Les étoiles massives font des vagues
Publié par Adrien le 09/01/2019 à 08:00
Source: CNRS-INSU
La Voie Lactée compte environ 100 milliards d'étoiles dont la majorité se sont formées quand notre galaxie avait la moitié de son âge actuel. Au cours du temps, le rythme de formation des étoiles s'est considérablement ralenti dans notre galaxie (Une galaxie est, en cosmologie, un assemblage d'étoiles, de gaz, de poussières et de matière noire et contenant parfois un trou noir supermassif en son centre.).

Des chercheurs du CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public français (EPST).) et leurs collègues internationaux apportent une explication inédite à ce phénomène en montrant que les vents stellaires dégagés par les étoiles massives perturbent les nuages de gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de forme propre ni de volume...) dans lesquels se forment les étoiles comme le Soleil (Le Soleil (Sol en latin, Helios ou Ήλιος en grec) est l'étoile centrale du système solaire. Dans la classification astronomique,...), ralentissant ainsi leur formation.


Image à haute résolution de la nébuleuse d'Orion obtenue avec l'observatoire SOFIA. Sur chaque pixel (Le pixel, souvent abrégé px, est une unité de surface permettant de mesurer une image numérique. Son nom provient de la locution anglaise picture...) de l'image, une mesure de la vitesse (On distingue :) du gaz a été effectuée, permettant de calculer l'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.) déposée par le vent (Le vent est le mouvement d’une atmosphère, masse de gaz située à la surface d'une planète. Les vents les plus violents connus ont lieu sur Neptune et sur Saturne....) de l'étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l'étoile la plus proche de la Terre.) massive (Le mot massif peut être employé comme :) (dont la position est indiquée par le symbole) dans le nuage (Un nuage est une grande quantité de gouttelettes d’eau (ou de cristaux de glace) en suspension dans l’atmosphère. L’aspect d'un nuage dépend de la lumière qu’il reçoit, de...) de gaz.© NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace ») plus connue sous son abréviation NASA, est l'agence gouvernementale responsable du programme spatial des États-Unis...) / C. Pabst et al. Nature (2019)

Grâce à l'observatoire SOFIA de la NASA, les scientifiques ont cartographié "l'empreinte" laissée par les vents stellaires sur les nuages de gaz de la nébuleuse d'Orion (voir image). Ils ont en particulier pu mesurer avec une précision inédite la quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une collection ou un groupe de choses.) d'énergie déposée dans le nuage. Ces résultats révèlent que l'influence des vents stellaire (Stellaria est un genre de plantes herbacées annuelles ou vivaces, les stellaires, de la famille des Caryophyllaceae. Il comprend près de 90 espèces réparties à travers le monde.) est même supérieure à celle des supernovae, réputées pourtant comme les phénomènes les plus violents de l'Univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.). L'étude est publiée le 7 janvier 2019 dans la revue Nature.
Page générée en 0.138 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique