Covid-19: une étude identifie que le principal désinformateur est... Donald Trump

Publié par Adrien le 04/10/2020 à 09:00
Source: ASP
Moins de 48 heures avant que Trump n'annonce qu'il était atteint de la Covid-19, une recherche universitaire l'avait identifié comme étant le principal propagateur de fausses nouvelles sur la pandémie.


Des chercheurs de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis,...) Cornell, dans l'État de New York (New York , en anglais New York City (officiellement, City of New York) pour la distinguer de l’État de New York, est la principale ville des États-Unis, elle compte a elle seule...), qui ont analysé 38 millions d'articles portant sur la pandémie (Une pandémie (du grec ancien πᾶν / pãn (tous) et δῆμος / dễmos (peuple)) est une...) et publiés en anglais entre janvier et mai, dans des médias (On nomme média un moyen impersonnel de diffusion d'informations (comme la presse, la radio, la télévision), utilisé pour communiquer. Les médias permettent de diffuser une information vers un grand nombre d'individus sans...) à travers le monde (Le mot monde peut désigner :), en ont trouvé 1,1 million (Un million (1 000 000) est l'entier naturel qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (999 999) et qui précède...) qui contenaient de la désinformation (La désinformation est un processus, utilisable à tous les niveaux dans toutes les sphères de la communication, et qui consiste à présenter :). De ce nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».), Trump était au coeur de la "conversation" dans 37,9% des cas -loin devant tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) autre compétiteur.

"Nous concluons que le président des États-Unis était le plus gros propagateur de la désinformation sur la COVID-19".

Il s'agirait, selon les auteurs, de la première analyse de grande ampleur du contenu publié par les médias, imprimés ou en ligne, sur cette question (d'autres recherches ont analysé le rôle des réseaux sociaux ou des "bots").

Tous les articles ne font pas que répercuter de fausses informations: 16,4% d'entre eux sont des articles de vérification des faits (fact checking) et plusieurs de ceux qui rapportent les propos de Trump soulignent en même temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) qu'il s'agit d'une rumeur (La rumeur est un phénomène de transmission large, par tout moyen de communication formel ou informel, d'une histoire à prétention de vérité et de révélation. Le...) non fondée ou d'une affirmation mensongère.

Les sujets couverts par ces fausses informations vont des "remèdes miracles" à Bill Gates (William Henry Gates III KBE dit Bill Gates (né le 28 octobre 1955 à Seattle) est un informaticien et chef d'entreprise américain, pionnier dans le domaine de la micro informatique,...) en passant par les théories du complot, comme celle, très populaire en janvier, qui prétendait que la pandémie était "fabriquée" par le parti démocrate pour coïncider avec les audiences sur la destitution de Trump. Mais à eux seuls, les remèdes miracles ont généré plus d'articles que les 10 autres catégories de fausses nouvelles mises en commun. On y retrouve par exemple une idée lancée le 23 avril par Trump, voulant que des désinfectants ou de la lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 380nm (violet) à 780nm (rouge). La...) ultraviolette puissent traiter la Covid, et qui a fait bondir en quelques jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure...) le nombre d'articles alors publiés de 10 000 à 30 000.

En tout, l'étude recense 295 000 articles dans la catégorie "remèdes miracles". Le lointain deuxième, baptisé "new world order / deep state" suit avec 49 000 articles. Bill Gates (28 000) et la 5G (23 000) ont aussi droit à leurs propres catégories.

Les chercheurs derrière cette étude sont rassemblés sous le chapeau de l'Alliance Cornell pour la science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient...), un organisme à but non lucratif voué notamment à "promouvoir la prise de décisions basée sur de la science". Interrogée par le New York Times, sa directrice, Sarah Evanega, a ainsi fait le lien entre l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction...) de leur recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) et le fait qu'un tel niveau de désinformation, "a de lourdes retombées sur la santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.)" des populations.
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