Comment déplacer les petits robots dans notre corps ?

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Il existe de nombreuses recherches basées sur l’idée de petits robots susceptibles d’être avalés, puis capables, une fois dans l’appareil digestif, d’accomplir diverses tâches comme effectuer des diagnostics, voire exécuter un traitement. Il ne s’agit pas vraiment de “nanorobots”, car leurs dimensions se situent bien au-dessus du nanomètre, mais il s’agit néanmoins de machines extrêmement petites.

L’exemple de plus connu de ce genre de système est la mini-caméra capable de prendre des photos de l’intérieur de l’organisme après avoir été ingérée. La société israélienne Given Imaging, qui a créé ce type de caméra, travaille actuellement à la rendre pilotable à distance. Un autre groupe, celui de Paolo Dario à Pise, travaille sur la capacité de donner à ces robots caméramen de petites “jambes” analogues à celles des insectes afin de leur permettre de se déplacer le long du tube digestif.

Schéma d'un robot conçu pour nager dans le corps humain

Naturellement, de nombreux chercheurs sont tentés de donner à ces mini-robots des pouvoirs accrus, allant plus loin que la simple collecte d’images. Mais leur taille augmenterait en conséquence, ce qui rendrait leur ingestion plus délicate.

Une solution serait de procéder à un autoassemblage : le patient pourrait avaler séparément les différents modules du robot médical, et ceux-ci pourraient alors se réunir à l’intérieur de l’estomac, où ils disposeraient pour travailler d’un espace plus large. C’est l’objectif que cherche à réaliser un groupe paneuropéen, Ares (auquel collaborent d’ailleurs les français de l’Inria).

Mais l’autoassemblage n’est pas une opération aisée à concevoir. Il faut que les différents composants aient le maximum de chances de se retrouver, puis de s’assembler de la bonne manière. Les chercheurs de l’Institut de robotique et des systèmes intelligents, à l’Institut fédéral (ETH) de Zurich, qui participent au projet Ares, ont décidé pour cela d’utiliser de petits aimants susceptibles d’attirer les modules les uns vers les autres. Ils ont construit un simulacre d’estomac rempli de liquide, ont élaboré 12 configurations possibles pour les modules, en faisant varier la taille, le type d’aimant et la position, et ont effectué une batterie de cinquante tests pour chacune de ces configurations. Comme le montre cette vidéo, les chercheurs sont arrivés à mettre au point un arrangement ayant 90% de chances de s’assembler avec succès…

Les aimants présentent l’avantage de ne pas exiger d’énergie externe pour réaliser l’autoassemblage. Mais l’énergie continue cependant à constituer un problème pour un tel projet. Une simple caméra-pilule voit déjà son volume occupé à 60% par des piles. Si les robots se mettent à se déplacer, voire à effectuer des opérations, l’afflux d’énergie exigé impliquera l’usage de piles bien plus grosses que permises.

Il faut donc impérativement trouver d’autres ressources. L’une des possibilités est de fournir cette énergie de l’extérieur. Pour cela, on pourrait utiliser des champs magnétiques, encore eux, capables de guider le robot. A Montréal, l’équipe du laboratoire de nanorobotique de Sylvain Martel envisage d’utiliser des machines à Imagerie par résonance magnétique (IRM). Avantage, la plupart des hôpitaux possèdent déjà cet appareil. Inconvénient, les champs générés par l’IRM ne sont pas en mesure de guider des objets de moins de 250 micromètres, bien qu’une version perfectionnée pourrait aller jusqu’à 50 micromètres. Cela signifie que certains conduits du corps humain, comme les vaisseaux sanguins, demeureront inaccessibles.

Une autre solution consisterait à utiliser des êtres vivants, des bactéries, pour guider la micromachine. Reste alors à savoir comment piloter ces bactéries. Alors que Sitti envisage de guider les robots avec des produits chimiques que ces microbes pourraient suivre à la trace, Sylvain Martel et son équipe envisagent d’utiliser des bactéries “magnétotactiques” susceptibles de s’orienter en fonction des champs magnétiques.

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$$$

Salut,

Matrix et le mouchard dans le ventre ! On y est !

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Aldebaran

Laissez mon nombril tranquil !!!

OR
ortie458b

C'est vrai que l'illustration ressemble beaucoup au mouchard de Matrix.

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StarDreamer

Au lieu d'utiliser des aimants et une prière pour l'autoassemblage, ils pourraient enfiler les éléments comme un chapelet sur un fil. Le premier élément serait avalé avec le fil, et les autres éléments seraient avalés à la queue le leu en suivant le fil... reconnexion immédiate et automatique.
Il faut juste trouver un moyen pour détacher le fil une fois l'assemblage terminer, et donner une bonne dose d'antivomitif au patient pour l'opération "d'avalage" ... lol

Sinon, pour la source d'énergie, on pourrait très bien envisager de placer le patient dans un champ électrique pour alimenter le montage, comme pour les puces passives style RFID où les démos d'éclairage de lampe à distance (transmission d'énergie dans le vide), en faisant gaffe de ne pas griller le patient. Mais vu la faible distance (<1m entre l'émetteur et le robot), la puissance ne serait pas excessive.

Quant au contrôle du module, au lieu d'essayer de le contrôler par magnétisme extérieur, le mieux est de profiter du poids et de l'espace gagné pour le rendre réellement autonome et capable de se déplacer dans l'organisme ; quitte à copier la nature et ses géniales trouvailles pour les micro-organismes.

En tout cas, je préfère un module entièrement robotique plutôt qu'un truc basé sur un erzat de bactéries dont on ne peut connaître les conséquences sur l'organisme et surtout ses déviations dans d'autres domaines que le médical (vous avez dit militaire ou terroriste ?).

VI
Victor

L'idée de la nage ça me rappelle surtout ces épis de chienlit avec plein de barbules dans un sens et qui avance lorsqu'on les mets dans une manche, ils ne peuvent qu'avancer pour ce robot c'est pas vraiment du mouvement autonome, ça suit une progression unique dans le sens des contractions de l'intestin

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Van Halen

Au lieu de concevoir des robots qui entrent par le haut et qui descendent, on pourrait en faire des qui rentrent par le bas et qui remontent, ils pourraient tout de suite être beaucoup plus gros.