Une étude prédit un effondrement planétaire irréversible imminent

Publié par Adrien le 09/07/2012 à 00:00
Source: BE Canada numéro 407 (3/07/2012) - Ambassade de France au Canada / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/ ... /70447.htm
Illustration: NASA
En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d'écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs prédit que les écosystèmes terriens vont faire face à un effondrement imminent et irréversible.

Dans un article récemment publié dans Nature, les auteurs examinent l'accélération (L'accélération désigne couramment une augmentation de la vitesse ; en physique,...) de la perte de biodiversité (La biodiversité est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie...), les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes, l'interconnexion grandissante des écosystèmes et le changement radical dans le bilan énergétique global. Ils suggèrent que tous ces éléments constituent des précurseurs à l'apparition d'un état planétaire (Un planétaire désigne un ensemble mécanique mobile, figurant le système solaire...) de seuil ou encore d'un point (Graphie) de basculement (Le basculement, dans le domaine de l'astronautique, est l'inclinaison progressive d'un véhicule...). Si cela s'avérait exact, ce que les auteurs prédisent pour le siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui...) en cours, les écosystèmes de la planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d'une autre étoile de...), en l'état de connaissances actuelles, pourraient rapidement et irréversiblement s'effondrer.

"Le dernier point de basculement dans l'histoire de la Terre (L'histoire de la Terre couvre approximativement 4,6 milliards d'années...) est apparu il y a 12.000 ans, lorsque notre planète est passée de l'âge de glace (La glace est de l'eau à l'état solide.), qui a duré 100.000 ans, à un état inter glacial", déclare Arne Mooers, professeur de biodiversité à SFU (Université Simon Fraser). "Alors, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1000 ans. C'est comme passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques...) de l'état de bébé (L'onomatopée bébé désigne l'être humain en bas-âge. En...) à l'âge adulte en moins d'une année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié...). Et la planète est en train (Un train est un véhicule guidé circulant sur des rails. Un train est composé de...) de changer encore plus vite aujourd'hui".

"Il y a une probabilité (La probabilité (du latin probabilitas) est une évaluation du caractère probable d'un...) élevée que le prochain changement d'état global sera extrêmement perturbateur pour nos civilisations. Souvenez-vous, nous sommes passés de l'état de chasseurs-cueilleurs à celui capable de marcher sur la Lune (La Lune est l'unique satellite naturel de la Terre et le cinquième plus grand satellite du...) dans une des périodes les plus stables et anodines de toute l'histoire de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...)", précise Moeers. "Lorsque le seuil sera atteint, ce sera un point de non-retour. La planète ne possède pas la mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir...) de son état précédent".

Ces projections contredisent une croyance populaire répandue selon laquelle la pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée...) de l'Homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo...) sur le changement climatique qui détruit notre planète est encore contestable, et qu'un effondrement serait alors graduel et étalé sur plusieurs siècles. L'étude conclut que nous serions avisés de ne pas transformer la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a...) de la Terre de plus de 50%, ou nous ne serions plus capables d'inverser ce processus. Nous avons aujourd'hui atteint 43% de ces changements, en convertissant les paysages en zones agricoles et urbaines. "En un mot, les hommes n'ont rien fait réellement d'important pour éviter le pire car les structures sociales existantes ne sont juste pas les bonnes", annonce Mooers. "Mes collègues qui étudient les changements climatiques induits à travers l'histoire de la Terre sont plus qu'inquiets. En fait, certains sont terrifiés".
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