Apprendre à diviser et conquérir le « réseau social » des cellules

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Dans l'arche de Noé, les animaux venaient par paires : mâle et femelle. Dans le corps humain, plusieurs milliards de cellules sont également couplées entre elles, de même que les molécules à partir desquelles elles sont formées. Pourtant, celles-ci ne forment pas de paires mais plutôt des amas indifférenciables. Et parce que ces réseaux cellulaires complexes sont les chevilles ouvrières de la vie (et de la maladie), les scientifiques cherchent depuis longtemps le moyen de les dissocier pour remonter jusqu'à leur paire originelle.

D'après les résultats d'une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Methods deux chercheurs de l'Université de Montréal, Stephen Michnick et Po Hien Ear, ont réussi à décomposer des réseaux de cellules et à remonter jusqu'à leur genèse. Cette découverte pourrait avoir des applications pour la recherche sur des maladies comme le cancer, le découplage des cellules délétères pouvant en effet freiner leur multiplication dans l'organisme.

« Nous proposons une méthode très simple pour découpler un réseau cellulaire d'un autre », explique Stephen Michnick, professeur de biochimie à l'Université de Montréal et titulaire d'une Chaire de recherche du Canada en génomique intégrative. « Une fois découplé, il est alors possible de préciser la fonction d'un réseau par rapport à un autre. »

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont reproduit des réseaux de gènes en utilisant de la levure de boulanger – un organisme cellulaire qui présente les mêmes fonctions essentielles que les cellules humaines.

« Nous avons isolé les relations entre les cellules pour déterminer celles qui étaient essentielles et celles qui ne l'étaient pas », explique le professeur Michnick. « Et nous avons découvert que le découplage des cellules permettait de réguler la croissance. L'identification de molécules qui découplent d'autres réseaux (comme nous l'avons fait) pourrait constituer un moyen de lutte contre le cancer, ralentir sa croissance et affaiblir l'activité de la maladie. »

LU
luckyone

Bonjour,
Pour le moins obscur...
Les levures de bière sont unicellulaires, on ne voit pas bien le rapport entre le découplage de cellules d'un organisme multicellulaire pour lequel on peut comprendre que des amas de cellules différents réalisent des fonctions différentes (elles se différencient) , alors que pour des unicellulaires chaque cellule réalise les mêmes fonctions, non? Ou alors il faudrait peut être préciser....

Luckyone

HA
HawkFest

Je ne comprends pas l'allégorie de l'arche de Noé... Et que vient faire la Genèse nous renvoyant à un dogme créationniste ici, mélangeant un caractère fixe et atemporel des ADN de ce monde (chose que la science sait très bien contredire), avec le caractère évolutif des éléments basiques constituant les "multi-machins", avec le principe de découplage que l'on tente d'exposer (en l'occurrence, il serait plus juste de parler de "démaillage", car on sous-entend qu'il ne s'agit pas de désassembler des ensembles de deux ou couples)? Obscure autant qu'étrange... Cet article est quelque peu bouffon, ses explications imagées se prétendant "vulgarisatrices" apportent au contraire d'avantage de confusion. Ou alors les chercheurs ont pris Michel pour un c...

ST
startenpion

je ne serais pas aussi sévère que hawkfest, mais je dois dire malheureusement que je n'ai rien compris à cet article...
le sujet a l'air intéressant, pourrions nous avoir le même article mais expliqué différemment ?
merci

startenpion