L'air liquéfie à 77 K
Nitrogène liquide
Réalité chimique
Victor
L'air liquéfie à 77 K
Nitrogène liquide
Réalité chimique
Si je comprends bien il faut comprimer l'air pour qu'il devienne liquide puis mélanger l'air liquide à de l'azote liquide. Résultat, une pierre, quelque chose de dur quoi, du liquide d'air gelé...
Cailloux dans le ciel
Un Sahara de poussières diverses
Et toutes inaccessibles
NB J'ai un peu plagié Mouloudji
Victor
Cailloux dans le ciel
Caljavo qui dit.
Caljavo tombé du ciel
Nous dit le gaulois.
Cri dans la montagne
Mais comme un mouflon il saute
D'une paroi à l'autre.
La finesse de l'air
Porte suavement aux narines
L'odeur d'une rose.
Les chevaux galoppent,
Crinière dans la nuée fraîche.
L'herbe encore mouillée.
Montagne dans le ciel.
Nuages blancs et neige blanche
Posent dans le ciel bleu.
La neige est au sol.
Le museau à terre, un yack
Tente de manger l'herbe.
Silence nécessaire.
Silence et angoisse du rien.
Silence bienfaisant.
Une main s'approche.
Elle s'approche de l'autre main.
Les coeurs battent ensemble.
Un corps en alerte.
Une attente de douces caresses.
Une attente secrète.
Pour combien de temps
L'amour sera-t-il vécu...
Un jour en secret.
L'amour curcubite.
Chimie des corps amoureux.
Un cru pour la vie.
Avec le temps
Tout va tout s'en va
Et on oublie
Léo Férré, une version pessimiste
Avec le temps
On oublie rien de rien
On s'habitue, c'est tout
Jacques Brel, une version moins pessimiste
Victor
Avec le temps
Le Temps, le cycle de l'impermanence.
Tu as des tendances bouddhistes
Des fois ? Dis monsieur Passant
Le temps passe et ne revient jamais
Puis ça m'ennuierai bien assez
De repasser par la case départ
C'est le pari d'une seule vie
Victor
Tu as des tendances bouddhistesLe temps passe et ne revient jamais
Il est vrai que la pensée bouddhiste pense la sortie du cycle du temps.
En ce qui me concerne le renoncement ne m'engage pas dans cette voie. D'autre part une des strates du temps est le passé et le passé imparfait s'il ne fait pas retour au présent par une fin accomplie, il est qu'un passé peu faire retour pour accomplir dans le présent une fin non arrivée. Les grecs appelaient ce strate du temps. L'aoriste.
Le mythe de l'éternel retour ? En psychologie il y a aussi
Des souvenirs réactualisés qui sont pris pour du présent
C'est un problème de la mémoire assez courant
Nu, le corps s'avance.
Dé-robé, un beau sourire.
Une éclipse au temps.
Parfum d'une fleur.
Parfum de printemps, d'été
D'automne et d'hiver.
Le temps cyclique
Des quatre saisons qui passent
C'est le temps de la nature
L'amour est bourgeon.
Il est chaud, se refroidit
Puis devient glacial.
Un signe de la main.
Tu pars. Alors au revoir.
Des larmes sur mes joues.
Indices et présence
De Toi, dans les doux feuillages
Que la lune éclaire.
Pire Vent Venir
Un Vient D'un
Un sous pire
Vient sous vent
D'un sous venir
Victor
D'un sous venir
Que j'ai sous la main.
Peut-être que j'ai sous le pied...
Hum... Hic. Je suis soûl.
En rêve je te vois.
Alors je m'élance vers Toi.
Je cours... Tu te brises.
La vie exaltante,
Un grondement qui emporte.
Une barque nous attend.
Visage au soleil.
Peau sillonnée, teint brûlé.
Yeux...Miroir de neige.
Un tapis de neige
Là, tombé, froid, silencieux.
L'ai-je commandé ?
L'amour viendra-t-il ?
Présence. Secret des regards.
Faire le premier pas.
Pleurer d'émotion.
Oui bien sûr, tout est comme ça.
Non. Un cinéma.
Clameurs de l'arène.
Le taureau face à l'épée.
Le taureau s'écroule.
Face à face, silence.
Un long dialogue sans les sons.
Nos deux corps se parlent.
Vacarme du torrent,
Mon je t'aime est englouti.
Tes yeux sur mes lèvres.
Le vide du départ
Dans ce plein d'objets de Toi
Que mes larmes inondent.
Le loin est trop loin.
Sans force je me laisse coulé
Dans nos souvenirs.
Implicitement
La tristesse serpente mon corps
Comme le lierre, un arbre.
Une main prend ma main.
Vient dit la voix de cette main.
Enfant, je souris.
L'abscence de la mort.
Silence dans la solitude.
J'entends mon coeur battre.
Angoisse de la nuit.
La nuit noire aux bruits multiples.
J'attends ton retour.

tu as mal dormi ?
Michel
tu as mal dormi ?
Non. Cet Haïku est inspiré d'un poème sans virgule ni point dont voilà le texte.
Le camion aux phares violets au fond de la nuit est angoisse et ta place vide tes mains abscentes mon pas tremblant sur le trottoir désert
Une grave blessure saigne.
Lentement le sang s'écoule.
Le loup pris au piège.
Feuilles mortes sur les branches,
Témoins d'un amour d'été.
A terre, des châtaignes.
Le chemin des arbres.
Allée des odeurs multiples.
Marroniers, tilleuls.
P'tit Loup gambadait.
Un Aigle vint lui dire bonjour.
Ils devinrent amis.
Contraste du temps.
Amour de l'été torride.
Amour de l'hiver.
Au loin des voitures
Absorbées par la nuée.
Devant moi, des fleurs.