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Posté par Isabelle le Jeudi 26/01/2017 à 12:00
Vers des traitements personnalisés du cancer de la prostate
Des chercheurs publient dans Nature une étude sur la génomique des tumeurs de la prostate qui fera école

Un pas de plus vers des traitements personnalisés du cancer de la prostate vient d'être franchi par une équipe canadienne dont font partie sept chercheurs de la Faculté de médecine et du CHU de Québec - Université Laval. Cette équipe a publié dans la revue Nature ce qui est considéré comme l'analyse génomique de tumeurs malignes de la prostate (La prostate est une large glande de l'appareil génital masculin. Sa fonction principale est de sécréter et de stocker le liquide séminal, l'un...) la plus exhaustive réalisée à ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil...). Leurs travaux ont permis de dresser les profils génomiques de différents types de tumeurs et de déceler à un stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι istêmi, « se tenir droit et ferme ») est un...) précoce celles qui sont plus agressives et qui risquent de se propager au reste du corps.

Pour des raisons encore mal comprises, les tumeurs de la prostate réagissent de façon très variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un...) aux thérapies telles que la chirurgie (La chirurgie est une technique médicale consistant en une intervention physique sur les tissus, notamment par incision et suture. Un médecin spécialisé dans cette discipline est un chirurgien. Un acte médical...) et la radiothérapie. Dans la majorité des cas, les tumeurs sont découvertes au moment où elles sont encore confinées à la prostate et où elles présentent un risque de niveau intermédiaire. «En théorie, ces cancers peuvent être traités avec succès, mais dans 30% des cas, les cellules cancéreuses sont plus agressives et réussissent à se détacher de la tumeur (Le terme tumeur (du latin tumere, enfler) désigne, en médecine, une augmentation de volume d'un tissu, clairement délimitée sans précision de cause.) pour migrer à l'extérieur de la prostate et causer la récidive du cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est...) à la suite du traitement, souligne le professeur Yves Fradet, l'un des auteurs de l'étude parue dans Nature. Nous avons voulu déterminer ce qui distinguait ces tumeurs plus agressives des autres tumeurs.»

Pour ce faire, les chercheurs ont réalisé le séquençage de 477 tumeurs provenant de patients atteints d'un cancer de la prostate (Le cancer de la prostate est un cancer fréquent touchant la prostate et donc exclusivement l'homme.) localisé de risque intermédiaire. Ils ont aussi déterminé quels gènes étaient exprimés préférentiellement et quels gènes étaient bâillonnés. Leurs analyses ont permis de confirmer l'existence d'anomalies moléculaires connues et de découvrir plusieurs nouvelles anomalies génétiques et épigénétiques. «Le suivi des patients sur un minimum de cinq ans a permis d'associer certaines signatures génomiques à un risque plus élevé de récidive et de propagation du cancer, ajoute le professeur Fradet. La prochaine étape consiste à définir les marqueurs génomiques qui influencent le plus le niveau de risque afin de développer un test diagnostique qui permettrait de déterminer le type de tumeurs de chaque patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué...). Cette information pourra servir à choisir le traitement le plus adéquat dans chaque cas.»

La banque de génomes constituée lors de cette étude représente une mine de données exceptionnelle qui pourra être exploitée par d'autres chercheurs, souligne Yves Fradet. «La communauté scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes...) pourra y recourir pour faire avancer les connaissances fondamentales sur le cancer de la prostate et déterminer de nouvelles cibles thérapeutiques. Les chercheurs pourront aussi l'utiliser pour évaluer l'efficacité des différents traitements selon le profil génomique des tumeurs.»

L'étude publiée dans Nature a été dirigée par Robert Bristow, de l'Université de Toronto, et par Paul Boutros, de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un...) ontarien de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques....) sur le cancer. Les chercheurs du Centre de recherche du CHU de Québec - Université Laval qui ont participé aux travaux sont Yves Fradet, Bernard Têtu, Louis Lacombe, Alain Bergeron, Michèle Orain, Hélène Hovington et Valérie Picard.

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Source: Jean Hamann - Université Laval
 
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