Comment un spermatozoïde s'accroche-t-il à un ovule ?
Publié par Publication le 05/09/2011 à 12:00
Des scientifiques chinois ont récemment découvert la molécule qui accroche les spermatozoïdes à un ovule. Cette découverte majeure pourrait permettre l'invention de nouveaux traitements contre l'infertilité, mais aussi de nouveaux moyens de contraception.

L'équipe de l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études...) de Hong Kong (Devise nationale : Sapientia et Virtus), en collaboration avec l'Academia Sinica de Taïwan (Taïwan ou Taiwan (en sinogrammes traditionnels 臺灣 et plus souvent en sinogrammes traditionnels 台灣 ; en sinogrammes simplifiés...), l'université du Missouri aux États-Unis et l'Imperial College de Londres (Londres (en anglais : London - /?l?nd?n/) est la capitale ainsi que la plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. Fondée il y a plus de 2 000 ans par les Romains, la ville est aujourd'hui devenue un...), viennent de publier les résultats de cette recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne...), démarrée en 2009, dans la revue Science. Ils ont réussi à isoler une molécule (Une molécule est un assemblage chimique électriquement neutre d'au moins deux atomes, qui peut exister à l'état libre, et qui...) qui serait responsable de l'adhésion (En physique, l'adhésion est l'ensemble des phénomènes physico-chimiques qui se produisent lorsque l’on met en contact intime deux matériaux, dans le but de créer une...) du spermatozoïde (Un spermatozoïde est une cellule haploïde sexuelle (ou gamète) produite par l'appareil reproducteur mâle de l'espèce. Les spermatozoïdes ont été décrits pour la première fois en...) à l'enveloppe de l'ovule (L'"ovule" est la cellule sexuelle (ou gamète) produite par les femelles. Comme tous les gamètes, l'"ovule" est haploïde, il contient la...).

Cette molécule, nommée sialyl-LewisX (SLeX), agirait comme une colle (Une colle ou la glu est un produit de nature liquide ou gélatineuse servant à lier des pièces entre elles. Ces pièces peuvent être de même nature ou de différents matériaux.) pour permettre aux gamètes féminin et masculin de rester ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut...) (le spermatozoïde se lie au revêtement de la matrice extra-cellulaire de l'ovocyte (L'ovocyte est la cellule sexuelle femelle des métazoaires. Seuls quelques-uns évolueront en ovules après maturation.): la zone pellucide), et ce jusqu'à la fin de la fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance...) pour commencer le processus de fertilisation (le spermatozoïde s'insère dans la matrice qui fusionne avec l'ovule, générant un zygote). Cette molécule serait très abondante sur la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, et est souvent abusivement confondu avec sa...) de l'ovule.

Afin d'aboutir à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé des nouvelles technologies comme l'imagerie (L’imagerie consiste d'abord en la fabrication et le commerce des images physiques qui représentent des êtres ou des choses. La fabrication se faisait jadis soit à la main, soit par...) par spectrométrie, qui a permis d'identifier précisément la molécule qui réalise le processus de liaison. Ils ont ensuite expérimenté une gamme de sucres synthétisés en laboratoire, et ont testé le résultat en utilisant les couches extérieures d'ovules humains non fécondés.

Cette découverte pourrait permettre aux médecins de comprendre l'infertilité (L'infertilité (ou stérilité) est la difficulté, voire l'impossibilité, à donner la vie. Ceci s'applique aussi bien à un terrain sur lequel toute tentative de culture agricole est infructueuse...) de certains patients, dans les cas où celle-ci résulterait de l'absence de cette molécule. Mais au-delà du traitement de l'infertilité, il serait aussi possible de s'appuyer sur cette recherche pour développer des agents naturels de contraception qui empêcheraient la fixation des spermatozoïdes à l'ovule.

Espérons que les résultats de cette étude soient rapidement exploités pour aider à traiter les 15% de couples qui connaissent des problèmes de fertilité (Pour le sens commun, la fertilité désigne à la fin du XXe siècle la capacité des personnes, des animaux ou des plantes à produire une descendance viable et abondante. Le terme était...). Les scientifiques pensent que des traitements cliniques pourraient débuter d'ici deux ans. Suite à cette découverte, ils souhaitent maintenant se retourner vers les spermatozoïdes pour comprendre quelle protéine (Une protéine est une macromolécule biologique composée par une ou plusieurs chaîne(s) d'acides aminés liés entre eux par des...) leur permet de reconnaître l'ovule

Auteur de l'article: Cédric DEPOND
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