Les cercles étudiants de l'ULB sont les associations créées par les étudiants de l'Université libre de Bruxelles. Il s'agit soit d'association sans but lucratif (ASBL) soit d'association de fait.
L'université reconnaît officiellement chaque année ses cercles via sa commission culturelle. Elle distingue 6 catégories de cercles: les cercles interfacultaires, facultaires, de sections, politiques, nationaux ou régionaux et socio-culturels. Le terme cercle folklorique regroupe les cercles organisant des activités relevant du folklore estudiantin (notamment le baptême mais l'organisation de guindaille non baptismale (cantus, thé dansant,...) peut suffire. Peuvent être donc considérés comme folklorique l'ensemble des cercles facultaires et certains cercles de section.
Certains de ces cercles sont très anciens, et ont parfois été intimement mêlés à la grande et la petite histoire de l'université. Les cercles les plus vieux (généralement des cercles facultaires) encore existants remontent aux années 1880. Les cercles facultaires, une grande partie des cercles de section et le cercle du libre examen se sont réunis afin de coordonner leur action au sein d'une interfacultaire nommée l'Association des cercles étudiants (ACE) qui découle de Association générale des étudiants (AG) créée en 1886.
Les cercles
Ces cercles ont au moins deux facettes : une facette pratique d'organisateur et une facette de gardien des traditions et d'une philosophie propre à l'ULB. Ils ont à ce titre eu une influence considérable par le passé. Ils ont marqué de leur empreinte l'élite politique et scientifique belge depuis le XIX siécle. En tant que tels, ils ont eu et auront encore une influence sociologique sur la société belge.
Ces cercles, adhèrent au principe du libre examen ce qui leur donne une portée philosophique qui dépasse le cadre d'une simple association estudiantine.
Les activités organisées par ces cercles sont multiples :
Centre international des étudiants étrangers (CIEE)
Cercles facultaires
Cercle des sciences
Le Cercle des sciences de l'Université Libre de Bruxelles, en abrégé « C.d.S. » existe depuis 1890 et est constitué depuis 1937 sous forme d'ASBL et fait partie de l'ACE.
Actuellement ce cercle est destiné aux étudiants des spécialités suivantes : Bio-ingénierie, Biologie, Physique, Mathématique, Chimie, Géographie et Géologie. L'informatique, qui fait pourtant partie de la faculté des sciences, a un cercle indépendant.
Caractéristiques folkloriques
La couleur du CdS est le mauve. On retrouve donc évidemment cette couleur sur les toges des comitards de cercle, qui ont une toge mauve à bords blancs, et sur la toge des comitards de baptême, qui ont une toge noire à bords mauves. On retrouve, souvent, un "CdS" écrit en dans le dos, soit en blanc pour le cercle, soit en mauve pour le baptême. Le bordereau de la penne est évidemment mauve lui aussi. Il est à noter, que les chimistes, ont un bordereau en velours, contrairement aux autres sections. En effet, le cercle Chimiste fut le précurseur du Cercle des Sciences, et en reconnaissance, ceux-ci ont donc leur bordereau en velours.
Le Chant des Sciences reprend l'air de La Marseillaise
Activités
Le C.d.S. organise les activités folkloriques de la faculté des sciences et organise la participation aux activité folkloriques pluri-facultaires.
Le C.d.S. organise aussi des activités à caractère scientifique ou culturelles Par ailleurs, il organise le parrainage des étudiants de première candidature par les plus anciens afin de leur donner de l'aide, des conseils ou des renseignements utiles dans leurs étude. Depuis 1986, le C. d. S. organise le déplacement à Louvain-la-Neuve (L.L.N.) des cercles de l'U.L.B. désireux de participer aux 24 heures vélo de Louvain-la-Neuve.
De 1993 à 1997 le C.d.S. a organisé des concerts à L.L.N durant les 24h vélo
Cercle polytechnique
Le cercle polytechnique (CP) regroupe les étudiants de la Faculté des Sciences appliquées de l'Université Libre de Bruxelles. Il est constitué en ASBL et fait partie de l'ACE.
Caractéristiques folkloriques
La couleur du cercle est le noir. Ainsi, les toges des comitards de baptême sont noires avec un CP ou le sigle de la Faculté peint en blanc dans le dos. Le président de cercle porte une toge noire ouverte sur le devant et bordée de bleu. Le calot des pennes du CP est également noir les différenciant ainsi des autres pennes de l'ULB. Sur le bordereau noir sont placés des boulons (argentés pour les années commencées et dorées pour les années recommencées) en lieu et place des étoiles qui ont cours dans les autres cercles.
Le chant de polytechnique reprend l'air de La marche des sudistes ou When Johnny Comes Marching Home. Le cri du cercle quant à lui remonte aux années 1930. Pour l'anecdote l'expression Subito Crash trouverait son origine dans un voyage en train dans l'Italie fasciste de Mussolini : un étudiant avait accroché son hamac aux conduites du circuit de freinage d'urgence du train qui lâchèrent dès qu'il monta dans son hamac avec pour conséquence de stopper brutalement le train ! Au garde fasciste accouru il tenta d'expliquer que lorsqu'il s'était couché : "Subito crash" (soudain, ça a cassé, en langage italo-international).
Historique
Le CP fut fondé le 4 décembre 1884. Son but principal était d'organiser des excursions. Son premier local était situé dans un café du centre-ville de Bruxelles. En 1890, la casquette noire, qui deviendra la penne, fait son apparition. C'est la casquette noire des cheminots. A cette époque, elle n'affichait aucun signe indiquant l'ancienneté de son propriétaire afin d'éviter une distinction entre nouveaux (les bleus) et anciens (les poils). Jusqu'en 1907, le cercle était géré par son secrétaire. Le premier président sera Henri Michel. Les activités du CP furent suspendues durant la guerre 1914-1918. En 1963 le CP devient une ASBL.
Publication
la Revue de l'École Polytechnique
De 1921 à 1976, le CP à publié un mensuel : la « Revue de l'École Polytechnique ». Ses buts étaient d'approfondir les matières enseignées mais insuffisamment développées dans le cours, de publier des travaux personnels d'élèves et des compléments d'information et d'explications communiqués par les professeurs ou les anciens. Outre ces articles sérieux, la REP contenait aussi des chroniques sur l'activité du cercle, les voyages, etc.
l'Engrenage
Le premier numéro de ce magazine parut en janvier 1965. Il contient l'éditorial, les mots des délégués de cercle, les informations universitaires, des articles de fond, des interviews, des bandes dessinées, des articles loufoques et les perles et potins de la faculté.
Les spectacles et manifestations organisés par le CP
Les revues
Il s'agit de spectacles humoristiques mêlant théâtres et chants, écrits et montés par les étudiants de polytechnique et parodiant généralement les professeurs. La première Revue eut lieu le 8 décembre 1888 et fut suivi à intervalle irrégulier par plusieurs autres éditions jusqu'au milieu des années 1920 où le rythme devient annuel à l'exception des années de guerres (1940-47).
Le festival de la chanson estudiantine
Le CP organise annuellement le Festival de la chanson estudiantine. Le premier eut lieu le 18 décembre 1975 devant 1500 personnes. La salle utilisée était l'auditoire P.E. Janson. Une vingtaine de « choral » étaient en « compétitions ». Elles présentaient chacune une chanson traditionnelle et une chanson inédite. Le jury était composé de professeurs et d'anciens étudiants. Les meilleurs candidats se voient décerner le titre de "Bardes d'honneur du Festival". Les étudiants des autres universités sont invités à ce festival, y compris les étudiants Montois qui ont fait leur grand retour en 2007 (jusqu'alors interdits de festival car fauteurs de trouble au point de provoquer l'annulation du XIVéme festival en 1988). Actuellement le festival se déroule sur deux jours un jour d'activités annexe - rallye café et TD – et un jour de festival qui se déroule toujours suivant la formule initiale (chanson éditée + chanson inédite).
Les six heures cuistax
Les six heures cuistax sont une compétition bon enfant durant laquelle une vingtaine d'équipages parcourent, pendant 6 heures, un circuit monté sur le campus du Solbosch. La première édition remonte à 1988. L'ambiance est celle d'une kermesse, les autres cercles occupant des stands le long du parcours où sont vendues boissons et nourriture.
Autres activités
Chaque année le CP organise un forum de l'emploi où se rencontrent les étudiants de dernière année et les responsables des services de recrutement d'une quarantaine (voire plus-par exemple en 2008 où le Forum rassemble 80 entreprises-ou moins selon les années) de firmes importantes.
Le Cercle Polytechnique est l'usufruitier de la maison Évariste Galois à Peyresq.
Cercle de médecine
Le caducée d'Esculape, logo du CM
Le Cercle de médecine de l'ULB’, CM en abrégé, est une association estudiantine folklorique regroupant les étudiants de la faculté de médecine de l'ULB ce qui signifie les carabin(e)s mais aussi les étudiant(e)s en médecine vétérinaire, en biologie médicale et en dentisterie. Il est constitué en association sans but lucratif et fait partie de l'Association des cercles étudiants.
Caractéristiques folkloriques
Les couleurs du cercle sont le rouge et le noir, couleurs reprises sur les toges des comitards de baptême. De même, le bordereau de la penne du CM est en tissu de velours rouge. Le chant du cercle est le Chant de médecine aussi connu sous le nom de Chant des vérolés. Le cri qui daterait de la fin des années 1970 est le Et ric et rac....
Historique
Origines
Des premiers temps, il ne reste que peu de traces. Fondé en 1891, il suit la création du Cercle polytechnique (CP) en 1884 et du Cercle des sciences (CdS) en 1890. Dans les quelques documents (places de bal, affiches,…) issus de ces temps héroïques que l’on retrouve au service des Archives de l’ULB, la mention CM laisse souvent la place au terme Association des étudiants en médecine . Ensuite dans les années 1920 et 1930, on parle du Cercle de médecine et pharmacie. L’identité du plus ancien président du comité des fêtes de l'AEM qui soit arrivé jusqu'à nous est G. Dufour pour l’année 1895. Celui-ci était secondé d'un vice-président, de 2 secrétaires, de 2 trésoriers et d'une série de commissaires.
Entre-deux-guerres
Dans les statuts du cercle datant du 12 mars 1924, on apprend que le comité administrant le cercle se composait à l'époque d’un président, 2 vice-présidents, 1 secrétaire, 1 trésorier, 1 déléguée des étudiantes, 5 délégués (1 par année). S’y ajoutent les anciens présidents et le directeur du service éditions (ayant statut de vice-président) ainsi que l’administrateur général du journal du cercle ('Universitaire médical). Le service édition chargé de l’édition des cours échappe au contrôle du président et possède une caisse indépendante de celle du cercle mais il est responsable de celle-ci devant le cercle. Le journal est également un service fonctionnant de manière indépendante vis-à-vis du CM. Il a aussi sa caisse propre dont le directeur est responsable devant le cercle. Le cercle doit approuver les articles avant publication. L'indépendance du journal par rapport au cercle ne fut pas toujours sans problème comme cela sera raconté plus loin.
Dans les années trente si le cercle se proclamait apolitique, il s'assurait néanmoins que ses membres ne soit adhérant à aucun parti rexiste ou fascisant. N’hésitant pas à faire le coup de poing contre des groupuscules d'extrême droite. Pendant l’occupation nazie, il organisa, comme d'autres cercles facultaires, des cours clandestins destinés aux étudiants en cours d'études.
Après-guerre
Le cercle de médecine repris dès 1945 ses activités et relance en 1947 son journal. Dans les années 1950 est créé l'Ordre du carabin chargé de remettre une décoration honorifique (le vleck ) aux personnes qui par leurs actions en faveur de la cause estudiantine ont prouvé leur attachement au cercle et/ou à la faculté. Au cours de l'année académique 1957-1958, on apprend toujours dans l'UM que le CM compte 600 membres sur les 2000 de l’Association générale des étudiant (AG) et 550 sur 2500 l'année suivante. Le 9 mars 1959, sous la présidence de Jean-Pierre Flamand, le CM se retire de l’AG (qui est constituée en ASBL) et doit dès lors devenir une ASBL à son tour puisque, en quittant l’AG, il perd son existence juridique. A cette occasion, tous les comitards majeurs et les 2 présidents sortants (afin de marquer la continuité du cercle) sont déclarés fondateur de l’ASBL (la loi exigeant 3 personnes majeures). Les conditions posées par le CM pour réintégrer l’AG sont 1) dépolitiser l’AG et surtout le Librex 2) donner des statuts à ce dernier 3) votes par urne à l’AG et au Librex. Néanmoins dans les années 1980, suite à des problèmes financiers liés notamment à l'organisation du festival du film médical, l'ASBL Cercle de médecine de l'ULB doit être dissoute pour être rapidement reformé sous le nouveau nom Cercle des étudiants en médecine de l'ULB, nom qu'il gardera du 24 juin 1986 au 10 octobre 1991.
Vie académique et activités socio-culturelles
Dès le début, le cercle s’occupait également de la vie académique de ses membres et de la représentation de ceux-ci auprès des autorités universitaires (il n’y avait pas de Bureau Étudiant à l’époque). Ainsi, il veillait également à l'édition des cours enseignés à la faculté. En 1947, il crée une commission consultative professeurs- étudiants afin de débattre des problèmes rencontrés par ces derniers. Le cercle invitait régulièrement à sa tribune des personnalités du monde scientifique qui venaient entretenir ses membres des problèmes les plus divers de l'actualité médicale. Entre 1957 et 1982, il organisa à 6 reprises un Festival international du film médical au cours duquel étaient projetés pendant une semaine les films les plus récents dans le domaine médical. Ce festival très sérieux et placé sous le patronage de la reine Elisabeth et de divers ministres accueillait de nombreuses participations étrangères : É.-U., URSS, France, Allemagne, Belgique... Gros succès relayé par la presse de l'époque, il nécessita jusqu’à l’engagement à plein temps de 2 secrétaires.
Le cercle organisa depuis longtemps des voyages pour ses membres. Ainsi, la convocation pour l’assemblée générale du cercle au 22 février 1922 fait mention d’un projet de voyage de Pâques au Grand-duché de Luxembourg. Notons également qu’en 1938 le CM se rendit à Utrecht afin de rendre visite aux étudiants néerlandais venus l’année précédente. Au programme : visites d’hôpital, de laboratoires, cours et surtout guindailles ! Actuellement et depuis de nombreuses années, le cercle propose traditionnellement après la cession de janvier un voyage au ski.
Festivités
Le costume offert à Manneken Pis
Côté guindaille et festivité, il est fait dès le début référence à des bals annuels dont l’animation était assurée à l’époque par un orchestre. C’était encore le cas au moins pour une partie de la soirée jusqu’en 2000. Le bal était aussi l’occasion d’inviter les stars de l’époque à se produire en début de soirée : Marie Laforêt (1972), Toots Thielemans, Guy Béart (1974), Nicoletta (1977), Claude Nougaro... Le chant 80 chasseurs terminant le bal, on déplorait régulièrement la destruction de nombreuses chaises...
En 1937 est annoncé dans l’UM la tenue le 27 novembre du premier Thé Dansant organisé par le CM. Il se déroula à la Maison des étudiants de 17h à 22h !
En 1949, on apprend, toujours dans l’UM, qu’après un accueil mi-octobre (date de la rentrée à l’époque), on baptisa en novembre presque une centaine de bleus. Le cercle baptisait déjà les filles mais leur baptême se déroulait un autre jour que celui des garçons ! Après la Saint-Verhaegen, avait lieu la remise des diplômes de baptême. Dans les années 50 il en va de même : un accueil-parrainage puis le baptême avec une centaine de bleus.
Dans les années 60, le nombre de bleus passe au-dessus de 100. En 1961, on trouve le récit d’ « activités guindailleuses » avec le Cercle de droit et le Cercle Solvay. Celles-ci comprenaient notamment une course de chaises à porteurs, la chaise du CM étant un cercueil… On y mentionne des toges rouges pour les comitards CM et non noires à bande rouge. Il est vrai que la toge CM du Manneken-pis (offerte le 29 janvier 1975) est entièrement rouge. Le baptême fut précédé de déambulations dans les rues des bleus déguisés en momies. Le thème du baptême était Les Combats à travers les âges, pièces en 10 tableaux dont Combats des chrétiens aux arènes, Combats du mur de Jérusalem qui ne résista qu’un éphémère instant à l’assaut des poils , Le combats de Goedentrip, et La bombe atomique, gag des para-couille) mandos.
Journaux du cercle
Le journal le plus ancien conservé au service des Archives de l’ULB est un mensuel qui se nomme Revue de médecine et pharmacie, bulletin officiel du Cercle de Médecine et de Pharmacie de l’ULB datant de 1921. Il s’agit déjà de la 5 année de ce journal d’après la couverture. Détail amusant, il est précisé que la faculté de médecine a donné son approbation à sa publication ! Cela s’explique sans doute par le fait qu’il s’agit d’une revue sérieuse contenant principalement des articles à caractère scientifique écrits par des professeurs, ce qui sera les cas de toutes les revues écrites dans l’Entre-deux-guerres. Le secrétariat de la rédaction est situé au palais d'Egmont à Bruxelles.
Ensuite dans les années 30, vient l’ Universitaire Médical ou UM. Vers 1934-35, le CM publie un journal: le Cehem auquel succéda à nouveau l'UM (qui était toujours dirigé par un comité plus ou moins indépendant du CM). En janvier 1936 on retrouve dans la liste du comité au poste de vice-président et directeur du service d’édition un certain G. Van Keerbergen qui est également présenté comme le Fondateur de l’UM.
L’indépendance relative du journal vis-à-vis du cercle sembla avoir été la source de discordes acharnées (rapportées dans l’UM de janvier 1936) entre le comité du CM et les responsables de l’UM. Les controverses portaient notamment sur son contenu : scientifique pour les rédacteurs de l’UM, Albert De Loz (Directeur) et G. Fisher (Secrétaire de l’UM), amusant, estudiantin, humoristique pour le président du CM Louis Leborgne. Les responsables de l’UM accusant notamment l'Ordre des frères macchabées (dont faisaient apparemment partie plusieurs membres du comité de cercle) de saboter celui-ci avec l’aide de l’imprimeur qui est qualifié de « président d’honneur du Club Secret ». Ce conflit alla, nous apprend l’UM de février 1936, jusqu’à la démission du comité du CM à l’AG du le 28 janvier 1937. La majorité des membres de l’AG approuvant l’action des responsables de l’UM que contestait le comité, on proposa de voter entre le maintien du comité ou celui de l’équipe de l’UM. Le comité refusa et démissionna en bloc.
D'autres journaux ont également été publiés tel que L'Amarante dans les années 1960 ou Réformes et Globule rouge en 1968.
En 2003, le journal changea de nom délaissant l'appellation Universitaire Médical jugée vieillotte pour l'Organe.
La revue
La tradition de la revue, spectacle interprété par les étudiants et parodiant professeurs et vie de la faculté, existe depuis fort longtemps et précéda même l’existence du cercle. La revue de médecine est organisée à un rythme septennal depuis plusieurs décennies. Dans les années 1980, un enregistrement de 2 disques, sous la direction d'Alex Scorier (qui anima plusieurs bals avec son orchestre), reprenant les meilleurs chansons des revues de médecine de 1965, 1972, 1979 fut enregistré. Lors de l'édition 2007, en raison des difficultés financières que traversaient alors le CM, une ASBL distincte (Revue de médecine ULB) fut créée.
Festival de la chanson estudiantine
Le cercle mis un point d’honneur à participer assidument au Festival de la chanson estudiantine organisé par le cercle polytechnique; rappelons que la seule personne à porter le titre de triple barde d’honneur, Paul Hanson, était un carabin notoire ! Le cercle remporta le premier prix en 2000 avec le Visa chanson sur le numerus clausus interprétée par Katia Cermak et Martin Caillet, en 2005 avec l'Ode à la Jefke sur l’air de « Moskau » du groupe Dschinghis Khan interprétée par Sacha Swierczynski, Christophe Beruck, Céline Kral , Françoise Hulet et Pia Callewaert, en 2008 avec J'aurais pas dû sur l'air de Mamma Mia du groupe ABBA interprétée par Audrey Buzon, Christine Ellis, Lionel Claeys et Hakim Kabtouri et en 2009 avec Le carabinier sur l'air de l'aventurier du groupe Indochine interprétée par Sebastien Van Laethem, Martin Lalmand, Roman Van Campenhout, Sebastien Massart, Dany Salik et Youssef Mourabit.
Le local du cercle
En 1896, l'Association des étudiants en médecine possèdait un local situé à « la nouvelle cour de Bruxelles (Place Fontainas) » où sont organisées diverses festivités tel bal de rentrée ou bal masqué. En 1921, on peut lire dans la Revue de Médecine et Pharmacie que le cercle disposait d'une bibliothèque et d'une salle de lecture où était proposé diverses revues.
Le local du cercle fut ensuite longtemps situé dans un café de porte de Hal nommé le Coin Perdu, avant d'aller occuper en 1963 un immeuble de la rue du Trône. Celui-ci pouvait loger 15 étudiants et comprenait aussi 2 grandes places servant de salle de conférences et de réunions. Il s’agissait d’une location à un particulier via une compagnie d’assurance La médicale. Cette dernière mettant à disposition du CM les locaux. Une partie des frais était payé par de la publicité. Il s'installera ensuite dans la Maison facultaire qu’il avait de créer au 162 de la rue aux Laines, près de l'hôpital Saint-Pierre. Le cercle occupera un puis deux étages de ce bâtiment. A noter qu'une ASBL spécifique gérait la Maison facultaire afin d'éviter que les remous financiers épisodiques du cercle ne porte atteinte à celle-ci.
En 1991, la faculté déménagea à Anderlecht près de l'hôpital Erasme et les premiers travaux de la grange du 6, rue Meylemeersch démarrèrent. Pendant presque 15 ans le CM y organisa guindailles et thé dansant (TD) à l’ambiance de feu ! Si bien que celui-ci s’y déclara vraiment par un triste soir de février 2001 au cours d'un TD du Bureau Étudiant de Médecine. Le feu prit à cause du système électrique de la cuisine et se solda par la désaffectation de la moitié gauche du cercle et des étages. Il tient vaillamment jusqu’en 2005 où le CM se vit attribuer un chapiteau en attendant la destruction du 6, rue Meylemeersch en février 2008.
Depuis la rentrée académique 2008, le cercle de médecine dispose de 2 locaux dans la toute nouvelle maison des étudiants, situé en face de l'ancien cercle. Il occupe une superficie de 121 m² au rez-de-chaussée (local servant aussi de salle de TD) et partage le rez de chaussée du bâtiment avec le CIG, l'ISEP et le CK (les deux derniers cercles n'utiliseront leurs locaux qu'à la rentrée 2009). A l'étage, le cercle dispose d'un espace de 30 m² (où se trouveront les PCM à partir de janvier) et d'une salle de réunion commune avec d'autres cercles du campus.
Cercle de droit
Historique et références
Peu d'informations nous sont parvenues de la création du Cercle de droit (CD en abrégé). La date exacte de sa création est d'ailleurs à ce jour inconnue. Seules quelques références et indices sont disponibles aux services des archives de l'ULB. Elles attestent de l'existence du Cercle à partir de 1884-1909 (Périodique).
Dans « L’université de Bruxelles », 1884-1909, chapitre les sociétés d’étudiants, il est fait mention d’un « cercle de criminologie ». Dans celui de 1909-1934, d’un « cercle de droit, Philosophie et Notariat ».
But et activités de l'association
Comme en témoignent ses statuts, l'association a pour objectif de :
gérer les intérêts des étudiants en droit ;
représenter ceux-ci devant les autorités académiques, les milieux universitaires et officiels, les organisations nationales et internationales d'étudiants en droit ou toute autre organisation ;
organiser des activités culturelles, folkloriques et de délassement ;
concourir à la défense et à la promotion du principe du libre examen tant au sein qu'au-dehors du campus universitaire ;
promouvoir la réussite.
Conformément à son objet statutaire, le Cercle de droit organise depuis de nombreuses années de nombreuses activités diverses allant de la Revue trisannuelle, du Carré Infernal (soirée géante réunissant les étudiants de médecine, polytechnique, Solvay et de droit), des voyages ski au baptême estudiantin.
Caractéristiques folkloriques
La couleurs du cercle est le pourpre que l'on retrouve donc sur le bordereau en velours de la penne et sur les toges des comitards de baptême et des délégués de cercle. L'insigne du cercle que l'on retrouve notamment sur la penne est une balance.
Revues et périodiques
La faculté de droit possède deux périodiques :
Les Novelles
créé en 1968 et juridiquement lié au Cercle de droit même si ses rédacteurs en sont le plus souvent indépendants depuis de nombreuses années. Il est le journal officiel de la faculté reprenant toutes les activités et informations utiles concernant la faculté et les étudiants de droit.
Le Fléau Pourpre
créé en 2008, le Fléau Pourpre est le journal officiel du Cercle de droit. Léger et insouciant, il a avant tout la vocation de faire sourire ses lecteurs même si certains de ses articles proposent des sujets de réflexion (p.e. les Skulls, le Libre Examen dans le baptême de l'ULB...).
Les deux journaux sont gratuits.
Local du Cercle
Depuis de nombreuses années, le cercle se situe dans les caves de l'auditoire Janson aux côtés du Cercle Solvay. Il semblerait qu'avant le local se situait à la rue Antoine Depage. Récemment (2009), un nouveau déménagement du Cercle a été imposé par le vice-rectorat, officiellement en raison du fait de la construction du nouveau bâtiment de la Solvay Business School aux abords du local. Mais d'autres motifs ont certainement aussi dû intervenir notamment le regroupement des Cercles étudiants "folkloriques" sur le parking du Janson et la récupération des locaux désaffectés par les services techniques de l'Université. Les nouveaux locaux se situent dans les préfabriqués du parking du Janson.
Le départ des caves se fera par une transition d'une ou de deux années au cours desquelles le Cercle aurait encore à sa disposition les deux locaux. Néanmoins, les activités "folkloriques" ne pourront avoir lieu que dans le nouveau local.
Cercle des étudiants en sciences politiques et sociales
Le Cercle des étudiants en sciences politiques et sociales de l'Université Libre de Bruxelles, en abrégé « C.P.S. » existe depuis 1969 et fait partie de l'ACE. Actuellement ce cercle est destiné aux étudiants des spécialités suivantes : Sciences Politiques, Sciences Sociales et Sciences Humaines.
Caractéristiques folkloriques
La couleur du CPS est le jaune. On retrouve donc cette couleur sur les toges des comitards de baptême (dont les bords sont noirs).On y retrouve, souvent, un laurier noir dans le dos (parfois accompagné des lettres CPS). Les toges de cercles ayant été abandonnées en 2002. Le bordereau de la penne est jaune lui aussi et fait de satin.
Activités
Le C.P.S. organise les activités folkloriques de la faculté SOCO et participe aux activité folkloriques pluri-facultaires.
Le C.P.S. organise aussi des activités à caractère culturel. Par ailleurs, il organise le parrainage des étudiants de première candidature par les plus anciens afin de leur donner de l'aide, des conseils ou des renseignements utiles dans leurs études ou encore un forum de l’emploi.
Autres cercles facultaires
Cercles de section
Cercle d'Histoire
Le cercle d'Histoire organise des activités à vocation historique et culturelle. Il a également pour but d'aider les étudiants en histoire.
Historique
Le Cercle d'histoire fut fondé le 20 janvier 1931 par un groupe d'étudiants et d'anciens de la Facultés de Philosophie et Lettres de l'ULB. Il s'agissait d'une organisation culturelle organisant des conférences sur des sujets historiques. Ces conférences étaient suivies de discussions. Des historiens célèbres comme Henri Pirenne ou Paul Bonenfant (futur doyen de la faculté) assistèrent à ces conférences. Le cercle a également organisé des excursions archéologiques et historiques en Belgique. Durant la Seconde guerre mondiale, le cercle aida à l'organisation de cours clandestins, l'ULB ayant fermé ses portes pour ne pas céder aux pressions de l'occupant. Le vice-président du cercle, Jacques Likvermann, fut déporté en 1943 et ne revint pas. Afin de célébrer la libération, le cercle d'histoire invita l'historien français Lucien Febvre à faire une conférence qui s'intitula « l'histoire, c'est la vie ».
Cercle Solvay
Logo du Cercle Solvay
Le cercle commercial est fondé en 1904, à peine un an après la création de l’école de commerce Solvay. Ernest Solvay (1838-1922) est nommé président d’honneur du nouveau cercle. A l’origine les cercles facultaires se consacrent uniquement aux études. Un des premiers travaux du cercle sera d’œuvrer pour la reconnaissance du titre d’ingénieur de gestion. On estime que le changement de nom du cercle a eu lieu à la fin de la première guerre mondiale.
Jusqu’en 1939, la vie estudiantine restera fortement animée et cela se traduit dans les activités du cercle Solvay, activités de plus en plus élargies. A cette époque, on compte déjà un président, un vice-président, un trésorier, un(e) secrétaire mais également un porte-drapeau. Cette fonction, supprimée au début de la guerre, était traditionnellement confiée à un étudiant de première année.
C’est en 1959 que le cercle prend le statut d’ASBL. Depuis, le cercle n’a cessé d’évoluer et de s’agrandir, proposant à ses membres des activités de plus en plus variées. En 1972, sur 500 étudiants inscrits en ingénieur de gestion, 350 étaient membres du cercle. En 2001, ses membres sont plus de 700, dont 150 sont impliqués activement d’une manière ou d’une autre dans les activités du cercle.
Suite à la fusion entre la Solvay Business School et la section Sciences Economiques, les deux cercles représentant ces entités sont fusionnés en 2009. Suite à ce rassemblement, le nombre de membres devrait approcher les 1200, formant ainsi le plus grand cercle de l’ULB, voire de Belgique. La fusion a pour but de proposer les mêmes services, tant aux ingénieurs de gestion qu’au sciences-éco.
Le Bal Orange
Il a toujours lieu le premier week-end de décembre. C’est en 1966 qu’il prend le nom de Bal Orange mais ses origines sont plus lointaines. Sa localisation change chaque année : palais d’Egmont, hôtel Astoria, hôtel Métropole, ... ne sont que quelques exemples. Le Bal Orange est lancé par la traditionnelle valse, dansée par les délégués de cercle.
Le baptême
Le premier baptême Solvay a lieu en 1925. A l’époque celui-ci se déroulait en une seule journée. Si vers 1935, seulement une petite vingtaine de bleus se prêtent au jeu, le taux de participation atteignit 80% des étudiant en 1938-1939. En 1962, le baptême s’étale sur deux semaines. C’est dans les années 70’ que la toge Solvay, orange, fera son apparition. Aujourd’hui, entre 80 et 100 bleus se font baptiser chaque année.
Les locaux
Au début les membres du cercle se réunissaient dans des cafés, faute de local. Ce n’est qu’en 1966 que le cercle Solvay se verra attribuer une partie des caves du Janson. Pendant quelques années les caves ont servi de local administratif avant d’être transformées en 1977 en un bar avec musique et boissons. En 2009, le cercle Solvay acquiert un préfabriqué sur le parking du Janson. Il garde néanmoins pour l’instant les caves du Janson.
La revue
Du début du vingtième siècle aux années 30’ des spectacles satiriques organisés par l’AG des étudiants existent déjà mais ne visent pas de faculté précise. La première grande revue du cercle Solvay a lieu en 1958. Elle a pour titre « Des ménagements pour les Profs-Anes », son thème étant le déménagement de l’Ecole au Solbosch. C’est à l’issue de cette revue que le cri « Solvay c’est du champagne » est créé.
Sport et culture
Le cercle déploie une intense activité dans le sport et la culture. Le plus célèbre événement est bien sûr le Beach Volley, qui se déroule au mois d’avril. A cette occasion une partie de l’avenue Paul Héger est transformée en terrain de sable pour le plus grand bonheur des sportifs ... et des moins sportifs. Depuis le années 80, le cercle Solvay bénéficie également d’une bédéthèque située dans les caves du Janson. Celle-ci devient rapidement l’une des plus grandes du genre et compte plus de 10.000 ouvrages.
Le Groupe d’Entraide Solvay
Le régime de l’école est sévère mais ses étudiants y pallient par la solidarité. La publication de notes de cours est dans la lignée de cet état d’esprit. La première mention de l’Office des Cours date de 1939 mais il est probable que sa création remonte bien avant. En 1958, son activité s’interrompt avec la création des Presses Universitaires (PUB). Mais depuis, le cercle publie des notes de cours et résumés et a recommencé à vendre des syllabus en partenariat avec les PUB (ce qui n'est plus le cas de nos jours). Situé dans les caves du Janson, le GES jouit d’un succès impressionnant.
Le Campus Recruitment
Cette nouvelle structure du cercle Solvay a été créée il y a un an à peine. Ses activités s’organisent autour de la relation étudiants-entreprises. Le Campus Recruitment s’occupe de trouver des stages ou un emploi pour les étudiants et jeunes diplômés mais il permet aux entreprises de se présenter aux étudiants de la SBS. Il s’adresse donc essentiellement aux étudiants de BA3, MA1 et MA2, déjà soucieux de trouver une place dans le monde de l’emploi. La création du Campus Recruitment est un succès : conférences, job day, stages et surtout Solvay Business Game attirent aujourd’hui nombre d’étudiants.
Le Caducée
Le premier journal du Caducée paraît en janvier 1939. Il est créé dans le but d’informer les membres du cercle des activités estudiantines et celles de l’Office des Cours (ancien GES) mais aussi d’aborder des thèmes plus politiques ou philosophiques. Le 11 mai 1943 un numéro clandestin du Caducée paraît : il appelle explicitement à la résistance. Le cercle sera alors définitivement dissous par l’occupant nazi. Après des hauts et des bas, le Caducée est aujourd’hui publié à 1500 exemplaires et paraît tous les mois.