En cas d'afflux massif de blessés, par exemple dans le cadre d'un hôpital de campagne mis en place pour un plan rouge à l'avant ou bien à l'arriere PMA ou Service d'Urgences d'un hôpital en cas de plan blanc, on effectue Théoriquement on classifie en quatre Degrés d'urgence :
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urgence dépassée : dans les conditions , il n'est pas efficient de traiter cette personne sans s'acharner aveuglément on la confie au Traitement Palliatifs ,
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urgence absolue (UA) : la personne doit être traitée (voire opérée) immédiatement et sur place ou dans les délais minimaux imposés par le cas et les ressources ;
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urgence relative (UR) : la personne est stable et transportable, elle peut être évacuée vers une structure de soins classique, ou bien mise en attente avant les soins ou le transport ;
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urgence médico-psychologique (UMP) : blessé léger ou impliqué, la personne est dirigée vers une structure parallèle pour sa prise en charge matérielle (le logement provisoire) et psychologique (cellule d'urgence médico-psychologique).
Les échelons UA et UR sont parfois développés en quatre niveaux :
- EU : extrême urgence
- U1 : blessé grave
- U2 : blessé sérieux
- U3 : blessé léger
EU et U1 formant les urgences absolues (UA), U2 et U3 les urgences relatives (UR).
Triage lors Repérage des Sauveteurs à l'Avant
Les secouristes sont souvent les premiers présents sur place, soit qu'il s'agisse de secouristes bénévoles qui tenaient un dispositif préventif, soit qu'il s'agisse de la première équipe de sapeur-pompiers présente sur les lieux (voir l'article Secourisme de l'avant).
En l'absence d'un de professionnels soignants un premier tri peut être fait alors fait par les secouristes ; on parle de « repérage secouriste ». En 2007, le nouveau référentiel de formation (PSE2) a indiqué une procédure de repérage pour les situations avec de multiples victimes (SMV) ; toutefois, le texte semble poser problème au ministère de la Santé, le triage étant une prérogative des médecins [1]. Par ailleurs, de nombreux secouristes sont eux-mêmes perplexes quant à l'utilité de la chose : le temps que l'équipe isolée mette en place les premières mesures (protection, regroupement des victimes valables, prise en charge des première victimes blessées), les renforts seront arrivés.
La procédure est inspirée de la procédure Start :
- regroupement des victimes valides (pouvant marcher), auxquelles on attribue la couleur verte (bracelet, ruban autocollant, …) ;
- pour les victimes non-valides : bilan succinct :
- victime qui ne respire pas : couleur noire,
- victime inconsciente qui respire : couleur rouge (et mise en PLS),
- victime consciente qui respire avec une fréquence supérieure à 30 mouvement par minute : couleur rouge,
- victime consciente qui respire avec une fréquence inférieure à 30 mouvement par minute mais qui a un pouls supérieur à 120 pulsations par minute : couleur rouge,
- victime consciente qui respire avec une fréquence inférieure à 30 et un pouls inférieur à 120 : couleur jaune.
Certains proposent une procédure encore plus simplifiée [2] :
- regroupement des victimes valides ;
- pour les victimes non-valides :
- les victimes allongées conscientes sont recouvertes d'une couverture de survie, visage et lésions visibles,
- les vitimes inconscientes et qui respirent sont mises en PLS et recouvertes d'une couverture de survie, visage et lésions visibles,
- les victimes qui ne respirent pas sont recouverte d'une couverture de survie, visage caché.
Triage de l'avant en cas de contamination
En cas de contamination NRBC (accident ou attentat), le tri est d'autant plus important qu'il détermine aussi l'ordre de décontamination. Deux chaînes de décontamination sont mise en place : une chaîne debout, pour les victimes pouvant marcher, et une chaîne allongée pour les victimes impotentes. Dans le cadre de la décontamination allongée, les personnes inconscientes et qui respirent sont prioritaires sur les personnes ne respirant pas.