréquence) est proportionnel à la hauteur, tandis que dès qu'une surface existe, l'effectif (ou la fréquence) est proportionnel à l'aire.

Diagramme en bâtons issu de l'article Statistiques élémentaires discrètes
Pour des variables quantitatives discrètes, on privilégie le diagramme en bâtons, mais on voit apparaître parfois des représentations avec épaisseur.

Diagramme en rectangle avec lissage

Diagramme en camembert
Pour des variables qualitatives, on utilise fréquemment les diagrammes circulaires dits « en camembert », demi-circulaire ou rectangulaire. On trouve aussi des diagrammes figuratifs avec le danger évoqué plus haut.
Article détaillé : Histogramme

Histogramme avec lissage
On utilise l'histogramme en respectant la règle des aires. Pour éviter tout danger, il est préférable de travailler avec des classes d'amplitude constante. Dans ce cas, les hauteur des rectangles sont proportionnelles aux effectifs (ou aux fréquences). Le cas des classes d'amplitudes variables se révèle plus délicat et est traité dans statistiques élémentaires continues. On trouve aussi pour les variables continues la même tentative de lissage avec la même réserve sur la règle des aires.

Polygone des fréquences cumulées avec lecture de quartiles
Pour les variables continues, on peut tracer le polygone des effectifs (ou fréquences) cumulés. Le principe du tracé est expliqué dans l'article statistiques élémentaires continues. Ce polygone, permet de lire très rapidement l'effectif d'un intervalle de la forme [x1,x] et , par différence, l'effectif de tout intervalle. Elle permet aussi de lire très rapidement les quartiles et les déciles. Cette représentation préfigure le tracé de la fonction de répartition en probabilité.
On voit apparaître parfois un polygone des effectifs cumulés pour des variables discrètes. En toute rigueur, il faudrait tracer un diagramme en escalier.

Exemple de nuage de points
On rencontre principalement cette représentation dans les séries statistiques à deux variables. Elle apparaît aussi de manière moins identifiable dans les cartes géographiques ou météorologique (impact de la foudre, densité de population, présence d'industries,...). L'effectif est alors associé à une taille de point ou une couleur de fond.
Le diagramme en boîte à moustaches résume seulement quelques caractéristiques de position du caractère étudié (médiane, quartiles, min/max ou déciles). Il est utilisé principalement pour comparer un même caractère dans deux populations de tailles différentes. Il s'agit de tracer un rectangle allant du premier quartile au troisième quartile et coupé par la médiane. On ajoute parfois des segments aux extrémités menant jusqu'aux valeurs min/max ou jusqu'au premier et neuvième décile. On parle alors de diagramme en boîte à moustaches ou à pattes.
Les sparklines sont un format développé par Edward Tufte pour des mini-graphiques qui peuvent être insérés dans un texte sur une page.
Tufte décrit les sparklines comme des "graphiques intenses en données, de design simple, et ayant la taille d’un mot". Alors que le graphique typique est conçu de manière à montrer le plus de données possible et qu'il est placé hors du flux de texte, les sparklines sont concis, mémorisables, et localisés précisément à l’endroit approprié.
| Sparklines U.S. stock market activity (February 7, 2006) | |||
|---|---|---|---|
| Day | Index | Value | Change |
![]() | Dow Jones | 10765.45 | −32.82 (−0.30%) |
![]() | S&P 500 | 1256.92 | −8.10 (−0.64%) |
![]() | Nasdaq | 2244.83 | −13.97 (−0.62%) |
Les graphiques n’apparaissent qu’avec le développement de la statistique et les progrès de l'imprimerie à la fin du XVIII siècle. Il se produit une lente évolution depuis les tableaux de chiffres alors en usage, vers des tableaux semi-graphiques comme le tableau du docteur Quesnay. Les premières méthodes de représentation véritablement graphiques sont issues d'une publication de Joseph Priestley, A Chart of Biography (1765), et des atlas de William Playfair et d’Emmanuel de Las Cases (1799).