Cette découverte pourrait améliorer considérablement l'efficacité des traitements contre le cancer

Publié par Redbran le 10/04/2024 à 06:00
Source: Science Immunology
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Une récente étude menée par des chercheurs du Centre de Cancer Perlmutter de NYU Langone Health et de l'Université d'Oxford révèle une avancée majeure dans la lutte contre le cancer et les maladies auto-immunes. La clé de cette avancée réside dans la compréhension du rôle du récepteur à la surface des cellules immunitaires, PD-1.


La nouvelle recherche montre que le récepteur immunitaire PD-1 fonctionne mieux sous forme de dimères, contrairement aux croyances antérieures. Cette découverte est cruciale pour améliorer les immunothérapies contre le cancer et traiter les maladies auto-immunes en ciblant la dimerisation de PD-1.

L'étude publiée dans la revue Science Immunology apporte une lumière nouvelle sur le système immunitaire, notamment sur son aptitude à distinguer les cellules cancéreuses des cellules normales grâce aux "points de contrôle". Le PD-1, l'un de ces points de contrôle, joue un rôle crucial dans la protection des cellules normales contre les attaques immunitaires. Les cancers, cependant, parviennent à exploiter ce mécanisme pour se rendre "invisibles" au système immunitaire.

Les chercheurs ont découvert que le PD-1 fonctionne en formant des dimères, une configuration en paires, grâce à des interactions au sein de son segment transmembranaire. Cette découverte remet en question l'idée préconçue que PD-1 opérait en solitaire. En manipulant la formation de ces dimères, il serait possible d'améliorer l'efficacité des traitements anticancéreux et de concevoir des médicaments pour les maladies auto-immunes, en modulant l'activité des cellules T.

L'étude met ainsi en lumière le potentiel des agonistes, des médicaments qui stimulent PD-1, dans le traitement des maladies auto-immunes telles que l'arthrite rhumatoïde, le lupus et le diabète de type 1. Ces maladies résultent d'une réponse immunitaire excessive causant une inflammation et des dommages aux tissus. En activant PD-1, ces stratégies visent à bloquer cette réponse immunitaire hyperactive.

L'objectif des chercheurs est désormais d'utiliser cette connaissance sur le fonctionnement de PD-1 pour optimiser les immunothérapies anticancéreuses et concevoir de nouveaux traitements pour les maladies auto-immunes. Leur découverte ouvre la voie à des thérapies "rationnellement conçues" plus efficaces, en manipulant la dimerisation de PD-1 pour réguler la fonction des cellules T.
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