Pour références : Buckingham, E. (1914) Phys. Rev.4, 345-376. Et une généralisation de ce théorème dans le cas de classes de problèmes où certaines variables sont fixes : (lien)
où les qi représentent n variables physiques choisies pour la description du problème, exprimées en terme de k unités physiques indépendantes, peut être réecrite sous la forme:
F(π1,π2,…,πp)=0
où les πi sont des nombres sans dimension construits à partir des qi par p = n − k équations de la forme:
πi=q1m1,q2m2…qnmn
où les mi sont des constantes.
Démonstration de la 3ème loi de Kepler
Le théorème de Buckingham suppose grossièrement que toutes les lois de la physique restent valables quelle que soit l'échelle utilisée, c'est-à-dire en particulier même après un étirement des longueurs et du temps.
Supposons donc que l'on étire les longueurs (notées r) de α et le temps (noté t) de β. On pose alors
r′=αr et t′=βt.
Soient une particule fixe de masseM et une particule mobile de masse m (m < < M) soumise uniquement à la force gravitationnelle de la particule de masse M. En écrivant le principe fondamental de la dynamique selon un axe reliant le centre des deux particules, on a:
mdt2d2r=r2GMm
D'après le théorème de Buckingham, on devrait avoir également