Le virus de l'herpès pourrait être transmis par les aliments

Publié par Redbran le 01/12/2023 à 13:00
Source: Université Laval
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Il est généralement admis que le virus responsable des feux sauvages se transmet par la salive ou par un contact direct avec les lésions qu'il cause. Il existerait toutefois d'autres voies potentielles de transmission, démontre une étude publiée par une équipe de l'Université Laval (L’Université Laval est l'une des plus grandes universités au Canada. Elle a comme...) dans le Journal of Applied Microbiology. En effet, les travaux de cette équipe indiquent que ce virus peut survivre et demeurer infectieux pendant plusieurs heures sur des aliments, dans des boissons et sur des surfaces ou objets associés à la nourriture.


Les résultats de l'étude montrent que les aliments peuvent servir de vecteurs pour la transmission du virus de l'herpès de type1. Il faut être prudent, surtout en présence de lésions actives, souligne la professeure Julie Jean.— Getty Images/People
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Pour en faire la démonstration, l'équipe de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) a testé la persistance ( Persistance (statistiques) Persistance (informatique) en peinture : La Persistance de...) de l'Herpes simplex de type 1 sur des surfaces faites d'acier inoxydable (Les aciers inoxydables jouent un grand rôle dans d'innombrables domaines : vie...), d'aluminium (L'aluminium est un élément chimique, de symbole Al et de numéro atomique 13....), de verre ou de plastique, et sur les aliments suivants: fromage cheddar, amandes tranchées, pelure de pomme, jus d'orange, boisson gazeuse de type cola, café et lait.

"Ces matériaux, qui sont présents dans plusieurs types de contenants et couverts, et ces aliments ont été choisis parce qu'ils peuvent être associés au partage de nourriture", explique la responsable de l'étude, Julie Jean, professeure au Département des sciences des aliments et chercheuse à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est...) sur la nutrition (La nutrition (du latin nutrire : nourrir) désigne les processus par lesquels un être...) et les aliments fonctionnels (INAF) de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) Laval.

"Nous avons aussi évalué la transférabilité du virus entre une surface en acier inoxydable et des gants en latex ou en nitrile, comme ceux utilisés par les personnes qui travaillent dans l'industrie alimentaire", ajoute-t-elle.

Le virus de l'herpès a survécu au moins 24 heures sur toutes les surfaces testées et au moins une heure sur tous les aliments. "La seule exception est le cola, probablement en raison de son acidité. Nous avons aussi constaté que le virus était transférable de l'acier inoxydable aux gants en latex, surtout lorsqu'ils sont humides, mais pas aux gants en nitrile", résume la professeure Jean.

Au Québec, comme ailleurs dans le monde, la prévalence du virus de l'herpès de type 1 est élevée. L'Organisation mondiale de la santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste...) estime que 67% de la population adulte est en porteuse (Une porteuse est un signal sinusoïdal de fréquence et amplitude constantes. Elle est...). "Nos résultats montrent que les aliments et les surfaces peuvent potentiellement être impliqués dans la transmission de ce virus. Même si cette voie de transmission n'a jamais été démontrée chez l'humain, notre étude constitue une mise en garde en ce qui concerne le partage d'aliments et de boissons: il faut être prudent, surtout s'il y a des lésions actives. Nos observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les...) rappellent aussi l'importance d'appliquer rigoureusement des mesures d'hygiène (L'hygiène est un ensemble de mesures destinées à prévenir les infections et...) dans l'industrie alimentaire."

Les signataires de l'étude sont Gabrielle Pageau, Marianne Levasseur, Teresa Paniconi, Éric Jubinville, Valérie Goulet-Beaulieu et Julie Jean, du Département des sciences des aliments et de l'INAF, et Guy Boivin, de la Faculté de médecine de l'Université Laval.
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