Un coup de théâtre.
Seule et triste la jeune mariée
Plonge dans l'eau mortelle.
Une jolie fleur dans une peau de vache
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
George Brassens j'ai un peu tronqué il manque un vers
Mangée de ses chairs
Morte, la jeune mariée voyage
Un voyage lointain.
Dans le ciel noir
Dans la nuit, une lune très lumineuse
Avance lentement derrière les nuages
Qui s'enfuient en enfilades rapides
Victor
Dans le ciel noirDans la nuit, une lune très lumineuse
Avance lentement derrière les nuages
Qui s'enfuient en enfilades rapides
Portée par la Mort
La jeune mariée se présente
Au pays des ombres.
Conseil. Prendre l'express.
Une machine lugubre arrive.
Vite, il faut monter.
La danse macabre? monsieur Passant
Personnellement je ne connais
Que cette musique de saint Saëns
La belle tombe. Raté.
L'express n'attend pas. Il part.
La belle reste au quai.
Le tout dernier train pour tout là-bas
Part d'ici mais seulement hier au soir
il y a encore du monde pour l'attendre
Malheur ! Le Mangeur.
Un monstre mangeant ceux qui restent.
Oui, un vrai carnage.
Attrapée, la belle
Au bord d'une gueule acérée...
Sa robe se déchire.
Ma très douce panthère
Ne sortait jamais toutes ses griffes
Que si elle était déçue
Hop! c'est une chance
Se dit-elle, puis lachant tout
Schbom ! Où arrive-t-elle...
Une brusque arrivée
Parmi de nombreuses persoones.
Une ombre la reçoit.
L'ombre, chef de l'express
L'informe sur son avenir.
Il faudra choisir.
Au pays des morts
La belle ne peut pas choisir
Le choix de son ombre.
La belle ce qu'elle veut
Dans la vie ou dans la mort
C'est faire du théâtre.
On vit pendant un certain temps
Puis on meure au bout de ce temps
Pourquoi oublié alors monsieur
Tout ce temps où ils vivent
Le temps vécu comme une illusion
Cela est bien plus fascinant
Que ce monde de La Physique
C'est bien une idée très occidentale
Que de mesurer la durée de chaque choses
Les orientaux sourient de cette petite vanité
Au pays des morts
Le théâtre y est possible
Que dans un endroit.
Oui, la Capitale
Seul endroit pour le théâtre.
Bon, alors en route.
Pas facile la route.
Loups- garous et autres bestioles
Sont sur le chemin.
Qu'importe toutes ces choses
Un rhinocéros l'emmène
Vers la Capitale.
Là, plein de théâtres.
La belle fait du porte à porte.
Un théâtre l'embauche.
Une répétition...
Extra ! La belle fait l'affaire.
Très vite une affiche.
Le théâtre est plein.
Le premier acte... Un succès
Toutefois, un malaise.
Deuxième acte et fin
La belle doit être absorbée
Alors autre programme.
La belle change le texte
Pour ne pas être absorbée
Et coup de théâtre.
Son mari arrive.
Entré dans le monde des morts
Il vient la chercher.
Une bagarre s'engage,
Très vite il faut s'en aller.
Quitter tous ces morts.
La sortie est proche
Mais un gardien est présent.
Le mort doit rester.
Un marché s'engage.
Un baiser changera les choses.
Les lèvres se rencontrent.
La belle est en vie
Mais le mari restera
Au pays des ombres.
Regret du mariage,
Le mari attendra là
La belle, celle qu'il aime.
Fin.
Après une pluie fine
Roulent de petites perles d'eau
Sur les feuilles de l'arbre.
Un coeur resté seul.
Perroquet dit moi des mots,
Ceux de mon aimé.
La joie des rencontres
Et une seule pensée pour Toi.
Rester avec Toi.
Mais peut-on le croire...
La joie devient un chagrin
Quand les corps se quittent.
Ta beauté perdue
Fera-t-elle perdre toute beauté
Aux yeux embués...
Dans la solitude
Il est dur de t'oublier.
La peine me serpente.
En habit de danse,
L'artiste ondulante s'élance.
Combien de coeurs battent.
Les sons du printemps
Se mêlent à la douce ambiance
D'un cycle nouveau.
Les lampions éclairent
Plusieurs rues prêtes à la fête.
Les gens se préparent.
Moment d'assemblage
Un moment de grand bonheur.
Peut-on rester sobre...
Un saxophone alto dans le noir
Entame alors un long solo de jazz
Et nous donne ainsi la note bleue
Là, a fredonner.
Dehors, sous une lune froide
Se pose le givre.
Sur la longue ligne droite,
Celle d'un' vie. Recommencer.
Où est le départ...
Légèr'ment poudrée,
Sourcils dessinés. Elle danse.
Un' grâce, d'hirondelle.
Lueur dans la chambre.
Les amants découvrent leurs corps.
Heureux, ils s'enlacent.
Des larmes dans les yeux,
Puis, les sanglots bloquent les mots.
Je te vois partir.
Les adieux déchirent,
Ils déchirent l'espace d'amour
D'amour des amants.