Assis sur la rive
J'écoute le grondement de l'eau
Dévalant les pierres.
L'eau dévale les pierres.
Un barrage certes, mais encore...
L'eau dévale les pierres.
Le lac est glacé
Et sur la glace de la neige
Couleur de Soleil.
Salut lui dis-je
Salam me répond-t-il poli
Et j'entends Shalom
Rose parfumée
Et toute pleine du jour
Tu passes déjà
Y-aurait-il donc
Une vérité dans un haiku
Beauté n'est pas loi
Plus sérieusement
Je me méfierais toujours
De l'apparence
Ce laid qu'on maudit
Mais le laid reste vrai
Oui!Cela reste
Un reflet dans l'eau
Celui d'une pleine Lune.
Alors... Boire la Lune.
nico17
Tout comme Victor Hugo
Le poète vieillit mal:
Sa haine est croissante.![]()
moi! j'ai entendu
Le poète a toujours raison
C'est tout aussi vrai
Puis le gars Hugo
il est resté le plus grand
Pour ses contemporains
Il neige, il fait froid.
Sur le lac glisse une barque
Entre les roseaux.
C'est Aragon qui disait ça et Jean Ferrat le chantait
Et dans la même chanson Il disait aussi
La femme est l'avenir de l'Homme
Ce à quoi jacques Brel avait répondu
Les connes ne ressemblent qu'aux connes
Et je suis pas bien sûr
![]()
Prendre le chemin
Ce chemin qui monte qui monte,
Monte dans les nuages.
Coucher de soleil
Un coucher extrêmement beau.
Zut! ce beau décline.
Un petit matin.
Il fait frais. L'herbe est humide.
Un cheval galope.
Près de la maison
Les arbres fruitiers sont en fleurs.
Le Printemps s'installe.
Nature, des couleurs.
Du blanc, du vert et du jaune.
Dans le ciel... Du bleu.
Des chemins de marches.
Que de pas et de pensées.
Un retour heureux.
Loin de la maison,
Perdu. Là-bas un coq chante.
Ah oui! c'est par là.
Connaître la montagne.
Oui! il faut passer par là.
Tout'fois... Attention.
Il fait encore froid.
Là haut la neige fond à peine.
Bientôt, c'est l'hiver.
A flan de montagne
Là se trouve une maison.
Un sentier y mène.
L'ombre du soleil
Et puis l'ombre de la lune.
L'une chaude, l'autre froide.
Une étendue d'eau
Pas très loin, une petite île.
Une île aux oiseaux.
Au petit matin
La rosée couvre les fleurs
Alors... Déhiscence.
Haïkaïs sur la mer
Vents qui contrarient
Ils soulèvent des vagues
Les grains de la vie
De jeunes marins
Regardent le port qui fuit
Ils laissent l’amour
Il y a là la mer
Qui se déploie immense
Ailleurs c’est là-bas
Le poème vit
Dans l'instant qui est donné
Par le poète
Des vers mi-sages
Ou bien des vers mi sots
Juste le plaisir
Avoir la sagesse
De dire en très peu de mots
Soit la vérité
Je me sens drôle
Parfois je me sais un fou
Mais toujours poète
Quelques mots choisis
Ne seront jamais inutiles
Que des petits mots
La mer en question
Cette mer peut-être mère
La mère, la Moîra.
les secrets cachés
Ne sont que des vérités
Toutes personnelles
Tous les paparazzi
ils rêvent d'un grand scoop
Dont on parlera
Vos chausses trappes
Sont d'une telle évidence
Que moi j'en souris
Ceux qui regardent
ainsi dans toutes les poubelles
des fouille merdes
Moi! Je vous trouve
Tellement auto suffisante
Dans vos délires
Oui! Vous devenez
Complétement scatologique
Avec votre caca
Cerises
Ce soir j'ai mangé
Des cerises rouges, mûres
Comme mai joli
Des chants aux matins
Avant le beau soleil levant
Des oiseaux chantent
Un sentier, des arbres.
Oui! c'est ça, des châtaigniers.
Plus bas, un cours d'eau.
Matin, de la brume.
Invisible le ruisseau coule
Troublant le silence.
C'est le matin tôt
et Il fait encore bien noir
moi j'écris ici
Traits de la montagne.
Du bas, côtés, de la crête
Savoir... Y monter!
De vieilles pierres en cercle
Et un trou profond. Un puits.
Autour, des maisons...
Ha oui! dans mon rêve,
Voyons oui ce qu'il en est.
Euh! c'est quoi déjà...
Hier... C'est du soleil
Ce matin encore la pluie
Et du mauvais temps
Monter et monter
Puis le corps touche les nuages.
Ils sont froids et doux.
Que vois-je ici... Rien,
Mais mon cœur va loin, très loin.
Elle, m'aime t-elle encore...
De près ou de loin
Que vois-je...Vallées et montagnes.
Mais où, la sortie...
De la mousse verte
Dessus, des pétales de roses.
Un rossignol chante.
Doucement la pluie.
L'eau frappe les tuiles du toit.
Un fin rythm' s'entend.
La rosée se pose
Comme un oiseau sur un fil
Doucement, sans bruit.
Seule au fond des bois
La fleur ouvre ses pétales.
Un lapin regarde.
Les herbes sont hautes.
Vertes et mouillées elles sent' bon
Sous un vent léger.
Le soleil couchant.
Sur l'eau violette de la mer
S'éloigne une barque.
Rester assis là
Mais penser à ces lointains
Où sont les amis.